TOME
CSUJSTAGÉS
ne sont point annexés à la tête , et dépendent , ainsi que les suivants, d’un segment propre. Ils sont toujours au nombre de quatorze, onguiculés, et sans appendice vésiculeux à leur base . Le dessous de la queue est garni d’appendices très apparents, sous la forme de feuillets ou de bourses vésiculaires, et dont les deux premiers ou les extérieurs recouvrent ordinairement, totalement ou en grande partie, les autres. Le corps est générament aplati, ou plus large qu’épais. La bouche se compose des mêmes pièces que dans les crustacés précédents ( voyez les généralités des inalacostracés) ; mais ici celles qui répondent auxdeux pieds-mâchoires supérieurs des décapodes, présentent encore plus que dans les derniers l’apparence d’une lèvre inférieure , terminée par deux palpes. Deux des antennes , les mitoyennes , s’oblitèrent presque dans les derniers crustacés de cet ordre , qui sont tous terrestres, et diffèrent encore des autres par leurs organes respiratoires. Les organes sexuels masculins s’annoncent le plus souvent par la présence d’appendices linéaires ou fïiifornfës , et quelquefois de crochets placés à l’origine interne des pre-
réduire à sept. Le second et les six suivants fournissent des nerfs aux sept paires de pattes; les quatre antérieures, quoique analogues, par l’ordre de succession des parties, aux quatre derniers pieds-mâchoires des décapodes , sont réellement des pieds proprement dits. Les segments qui viennent intmédiatement après , ou ceux qui forment la queue , reçoivent leurs nerfs du dernier ganglion ; ces segments peuvent être considérés comme de simples divisions d’un segment unique , représenté par ce ganglion ; aussi voyons-nous que le nombre de ces segments posté-
ISOPODES
mières lames sous-caudales. Les femelles portent leurs œufs sous la poitrine,, soit entre des écailles, soit dans une poche ou sac membraneux qu’elles ouvrent,* afin de livrer passage aux petits, qui naissent avec la forme et les parties propres à leur espèce , et ne font que changer de peau en grandissant. Le plus grand nombre vit dans les eaux. Ceux qui sont terrestres ont encore besoin, ainsi que les autres crustacés vivant aussi hors de l’eau , d’une certaine humidité atmosphérique, pour pouvoir respirer et conserver leurs branchies dans un état propice à cette fonction.
Cet ordre , dans Linnæus , embrasse le genre
Des Cloportes. (Oniscus. )
Que nous partagerons en six sections.
La première (Épic arides, Epicarides , Latr. ) se compose d’isopodes parasites, sans yeux ni antennes, dont le corps est très plat , très petit, et oblong dans les mâles; beaucoup plus grand dans les femelles , en forme d’ovale rétréci et un peu courbé postérieurement, creux en dessous , avec un rebord thoracique, divisé de chaque côté en cinq lobes membraneux; les pieds sont situés sur ce rebord, très petits, recoquillés, et ne peuvent servir à la marche ni à la natation. Le dessous de la queue est garni de cinq paires de petits feuillets ciliés, imbriqués, répondant à autant de segments , et disposés sur deux rangées longitudinales; mais l’extré- | mité postérieure est dépourvue d’appendices. La bouche ne présente distinctement que deux feuillets membraneux, appliqués sur un autre de même consistance, en forme de grand quadrilatère. La concavité inférieure, formant une sorte de corbeille plate, est remplie par les œufs. Près de leur issue se trouve constamment l’individu que l’on présume être le mâle. Son extrême petitesse semble interdire
102 CRUSTACES
toute possibilité de copulation. Suivant M. Desmarest, il est pourvu de deux yeux; son corps est droit et presque linéaire.
Ces crustacés ne forment quhin seul sous-genre, celui Des Bopyres. ( Bopyrus, Latr. )
L’espèce la plus commune est le Bopyre de f chevrettes { Bopyrus crangorum, Latr., Gener. crust. et insect., 1, i i4; Monoculus c ranger u ni , Fab.; Fouger. de Bondar. , Mém. de l’Àcad. roy. des scienc. , 1772, pl. 1 ; Desmar. , Cons. , XL1X , 8 — 13 ), vit sur les palémons squille et portescie. Placée immédiatement sur les branchies et au-dessous du test, elle, produit surFun de ses côtés une grosseur en forme de loupe. Les pêcheurs de la Manche croient que ce sont des individus très jeunes de plies ou de soles.
