SCÈNE V
LAURENT seul, puis BASTIEN,
• LAURENT
Plus souvent que je vas me fouler la rate à ranger tout ça... par un temps pareil... oufl.. (ll s’assied,' pose ses pieds sur une autre chaise.) D’abord nous .sommes dans le jardin... c’est le jardinier que ça regarde. (Appelant le jardinier qui travaille dans le fond en sin- ^ant son maître.) Bastien! Bastienl... remettez tout en ordre.... Ah! donnez-moi une autre chaise pour mettre sous mon bras... (Bastien la lui donne.) Bien!.. Ah! paSsez-moi les cigares... (Bastien les lui apporte avec la petite lampe; choisissant un cigare.) lls SOnt tOUS bons... inutile de choisir, (il en prend une poignée qu’il met dans sa poche; il en allume un.) Bastien, portez ça là-dedans. (Bastien emporte la boite; près d’entrer dans le pavillon, il met une poignée de cigares dans son gilet; on sonne à la grille. j Ah ! qUC c’cst embêtant! on ne peut pas fumer tranquille ici. (Appelant.) Bastien!... Baslien !... dépêchez-vous donc d’emporter tout ça. (il tire un journal de sa poche.l Je voudrais bien savoir s’il y a de la hausse sur les chemins de fer... j’ai acheté dernièrement des autrichiens... {On resonne.) On y va!... S’ils font prime, je dirai à mon agent de change de les vertdre pour prendre des omnibus, (on sonne une troisième fois.) Ah çà ! mais OU ne peut donc pas lire son journal tranquille ici?.. (ll disparaît un moment pour aller ouvrir A Martin. — Pendant ce temps, Bastien vient chercher les dernières bouteilles; arrivé sur le perron, il regarde si personne ne le voit et boit i même la bouteille.)
tES CROCHETS DU PÈRE MARTIN.