‹ LES CRITIQUES LETTERAIRESChapitre 127 sur 243 · PUISSANCE DE LA POÉSIE · texte numérisé non relu

PUISSANCE DE LA POÉSIE

Beaucoup de gens disent, quand on leur offre un volume de vers : « Ce sont des vers, je n'en lis pas ; à la bonne heure, si le livre était en prose. » Ils font bien ; car presque toujours l'ouvrage n'est que de la prose gênée par les vers. Un homme au collège s'est laissé dire qu'un vers est une ligne de douze syllabes sans élision, laquelle finit par un son

1. Les auqwes interprétaient le vol des oiseaux, pour connaître l'avenir.

1. TiTK-LivK ne raconte guère que les prodiges rapportés par les anciens auteurs ou qu'on lui a racontés. Mais il ne les donne pas comme des faits iacon> testables ; et s'il y croit ou paraît y croire, il n'en impose l'autorité à personne. — Quant à la facilité avec laquelle il reconnaît la volonté des dieux dans les affaires de Rome n'oublions pas que l'esprit romain était profondément religieux, et que le patriotisme de Tite-Live trouve d'ailleurs son compte ù cette intervention divine en faveur de Rome.

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