M. Risso en a décrit une autre espèce ( B. des palémons ), et sous la femelle de laquelle il a observé huit à neuf cents petits vivants (1).
La seconde section ( Cymothoàdes , Cymothoada , Latr.) comprend des isopodes à quatre antennes très apparentes, sétacées et presque toujours terminées par une tige pluriarticulée ; ayant des yeux, une bouche composée comme d’ordinaire (voyez les généralités des malacostracés à yeux sessiles); des branchies vésiculeuses , disposées longitudinalement par paires; la queue formée de quatre à six segments, avec une nageoire de chaque côté; près du bout, et les pieds antérieurs le plus souvent terminés par un fort onglet ou crochet. Ces crustacés sont tous parasites.
Tantôt les yeux sont portés sur des tubercules, au sommet de la tête ; la queue n’est composée que de quatre segments.
Les Séroles. ( Serolis. Leach. )
Dont on ne connaît qu’une seule espèce (Cymothoa para * doxa , Fab. ). Les antennes sont placées sur deux lignes , et terminées par une tige pluriarticulée.Sous les trois premiers segments de la queue, entre les appendices ordinaires, il y en a trois autres transverses et terminés postérieurement en
(1) Voyez , sur ce sous-genre, l’ouvrage de M.Desmarest, qui l’a de'crit très complètement.
iSOPODES.
pointe ( Voyez , pour d’autres détails, Desmar. , Consid. sur la classe des crust., pag. 292-294).
Tantôt les yeux sont latéraux et point portés sur des tubercules. La queue est composée de cinq à six segments.
Ici les yeux ne sont point composés d’yeux lisses, rapprochés et en formé de petits grains ; les antennes sont sur deux lignes et de sept articles au moins 5 les six pieds antérieurs sont communément terminés par un fort onglet.
Dans les uns, et dont la queue est toujours de six segments , la longueur des antennes inférieures ne surpasse jamais la moitié de celle du corps.
Nous commencerons par ceux dont les mandibules, comme de coutume, ne sont point ou très peu saillantes. Ici viennent
Les Cymothqés. (Cymothoa. Fab.)
Dont les antennes sont presque d’égale longueur, les yeux peu apparents, avec le dernier segment de la queue en carré transversal, et les deux pièces terminant les nageoires latérales, linéaires et égales, en forme de stylet (1).
Les Ichthyophiles. ( Ichthyopiulus. Latr. ; — Nerocilciy Livoneca, Leach. )
Ayant aussi les antennes d’égale longueur et, les yeux peu visibles, mais dont le dernier segment du corps est presque triangulaire, avec les deux pièces terminant les nageoires latérales, en forme de feuillets ou de lames (dont l’extérieure plus grande dans les Nérociles , et de la grandeur de l’autre dans les Livonèces) ( 2).
Dans les quatre sous-genres suivants, les antennes supérieures Sont manifestement plus courtes que les supérieures.
Plusieurs ont, ainsi que les cymothoés , tous les pieds terminés par un onglet fort et très arqué; les huit derniers ne sont point épineux ; les yeux sont toujours écartés et convexes. Ils forment trois genres dans la méthode de M. Leach,
(1) Cymothoa œslrum , Fab.; Desmar. , Consul. , xlvï, 6, 7;-— C. imbricata , Fab. V oyez , pour les autres espèces , Desmar. , ibid.
(2) Voyez le même ouvrage de M.. Desmarest» pag. 307 , genres nèrociîe et Iwonèce , et diverses espèces de cimoihoe's de M. Rissso, pag. 3 10 et 3 1 1 .
l34 CRUSTACÉS
mais que l’on peut réunir en un seul sous-genre, sous la dénomination commune de l’un d’eux, celui
De Canolire. (Canolira. Leach. — ejusd .Anilocra. Olencira ,)
Les olencires (i) ont les lames de leurs nageoires étroites et armées de piquants. Dans les anilocres (2) , la lame extérieure de ces nageoires est plus longue que l’intérieure ; c’est l’inverse dans les canolires (3). Ici , en outre, les yeux sont peu granulés, tandis qu’ils le sont très sensiblement dans le précédent.
Dans les trois sous-genres suivants, les second, troisième et quatrième pieds sont seuls terminés par un onglet fortement courbé, et les huit derniers sont épineux. Les yeux sont ordinairement peuconvexes, grands, et convergent antérieurement.
Les AEga. ( AEga. Leach. )
Ont les deux premiers articles de leurs antennes supérieures très larges et comprimés, tandis que dans les deux sous-genres qui succèdent, ces articles sont presque cylindriques (4).
