ACTE I, SCÈNE IX
t AMÉLIE.
Votre digne et excellente mère sera bien heureuse d’apprendre ça à notre arrivée.
ARMAND
Ma mère !... Oh ! mais donnez-moi donc de ses nouvellés... Elle se porte bien?
MARTIN
Parfaitement, Dieu merci ! la brave femme. Elle m’a chaîné | de mille tendresses pour toi, sans compter ces deux paires de bas de laine tricotés par elle, qu’elle a fourrés dans mes poches à ton intention. (ll les tire de sa poche et les lui donne.)
ARMAND, avec plaisir.
Ah ! je l’en remercie... (ii les met sur la table.)
MARTIN
Ne voulait-elle pas me charger aussi d’unquartautde cidre? (Riant.) Ah bcii oui ! quc j’y ai dit, du cidre! il en boira quand y viendra nous voir. Eh! eh!., pas vrai? (s’apercevant de sa tristesse.) Mais qué qu’ t’as donc? Tu parais tout chose... tout distrait...
ARMAND, sortant de sa rêverie.
Moi?
Notre visite vous dérange peut-être?
ARMAND
Nullement, je vous jure ! Mais la surprise, la joie.. ..Je m’attendais si peu...
MARTIN
A la bonne heure! Je disais aussi...