SCÈNE XI
MARTIN, ARMAND, AMÉUE.
MARTIN , remontant.
Oui, allez, jeune homme! et ne négligez rien... (Revenant i Armand.) Diantre!., une comtesse!., une descendante des.... Ton ami aune belle clientèle.
ARMAND
Oui, il est très-lancé.
MARTIN
A propos, avant de te Quitter, faut que je te remette ta pension... Nous v’ià à la fln du mois, les eaux doivent être un peu basses.
ARMAND
C’est vrai, je suis à sec.
MARTIN
Attends, je vas te compter ça. (il tire une bourse de cuir et va compter Targeot sur la table de droite.)
AMÉLIR^ s'approchant d*Armand, à roix basse.
Monsieur Armand, vous êtes toute sa joie, toute son espé- • rance, ne la détruisez pas.
ARMAND, avec émotion.
Amélie!... vous pourriez croire...
AMÉLIE, lui montrant Martin.
Silence!
MARTIN, revenant.
Tiens, voilà ton affaire : cent francs en or et un rouleau de cinquante francs en pièces de vingt sous, ça te fera de la monnaie. '
ARMAND, prenant l’argent.
Merci, mon père, merci.
MARTIN
Et maintenant, gâs, embrasse-moi.
ARMAND
Adieu, mon père...' Adieu, Amélie.
AMÉLIE
Adieu, monsieur Armand.
MARTIN
Travaille, et arrange-toi pour venir aux vacances. Je vas t’annoncer à ta mère, d’abord.
ARMAVD.
Oui, oui... comptez sur moi.
MARTIN
La bonne femme!.. C’est elle qui va être contente, quand je vas lui dire ça en arrivant!.. Au revoir, mon garçon. Bien des choses de ma part à ton ami l’avocat.
ARMAND
Merci... merci... au revoir!
MARTIN
J’aurais bien voulu rester plus longtemps avec toi. Enfin, puisque tu as affaire, puisque tu es attendu par des professeurs... (a Amélie.) Viens, Melie, viens... il ne faut pas le mettre en retard, (a Armand.) Bonne chance!... et écris-iious tout de suite le résultat... Allons, j’ai fini... je m’en vas, adieu!.. Partons, ma fille ! (ll «erre encore une fois U main de son fils et sort par le fond arec Amélie. — Armand les reconduit, puis revient tout pensif s’asseoir près du bosquet.) J