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Des mots qui exagèrent la pensée

4. Louise Laubi:: (15i6-1366), femme poète, née à Lyon. Elle avait appris les langues anciennes et modernes. Ses œuvres, prose et vers, ont été imprimées ù Lyon en 1555.

5. M"« DE Lespinasse (1731-1776), femme auteur, célèbre par son esprit. Elle fut liée avec la marquise du DefTant, M™* Geofîrin, et avec d'Âlembert. On a d'elle un recueil de lettres.

(t. M™" DEsnouDEs-VALMORK, poète élégiaque du xix* siècle.

7. M"« DE GouRNw (1566-1643), connue surtout par son intimité avec Montaigne, qui l'appelait sa «< fille d'alliance ». Elle publia, après la mort du moraliste, une édition Aas Essais, pour lesquels elle éprouvait un véritable enthousiasme.

«. M"» Dacier (1631-1720), érudile du xviii» siècle, qui traduisit Homère et prit

autre Clorinde de la naïve érudition d'antan. — M^^*' de Montpensier* est une héroïne de Corneille, très fîère, très bizarre et très pure, sans nul sentiment du ridicule, préservée des souillures par le romanesque et par un immense orgueil de race ; qui nous raconte, lête haute, Tinterminable histoire de ses mariages manques ; touchante enfin dans son inaltérable et superbe ingénuité quand nous la voyons, à quarantedeux ans, aimer le jeune et beau Lauzun (telle Mandane aimant un officier du grand Gyrus'^) et lui faire la cour, et le vouloir, et le prendre, et le perdre. — Le sourire discret de la prudente et loyale M™® de Motteville^ nous accueille au passage. — Mais voici M™« de Sévigné, cette grosse blonde à la grande bouche et au nez tout rond, cette éternelle réjouie, d'esprit si net et si robuste, de tant de bon sens sous sa précocité ou parmi les vigoureuses pétarades de son imagination, femme trop bien portante seulement, d'un équilibre trop imperturbable et mère un peu trop bavarde et trop extasiée devant sa désagréable fille* (à moins que l'étrange emportement de cette afî'ection n'ait été la rançon de sa belle santé morale et de son calme sur tout le reste). — A côté d'elle son amie M™® de Lafayette, moins épanouie, moins débordante", [)lus fine, plus réfléchie, d'esprit plus libre, d'orthodoxie déjà plus douteuse, qui, tout en se jouant, crée le roman vrai^, et dont le fauteuil de malade, fianqué assidûment de La Rochefoucauld vieilli, fait déjà un peu songer au fauteuil d'aveugle de M™« du Deff'and. — Et voyez-vous, tout près, la mine circonspecte de M™® de Maintenon, cette femme si sage, si sensée, et l'on peut dire, je crois, de tant de vertu, et dont on ne saura jamais pourquoi elle est à ce point antipathique, à

part ù la querelle des anciens et des modernes, en se rangeant du côté des an- <;iens.

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