‹ Les crustacés, les arachnides et les insectesChapitre 37 sur 85 · À M PI! I P O L) E S · texte numérisé non relu

À M PI! I P O L) E S

Les Corophies. ( Corophium. Lat. )

La Corophie longues-cornes ( Cancer grossipes , Lin. )j Gammarus Ion gic omis yFab.- Oniscus volutator, Pall., Spicil. zoôl. , fasc. , IX , iy , 95 Desm. , Consid. XL VI , i , appelée pernys sur les côtes de La Rochelle , vit dans des trous qu’elle se pratique dans la vase, couverte en grande partie de parcs en bois, nommés bouchots , par les habitants. L’animal ne commence à paraître qu’au commencement de mai. Il fait une guerre continuelle aux néréides, auxamphinomes, aux arénicoles et à d’autres annelides marins qui font leur séjour dans les mêmes lieux. Il n’est rien de plus curieux que de voir, à la marée montante , des myriades de ces crustacés, s’agiter en tout sens, battre la vase de leurs grands bras, et la délayer, pour tâcher d’y découvrir leur proie. Ont- ils trouvé l’un de ces annelides, souvent dix et vingt fois plus gros qu’eux, iis se réunissent pour l’attaquer et le dévorer. Ils ne cessent leur carnage que lorsqu’ils ont aplani et fouillé toutes les vases. Ils se jettent même sur les mollusques, les poissons et les cadavres restés à sec. Ils montent aux clayons renfermant les moules , et sur elles. Les boucholeurs prétendent même qu’ils coupent les soies qui y retiennent ces coquillages, afin de les faire tomber dans la vase et pouvoir ensuite les dévorer. Ils paraissent se multiplier pendant toute la belle saison, puisqu’on trouve à diverses époques des femelles portant leurs œufs. Les oiseaux de rivage et plusieurs poissons les dévorent à leur tour. Nous sommes redevables de ces intéressantes observations à M. d’Orbigny père, conservateur du Musée de La Rochelle et correspondant de celui d’histoire naturelle de Paris ( Voy. l’article Podocère de l’Encyelop. méthod. ).

La seconde section ( Heteropes, Heteropa. Lat. ) est composée de ceux qui ont quatorze pieds , dont les quatre der. niers au moins nautiques au bout et uniquement propres à la natation, comprend deux sous-genres (i).

(ï) Cette section et la suivante forment, dans la première édition de cet ouvrage, la seconde des isopodes, celle des phyîibr anches. Mais outre que nous avons aperçu , dans quelques-uns de ces crustacés , des palpes mandibulaires , la /orme des appendices sous-caudaux nous a paru

Les Ptérygoçères. (Pterygocera. Lat. )

Qui ont le thorax partagé en plusieurs segments* quatre antennes garnies de soies ou de poils, formant des panaches; tous les pieds natatoires, el dont les derniers grands et pinnés ( i ); et des appendices cylindriques , articulés^ à l’extrémité postérieure du corps.

Les Apseudes. (Apseuites. Leach. — Eupheus. Risso. )

Qui ont aussi le thorax divisé en plusieurs segments, mais dont les deux pieds antérieurs sont terminés en une pince didactyîe; dont lesdeux suivants sont élargis en une massue, terminée en pointe et dentelée sur les bords; dont les six suivants sont grêles et onguiculés au bout ; dont les quatre derniers sont natatoires. Les antennes sont simples. Le corps est étroit, alongé, avec deux longs appendices, en forme de soie, à son extrémité postérieure (2).

La troisième et dernière section (Decempèdes, Decem pedes. Latr. ) se compose d’amphipodes n'offrant que six pieds distincts.

Les Typhis. (Typhis. Risso.)

N’ont que deux antennes très petites. La tête est grosse, avec les yeux point saillants. Chaque paire de pieds est annexée à un segment propre; les quatre antérieurs sont terminés en pince didactvle. De chaque côté du thorax sont deux lames mobiles, formant des sortes de battants ou de valves, qui, réunies, et l’animal repliant ses pieds et sa queue en dessous, ferment inférieurement le corps, et lui donnent

les rapprocher beaucoup plus des amphipodes que dès isopodes. Au surplus, ainsi que nous l’observons plus bas, ces-animaux, dont nous n’avons vu qu’un petit nombre, n’ont pas encore été bien étudiés.

(r) D’après la figure de Slabber ( Oniscits arenarius , Encylop. méthod., atî. d’hist. natur. , cccxxx, 3 , 4*)» nombre des pieds ne serait que de huit ; mais je présume , par analogie, qu’il est de quatorze ; au surplus, si la figure est exacte, ce genre appartiendrait à la section suivante.

(2) Eupheus , ligioides , Risso, Crust. , lïl , 87; Desmar. , Consid. , s85 ; — - Apseudes talpa , Leach; Cancer gammar us talpa , Montag. , Trans. linn. Soc., IX, îv , 6, ; Desmar. , Consid. , xLvi , g. Eoy. aussi h gammarus heieroclitus de Vivian i , Phosphor. maris, II * 11, n.

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la forme d’un sphéroïde. L’extrémité postérieure de la queue est dépourvue d’appendices (i).

Les Ancées. (Anceus. Risso. — Gnathia. Leach.)

Qui ont aussi le thorax divisé en autant de segments que de paires de pieds, mais où tous ces organes sont simples et monodactyles. Ils ont d’ailleurs quatre antennes ( sétacées). La tête est forte, carrée, avec deux grandes saillies en forme de mandibules. L’extrémité de la queue a des appendices foliacés, en forme de nageoires (2).

Les Pranizes. (Pranïza. Leach. )

Ont quatre antennes sétacées, ainsi que les ancées 5 mais leur thorax , vu en dessus, ne présente que trois segments , dont les deux premiers, très courts , transversaux, portant chacun une paire de pieds, et dont le troisième , beaucoup plus grand, longitudinal, portant les autres. Tous les pieds sont simples. La tête est triangulaire, pointue en devant, avec les yeux saillants. L’extrémité postérieure du corps offre aussi, de chaque côté, une nageoire (3).

A ce même ordre des amphipodes paraissent appartenir divers autres genres de MM.Savigny, Rafinesque et Say (4), mais dont les caractères n’ont pas été donnés ou suffisamment développés. Ceux même de quelques-uns des sousgenres que je viens de citer sollicitent un nouvel examen.

M. Milne Edwards a recueilli sur plusieurs de ces crustacés, des observations précieuses et détaillées, qui contribueront certainement à éclaircir ce sujet.

(1) Tjphis ovoïdes , Risso , Crust. ,11, 9- Desmar. , Consid. , pag. 281 , xlvi, 5.

(2) Anceus forficularis , Risso, Crust. , II, 10; Desmar., Consid. , xlvi, 6 j — • Anceus maxillaris ,* * Cancer maxillaris , Montag. , Trans. linn. Soc. , VII, vi, 2; Desmar., ibid. , xlvi, 7.

(3) Oniscus cœruleatus , Montag. , Trans. linn. Soc. , XI, iv, 2 ; Encyclop. me'thod. , ail. d’hist. nat. , cccxxix, 28, et cccxxix , 24 > 2Ô ; Desmar. , Consid. , xlvi , 8.

• (4) Je ne puis encore rien dire du G. ergine de M. Risso : il semble ,

par le nombre des pieds , appartenir à la dernière section ^es amphypodes , et par la manière dont ils se terminent et le nombre des segments du corps , se ranger avec les isopodes.

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