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Plosieurs des encyclopédistes, par exemple

comme une bonne institution de police, c'était une inspiration de génie et un acte d'homme de bien. Rousseau n'a rien écrit de plus solide et de plus élevé que ces belles pages. Il y était soutenu et comme porté par la conscience du genre humain, par tout ce que ses illusions et ses fautes avaient laissé d'intact dans la sienne, partout ce que son esprit reçut jamais dépures lumières. Une commit pas d'ailleurs la question avec les arguments de la même philosophie du xviii® siècle ni avec les railleries qu'elle en faisait à table. Il ne fit pas une œuvre de polémique : il se prosterna et il adora.

Jamais plus magnifique hommage ne fut rendu par la rais on humaine à son divin créateur. Il est vrai qu'un hommage plus magnifique encore resterait infiniment au-dessous du plus simple acte de foi et d'amour d'une âme véritablement chrétienne ; mais puisqu'il y a des esprits qui ne peuvent pas devenir religieux par le cœur, ne faut-il pas remercier Dieu qu'il lui ait plu de se révéler à eux par la force de la logique dans les écrits d'un Descartes, par la force du sentiment dans ceux d'un Jean-Jacques Rousseau ?

{Histoire de la littérature française^ y tome IV, ch. xi.)

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