‹ LES CRITIQUES LETTERAIRESChapitre 181 sur 243 · II. et M. — Extraits des critiques · texte numérisé non relu

II. et M. — Extraits des critiques

de l'édifice. Buffon écrit un Discours sur le style; il y vante l'utilité d'un plan, et sans doute c'est pour lui un ingénieux moyen d'être désagréable à Montesquieu ; mais lui-môme il apprend l'histoire naturelle en écrivant. Suivez-le de 1747 à 1788 : tantôt il ajoute au monument une aile qui n'avait pas de place marquée dans le plan primitif; tantôt, avec cette longue patience qu'il appelait le génie, il va reprendre l'œuvre jusque dans ses fondements premiers ; et le voilà, dans ses Époques de la nature, refaisant ses trois premiers volumes sur un dessin nouveau.

Le seul Jean-Jacques peut-être, avec son intrépidité de logicien et son souffle de déclamateur, a composé r£mt7e d'ensemble et son Contrat social d'une haleine, comme on faisait au siècle précédent. Il y a plus : à mesure que le siècle approche de son terme, les Diderot, les d'Alembert, ne savent déjà plus écrire que des pages. Après eux, les Rivarol et les Ghamfort ne sauront plus même qu'à peine composer une page; et tout leur esprit, qui fut d'ailleurs du plus exquis et du plus étincelant, tiendra dans un petit volume de Nouvelles à la main. [Études critiques sur V histoire de la littérature française, i '• série : la Littérature française sous le premier Empire^.)

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