AMÉLIE, MARTIN, GENEVIÈVE
GENEVIÈVE, s’approchant de Martin et s'appuyant sur sou épaule.
Tu penses à Morisseau, n’est-ce pas? Moi je penâe à sa femme. Reverra-t-elle son enfant?...
MARTIN, relevant la tète.
Dieu est bon, Geneviève, et il est maître de l’avenir.
GENEVIÈVE
Pendant que le bonheur habitera notre maison , quelle solitude , quelle tristesse régnera dans celle de ces pauvres gens !
MARTIN
Perdre la fortune de sa femme... celle de son unique enfant... c’est une grande faute... Geneviève!
GENEVIÈVE
Mais quand on reste honnête, tout peut encore se réparer avec du courage !
MARTIN
Et si pareil malheur m’était arrivé?..
GENEVIÈVE
Mon pauvre homrael... nous chercherions à te consoler à force de tendresse et de résignation... N’est-ce pas, Mélie?
AMÉLIE, se rapprochant.
Ohl... oui! oui!...
MARTIN, les prenant sur sou cœur.
Chères et bonnes créatures!... commencez donc, dès à présent, votre sainte mission...
GENEVIÈVE
Martin... que veuv-tu dire?... cette pâleur... ces larmes qui roulent dans tes yeux... Tu me caches quelque choses.. Je veux le savoir, parle!.. Morisseau?..
MARTIN. '
Le bonheur habite sa maison, Geneviève, et la tristesse va rpgnerdans la nôtre...
GENEVIÈVE
Je ne te comprends pas, je ne peux pas te comprendre...
MARTIN
Geneviève!., je t’ai ruinée...
GENEVIÈVE, Avec déiespoir.
Ah! mon enfant!., mon fils... (On entend un coup de canon.) MOQ Armand !..