‹ Les crochets du pere Martin drame en trois actesChapitre 53 sur 74 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LAURENT, FELICIEN, en tenue d’employé du chemin de fer, un p«til manteau sur le bras, entrant par le fond à droite.

FÉLICIEN, chantant. >

Ohé! mes p’tits agneaux,

Qu’est-c’ qui cass’ les verres?..

LAURENT

Tiens ! c’est M. Félicien t

FÉLICIEN

Cet imbécile de Laurent!

LAURENT, riant.

Merci !.. toujours quelque chose d’aimable à vous dire... Et vous arrivez ?..

FÉLICIEN

Par l’express de ce matin, grande vitesse.

LAURENT

Le train est en avance, il me semble ? •

FÉLICIEN

Eh non ! au contraire, nous sommes en retard; nous avons perdu, cette nuit, «près de dix minutes à Beuzeville, pour prendre des voyageurs de Fécamp.

LAURENT

Du reste, ça va toujours bien ?

FÉLICIEN

Très-bien ! comme tu vois, quoique un peu fatigué.

Laurent.

Ah ! dame, une place d’employé dans les chemins de fer, c’est pas une sénicure !.. toujours à rouler,

FÉLICIEN

Ce n’est pas comme toi, paresseux, qui n’en prends qu’à ton aise... comme autrefois, quand tu étais à notre service.

LAURENT

Ah ! ah I je manquais de conscience, Monsieur, je manquais de conscience ; mais j’ai bien changé !.. Qu’est-ce qu’il faut • vous servir? du café? du bitter ? un verré d’alicante?

FÉLICIEN, s'asseyant.

Une chope et un cigare.

LAURENT

Nous avons d’excellents panatellas à cinquante centimes.

FÉLICIEN

Tu m’ennuies 1 un cigare d’un sou.

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