Les rocineles. (Rocjnela. Leach. )
Diffèrent des æga, ainsi que nous venons de le dire , par la forme des deux premiers articles de leurs antennes supérieures , et s’en rapprochent d’ailleurs par leurs yeux grands et rapprochés antérieurement (5).
Les Conilîres. ( Conilîra. Leach. )
Ressemblent aux rocinelles par leurs antennes 5 mais les yeux sont petits, écartés, et les bords des segments sont presque droits et non en forme de faulx et proéminents (6).
Le dernier sous-;genre, parmi ceux de cette section dont
(1) Desmar. , Consid. , pag. 3o6.
(2) — Ibic , Item. , anilocre du Cap , xlviiï , 1 .
(3) — Ibid. , pag. 3o5.
(4) — Ibid. , pag. 3o4, cega entaille'e , xlvxi , .4* 5.
(5) — Ibid. , item.
(6) — Ibid. , item .
ISOPODES
les antennes sont sur deux lignes, dont la queue est de six segments, et dont les antennes inférieures sont toujours courtes, se distingue de tous les précédents par ses mandibules fortes et saillantes. C’est celui
De Synodus. (Synodus. Latr.)
Etabli sur une seule espèce (-Voyez cet article dans YEncyclop. méth
Dans ceux qui suivent, la queue n’est le plus souvent composée que de cinq segments. La longueur des antennes inférieures surpasse la moitié de celle du corps.
Les Cirolanes. (Cirolana. Leach.)
Ont six segments à la queue (i).
Les Nélocires. ( Nelocira. Leach. )
ÎN’en ont que cinq. La cornée des yeux est lisse (h).
Les Eurydices. (Eurydice. Leach. )
Semblables aux nélocires par le nombre des segments caudaux, s’en éloignent sous le rapport de leurs yeux granuleux (3).
Ce sous-genre nous conduit à ceux où. ces organes sont formés de petits grains ou d’yeux lisses rapprochés, qui ont d’ailleurs les quatre antennes insérées sur une même ligne horizontale, de quatre articles au plus, et tous les pieds ambulatoires. La queue est composée de six segments, dont le dernier grand et suborbiculaire. Tels sont
Les Limnories. ( Limnoria. Leach. )
La seule espèce vivante connue, la Limnorie térébrante ( Limnoria terebrans , Leach, Èdimb., Encyclop., VII, pag. 433; Desm., Consid., pag. 3i2 ) , quoique n’ayant guère plus de deux lignes de long, est néanmoins, par ses habitudes et sa multiplication, très nuisible. Elle perce le bois des vaisseaux en divers sens, avec une promptitude alarmante.
(1) Desmar. , Consid. , p. 3o3.
(2) — Ibid , . pag. 3o2 ; nélocire de Swainson , xlvui , 2.
(3) — Ibid. , item .
iS6
ClOjSTACl's
Elle se roule en boule, lorsqu’on la saisit. On la trouve dans diverses parties de l’Océan britannique.
Le professeur Germar a envoyé à M. le comte Dejean la figure et la description d’un petit crustacé fossile, qui nous a paru se rapporter à ce sous-genre (i).
La troisième section ( Spherqmides , Sphœromides , Lat. ) nous offre quatre antennes très distinctes, sétacées ou coniques, et, un seul sous-genre excepté ( anthure ), toujours terminées par une tige divisée. en plusieurs petits articles, et courtes; les inférieures, toujours plus longues, sont insérées sous le dessous du premier article des supérieures, qui est épais et large. La bouche est composée comme de coutume. Les branchies sont vésiculeuses ou molles , à nu, et disposées longitudinalement par paires. La queue ne présente que deux segments complets et mobiles, mais ayant souvent sur le premier des lignes imprimées et transverses , indiquant les vestiges des autres segments ; de chaque côté de son extrémité postérieure est une nageoire terminée par deux feuillets, dont l’inférieur est seul mobile, et dont le supérieur (2) est formé par un prolongement interne du support commun. Les appendices branchiaux sont recourbés intérieurement; le côté interne des premiers est accompagné, dans les mâles, d’une petite pièce linéaire et aiongée. La partie antérieure de la tête située au-dessous des antennes est triangulaire ou en forme de cœur renversé.
