ACTE n, SCÈNE Vin
MARTIN
Ah! le misérable enfant!... c’est notre ruine qu’il a consommée !
CHARANÇON
Eh! mon Dieu !.. il n’est pas seul coupable... Le mauvais exemple... les amis...
MARTIN
Il en avait de bons, pourtant !
CHARANÇON
Qui? M. Félicien Laroche? un bandit... qui vous a fait accroire qu’il était reçu avocat...
MARTIN
Il m'aurait trompé!.. Mais alors, Armand lui-même...
CHARANÇON, avec compassioa.
Tenez, je vous plains de tout mon cœur. ,
MARTIN, tombant abéanti près de la table de gauch^.
C’est affreux !
CHARANÇON, lui glissant sa carte dans la main.
Voici mon adresse à Paris... Réfléchissez... prenez votre temps... mes titres sont en règle, les intérêts marchent toujours... et votre solvabilité me rassure complètement... Mes respects à madame Martin, je vous prie. J’attendrai votre decision pour agir en conséquence.
MARTIN
Oui, oui, je vous écrirai... je me saignerai, s'il le faut, des quatre membres, plutôt que de soulfrir la moindre tache à notre nom ! Mais, par pitié, de la prudence. Monsieur, que pas un mot ne puisse révéler à ma femme toute l’étendue de notre malheur.
CHARANÇON
Soyez sans inquiétude à cet égard. Enchanté, Monsieur, d’avoir fait votre connaissance, et à l’avantage de vous revoir, (il
va pour sortir au fond.)
MARTIN, l’arrêtant. *
Par ici... par ici!., (il l’entraîne du côté de la petité porte.)