MARTIN, GENEVIÈVE
MARTIN, venant du cellier un panier de vin au bras ; allant à la porte
de la cuisine.
Geneviève 1... Que diable, Dubourg va arriver!.. 11 est presse c’t homme !.. un jour de départ... il ne faut pas le faire attendre, Geneviève!...
GENEVIÈVE, venant du cellier.
Eh! mon Dieu! me v’ià... ne dirait-on pas que le feu est à la maison I
MARTIN, se retournant.
D’où viens-tu donc par là ?
GENEVIÈVE
Je viens d’ouvrir 1a petite porte... où l’on avait frappé... Un monsieur qui demande à te parler... à toi seul.
MARTIN
A la petite porte?.. Est-ce qu’on passe jamais par là?.. C’est quelqu’un qui se trompe.
GENEVIÈVE
Du tout... M. Martin père, c’est toi, peut-être!
MARTIN, posant son panier.
Eh! bien, voyons-le ce monsieur... Fais-ie entrer.
GENEVIÈVE, à la porte du cellier.
Entrez, Monsieur, entrez, (charanfon parait et salue.)
MARTIN
Monsieur, je suis bien le vôtre...
GENEVIÈVE, bas.
Qu’est-ce qu’il peut donc te vouloir?
MARTIN
Est-ce que je sais?... Va donc à ton fricot et tâche qu'il ne brûle pas.
GENEVIÈVE, à part, en regardant Charançon.
C’est drôle tout de même. (Elle sort par la cuisine.)