BOILEAU
Boileau, dans ses satires, dans ses épîtres, nous fait assister sans cesse au travail et aux délibérations de son esprit. Dès> sa jeunesse il était ainsi : il y a dans la muse la plus jeune de Boileau quelque chose de quinteux, de diflicultueux et de chagrin. Elle n'a jamais eu le premier timbre ému de la jeunesse, elle a de bonne heure les cheveux gris, le sourcil gris^ en mûrissant cela lui sied, et à ce second âge elle paraîtra plus jeune que d'abord, car tout en elle s'accordera. Ce moment de maturité chez Boileau est aussi l'époque de son plus vif agrément. S'il a quelque charme, à proprement parler, c'est alors seulement, à cette époque des quatre premiers chahtS' du Lutrin et de l'Épître à Racine^.
1. Certains disciples de Ronsard, dont la Muse, en français, parlait grec efc latin.