SCÈNE IX
Les mêmes, FÉLICIEN.
FÉLICIEN, accourant.
Armand !.. Mais viens donc, flâneur 1 on te réclame.
ARMAND, lui prenant le bras.
Chut! c’est mon pèrel...
FÉLICIEN, surpris. — A part.
Ah! diable!...
ARMAND, le présentant.
Monsieur Félicien Laroche, un avocat de mes amis.
MARTIN, étant son chapeau.
Un avocat !
FÉLICIEN, à part.
Il me posel
MARTIN, à part.
Sans doute, le propriétaire de cette maison ?..
FÉLICIEN, saluant.
Monsieur... Mademoiselle...
V MARTIN; à Amélie.
Salue donc, Mélie.
FÉLICIEN, à part.
Il a une bonne touche, le papa !
MARTIN
C’est vous, Monsieur, qui donnez l’hospitalité à mon fieu?
FÉLICIEN, Tivement.
Du tout, Monsieur, au contraire.
MARTIN , surpris.
Hein? comment? *
FÉLICIEN, de même.
Vous Ôtes ici chez lui.
AMÉLIE, étonnée.
Chez lui !
MARTIN, à Armand.
Tu as une maison de campagne?
ARMAND, bas A Félicien.
Maladroit!
FÉLICIEN, bas.
J’ai fait une boulette!.. (Haut.) Ah! quand je dis chez lui... nous logeons ensemble.
ARMAND
Nous avons loué ce pavillon à frais communs.
FÉLICIEN
Voilà.
MARTIN
Diantre!., mais dites donc, jeunes gens, c’est Wn beau, ça doit être bien cher...
ARMAND
OB! àla campagne!..
FÉUCIEN.
Les loyers sont pour rien.
MARTIN
Vrai?
ARMAND
Et puis, on est bien plus tranquille pour travailler.
La verdure, le grand air, rien de tel pour pousser à l'étude des lois. Lycui^ue, Cicéron, Démosthènes, tous les grands jurisconsultes de l’antiquité, allaient étudier extra-muros.
MARTIN
C’est différent! Du moment que c’est pour mieux travailler... et que ça ne coûte pas trop cher...
FÉLICIEN
Parbleu! sans cela...
MARTIN
Ma foi, puisque c’est ici chez l’ gâs, j’ai bien envie de ne repartir ce soir que par le train de onze heures.