Les uns ont le corps ovale ou oblong, prenant ordinairement, dans la contraction la forme d’une boule ; les antennes terminées par un article pluriarticulé, et les inférieures au moins sensiblement plus longues que la tête. Les nageoires latérales et postérieures sont formées d’un pédoncule et de deux lames, composant avec le dernier segment une nageoire commune en éventail.
(1) Idoniscus prcegustator , figure dans Parkinson, et trouvé dans des roches cariées, avoisine cette espèce , ou paraît du moins appartenir à la même section.
(2) Ï:1 se replie sur le bord postérieur du dernier segment , et dans plusieurs, tels que les znzares, les nése'es, de M. Leach , en manière de cintre.
isopoDES. i3y
Dans ceux-ci , les lignes imprimées et transverses du segment antérieur de la queue , toujours plus court que le suivant ou dernier , n’atteignent pas les bords latéraux. Le premier article des antennes supérieures est en forme de palette triangulaire.
La tête , vue en-dessus , forme un carré transversal. Les feuillets des nageoires sont très aplatis , et la pièce intermédiaire ou le dernier segment est élargi et arrondi latéralement.
Les Zuzares. ( Zuzara. Leach. )
Ou les feuillets des nageoires sont très grands , et dont le supérieur, plus court, s’écarte de l’autre, pour former une bordure ou cintre au dernier segment (i).
Les Spheromes. (Sphæroma. Lat. )
Où les feuillets sont de grandeur moyenne, égaux et appliqués l’un sur l’autre (2).
Dans ceux-là , les lignes imprimées ou sutures transverses du segment antérieur de là queue atteignent ses bords latéraux et le coupent. Le premier article des antennes supérieures forme une palette alongée , carrée ou linéaire.
Les feuillets des nageoires sont ordinairement plus étroits et plus épais que dans les précédents; l’extérieur emboîte quelquefois ( cymodocées ) l’autre; celui-ci est prismatique; leur point de réunion présente l’apparence d’un nœud ou d’un article.
Tantôt le sixième segment du corps est sensiblement plus long dans toute sa largeur que les précédents elle suivant.
L’un des deux feuillets des nageoires est seul saillant.
Les Nesees. (Næsa. — Campecopea. Leach.) (3).*’***
Tantôt le sixième segment du corps est de la longueur des précédents et du suivant.
(1) Desmar. , Consid. , pag. 298.
(1 2 3) — Ibid. t pag. 299-302. Sphémme denté, h lvii, 3;'— Oniscus serralus , Fab.
(3) Desmar. , Consid. ; nesde bidentée , xlvii , 2 ; — - Campeeopee velue , ibid. , item, 1.
Les Cilicées. (Cilicæa. Leach.)
Ou Tan des feuillets des nageoires est seul saillant , l'autre s’adossant contre le bord postérieur du dernier segment (i).
Les CymodocéeSo (Cymodoceà. Leach.)
Où les deux feuillets des nageoires sont saillants et pareillement dirigés en arrière ; dont le sixième segment n’est point prolongé postérieurement, et dont l’extrémité du dernier offre une petite lame , dans une échancrure (2).
Les Dynamènes. ( Dynamene. Leach. )
Semblables aux cymodocées par la saillie et la direction des feuillets des nageoires, mais où le sixième segment se prolonge en arrière, et où le dernier n’offre qu’une simple fente, sans lame (3).
Les autres , tels que
Les Anthures (Anthura. Leach. ),
Ont le corps vermiforme et les antennes à peine aussi longues que la tête, de quatre articles. Les feuillets des nageoires postérieures forment, par leur disposition et leur rapprochement , une sorte de capsule.
Les pieds antérieurs sont terminés par une pince monodactyle (4). |
Dans la quatrième section (Idoteïdes, Idoteides , Leach.), les antennes sont aussi au nombre de quatre, mais sur une même ligne horizontale et transverse ) les latérales se terminent par une tige finissant en pointe, s’amincissant graduellement et pluriarti culée ; les intermédiaires sont courtes, filiformes ou un peu plus grosses vers le bout, de quatre
(1) Desm. , Consid. , Cilicee de Latreitte , xlviii, 3.
(2) Desmar, ibid. , item , xlyiii , l\.
(3) Desmar. , ibid. , pag. 297.
(4) Desmar., ibid. , anthure grêle , xlvi , i3; Oniscus gracilis, Montag. , Trans. linn. Soc., IX, v, 65 — Gammarus heteroclitus , Vivian. , Phosph. maris, , n, 1 1 , 12.
