CHARANÇON, MARTIN
I CHARANÇON, d’un ton doucereux.
C’est à M. Martin père que j'ai l’honneur de parler?
MARTIN
Oui, Monsieur, qu’est-ce qu’il y a pour votre service?
CHARANÇON. i
Monsieur, je viens faire auprès de voOs une démarche qui m’est inspirée par la haute considération dont vous jouissez dans cette ville.
MARTIN, saluant.
Monsieur... (a part.) Voudrait-on me nommer du conseil municipal?
CHARANÇON
Il s’agit de M. votre fils.
MARTIN
De mon fils? (a part.) Il lui viendrait déjà des clients? Peste!...
' CHARANÇON
Monsieur, Paris est une ville magnifique! C’est, sans contredit, la capitale du monde aimable et spirituel... Mais quel gouffre. Monsieur, quel gouffre! C’est un volcan qui dévore les ' existences et les fortunes avec une râpidité...
MARTIN
Pardon... quel rapport cela peut-il avoir...
Avec votre fils?.. Ehl Monsieur!., il faut que jeunesse se passe... la vie n’a qu’un tempS' et l'on doit faire la part du feu!
MARTIN
Que je sois pendu si j’y comprends un mot !
CHARANÇON
Charmant jeune homme que M. votre fils... beaucoup de
Diginze-d hy GuO^Ir