SCÈNE X
ARMANDj seul.
Près du port... en face do l’iiùtel Britannique... c’est là, m’at-on dit, que je trouverai mon père. (Regardant autour de lui.) Peut-être habite-t-il maintenant dans cette maison. Mais pour- ' quoi a-t-il quitté la sienne, lui qui s’y trouvait si heureux?.. Depuis ce m;itin, j’erre de côté et d’autre sans oser venir jusqu’ici. M’a-t-il pardonné? Croira-t-il à mon repentir?.. Et ma 'mère? Et Amélie? Sans doute ils m’accusent tous d’indifférence et d’oubli:.. Ahl c’est trop attendre... c’est trop souffrir!.. Frappons à cette porte !..(ll va pour frappera la maison de gauche, mais il s'arrête â la voix de .Martin.)
MARTIN, dans l'hôtel.
C’est bon! c’est bon!., je n’ài besoin de personne. J’en ai , roulé bien d’autres!
ARMAND
Oh ! mon Dieu ! . . cette voix ! c’est la sienne ! (Martin sort de l’hotei, poussant dev,aut lui une brouette chargée de toutes sortes de paquets et de malles.) Moil père!., mon père! (il s'appuie, chancelant, contre la muraille.) .\h! qu’ai-jc fait, malheureux, qu’ai-je fait! (Martin est sorti par le fond.) C’est doiic poiir Cela qu’on ne répondait pas à mes questions... on n’osait pas me dire la vérité... lui, mon p... ôh! mon Dieu! voilà donc le châtiment que vous me réserviez!., (il
tombe accablé sur 1a borne près de laquelle sont encore déposés les crochets de Martin.)