ÏSOPODES.
iZÿ
articles , dont aucun n’est divisé. La composition de la bouche est la même que dans les sections précédentes. Les branchies sont en forme de vessies ( blanches dans la plupart ) , susceptibles de se gonfler , de servir à la natation , et recouvertes par deux lames ou valvules du dernier segment, adhérentes latéralement à ses bords, longitudinales, biarticulées, et s’ouvrant au milieu, par une ligne droite, comme deux battants de porte. La queue est formée de trois segments, dont le dernier beaucoup plus grand, sans appendices au bout, ni nageoires latérales. Ces crustacés sont tous marins.
Les Idotées. (ïdotea. Fab.)
Ont tous les pieds fortement onguiculés, identiques; le corps ovale ou simplement oblong, et les antennes latérales plus courtes que la moitié du corps (i).
Les Stenosomes. (Stenosomà. Leach. )
N’en diffèrent que par la forme linéaire du corps et la longueur des antennes, surpassant la moitié de celle du corps (2).
Les Arctures. ( Arcturüs. Lat. )
Sont très remarquables par la forme des seconds et troisième pieds , qui se dirigent en avant , et se terminent par un long article barbu , et nautique ou faiblement onguiculé; les deux antérieurs sont appliqués sur la bouche et onguiculés; les six derniers sont forts, ambulatoires , rejetés en arrière et bidentés à leur extrémité. Sous le rapport de la longueur des antennes et de la forme du corps, ils se rapprochent des stenosomes.
Je n’ai vu quJune seule espèce ( Arcturus tuberculatüs )
(1) Oniscus entomon , Lin.; Sc/uilla entomon j Deg. , Insect., YII, xxxii , 1,2; - — Ïdotea tricuspidata , Latr. ; Desm. , Consid. , xlvj, i i„ Voyez , pour les autres espèces, cet ouvrage et fardcle Idote'e du nouv, Dict. d’hist. natur. , 2e édit.
(2) Stenosomà lineare , Leach; Desmar. , ibid. , item , xlvi , 12; — Stenosomà hecticum , ibid.; ïdotea viridissima , Risso , Crust. , III , Voyez , pour les autres espèces , l’ouvrage de M. Desmarest,
l40 CRUSTACÉS
et qui a été rapportée des mers du Nord, dans l’une des dernières expéditions anglaises au pôle arctique.
La cinquième section ( Asellotes , Asellota , Lat. ) nous présente des isopodes à quatre antennes très apparentes, disposées sur deux lignes, sétacées, terminées par une tige pîuriarticulée ; deux mandibules, quatre mâchoires, recouvertes à l'ordinaire par une espèce de lèvre formée par les premiers pieds-mâchoires • des branchies vésiculeuses , disposées par paires, recouvertes par deux feuillets longitudinaux et biarticulés, mais libres; une queue formée d’un seul segment, sans nageoires latérales, mais avec deux stylets bifides ou deux appendices très courts , en forme de tubercules , au milieu de son bord postérieur. D'autres appen- I «lices en forme de lames, situées à sa base inférieure, plus nombreux dans les mâles , distinguent les sexes.
Les àselles. ( Asellus. Geoff. )
Ont deux stylets bifides à l’extrémité postérieure du corps, les yeux écartés, les antennes supérieures de la longueur au moins du pédoncule des inférieures, et les crochets du bout des pieds entiers.
La seule espèce connue de ce sous-genre , YAseîle d3eau douce ( Geoff. , Ins. , II , xxii , 2 ; Squille aselle , Deg. , In sect. , VII, xxi , 1 ; Desm. , Consid. , xlix, 1 , a ; Idotea aquatica , Fab.), est très abondante dans les eaux douces et stagnantes , ainsi que dans les mares des environs de Paris. Elle marche lentement, à moins qu’elle ne soit effrayée. Au printemps, elle sort de la vase où elle a passé l’hiver. Le mâle, beaucoup plus gros que la femelle, porte celle-ci une huitaine de jours, en la retenant avec les pattes de la quatrième paire. Lorsqu’il l’abandonne , elle est chargée d’un grand nombre d’œufs , renfermés dans un sac membraneux, placé sous la poitrine , et s’ouvrant par une fente longitudinale, à la naissance des petits.
Les Oniscodes. (Oniscoda. Lat.)
Ou les janires (1) de M. Leach, diffèrent des aselles par le
(0 Nom employé par M, Risso pour un genre de la même classe, et qu’il m’a fallu dès lors remplacer ici par un antre.