‹ Les crustacés, les arachnides et les insectesChapitre 41 sur 85 · I50P0DES · texte numérisé non relu

I50P0DES

rapprochement de leurs yeux, leurs antennes supérieures plus courtes que le pédoncule des inférieures, et par les crochets des tarses, qui sont bifides.

La seule espèce connue ( J cintra maculosa , Leach. ; Desm., Consid., pag. 3i5.) a été trouvée sur les côtes d’Angleterre, parmi les varecs et les ulves.

Les Jæra. ( Jæra. Leach. )

N’ont à la place des stylets du bout de la queue, que deux tubercules.

On n^enaaussi décrit qu’une seule espèce {Jæra albifrons , Leach $ Desm., Consid., pag. 3i6), et qui est très commune sur les côtes d’Angleterre , sous les pierres et au milieu des varecs.

Enfin , les isopodes de la sixième et dernière section (Cloîortides, Oniscides , Lat. ) ont bien quatre antennes, mais dont les deux intermédiaires très petites, peu apparentes et de deux articles au plus ; les latérales sont sétacées. La queue est composée de six segments, avec deux ou quatre appendices, en forme de stylets, au bord postérieur du dernier et sans nageoires latérales. Les uns sont aquatiques et les autres terrestres. Dans ceux-ci, les premiers feuillets du dessous de la queue offrent une rangée de petits trous, où l’air pénètre et se porte aux organes de la respiration , qui y sont renfermés.

Les uns ont le sixième article de leurs antennes ou leur tige composé, de manière qu’en comptant les petites articulations de cette partie, le nombre total de tous les articles est au moins de neuf. Ces isopodes sont marins et forment deux sous-genres.

Les Tylos. (Tylos. Lat.)

Paraissent avoir la faculté de se rouler en boule. Le dernier segment du corps est demi circulaire et remplit exactement l’échancrure formée par le précédent* les appendices postérieurs sont très petits et entièrement inférieurs. Les ! antennes n’ont que neuf articles, dont les quatre derniers composant la tige. De chaque côté est un tubercule enfoncé? représentant chacun l’une des antennes intermédiaires ) l’espace intermédiaire est élevé.

Les branchies sont vésiculeuses, imbriquées , et recou» vertes par des lames (i).

Les Ligies. ( Ligia, Fab. )

Ont la tige des antennes latérales composée d’un grand nombre de petits articles et deux stylets très saillants , par» tagés au bout en deux branches , à l’extrémité postérieure du corps.

La Ligie océanique ( Oniscus oceanicus, Linn. ), Desm. , Consid., XLIX, 3, [\ y est longue d’environ un pouce, grise, avec deux grandes taches jaunâtres sur le dos. Les antennes latérales sont de moitié plus courtes que le corps , et leur tige est divisée en treize articles. Les stylets sont de la longueur de la queue. Elle est très commune sur nos côtes maritimes , où on la voit grimper sur les rochers ou sur les parapets des constructions maritimes. Lorsqu’on cherche à la prendre , elle replie promptement ses pattes et se laisse tomber.

Dans la Ligie italique {Ligia italica , Fab.), les antennes latérales sont presque de la longueur du corps, avec la tige ou la sixième articulation divisée en dix -sept petits articles. Les stylets sont beaucoup plus longs que la queue.

La Ligie des mousses ( Oniscus hypnorum , Fab. • Cuv. , Journ. d’hist. natur. , II , xxvi, 3, 4> 5; Oniscus agilis , Panz. , faun., 1ns. gérai., fasc., IX, xxiv). Les antennes latérales sont plus courtes que la moitié du corps, et leur tige n’a que dix petits articles. Le pédoncule des stylets postérieurs a , au côté interne , une dent et une soie.

Dans les autres , et tous terrestres, les antennes latérales n’offrent au plus que huit articles, dont les proportions, vers l’extrémité, diminuent graduellement, ou sans qu’aucun d’eux paraisse être divisé ou composé.

Ici les appendices ou stylets postérieurs s’avancent au delà du dernier segment. Le corps ne se contracte point ou que très imparfaitement en boule.

(i) Tylos armadillo , Latr. , figuré sur les planches d’bist. natur. du grand ouvrage sur l’Egypte ; de la Méditerranée.

ISOPODES

JL 43

Les Philoscies. ( Philoscia. Lat. )

Ont les antennes latérales divisées en huit articles et découvertes à leur base. Les quatre appendices postérieurs sont presque égaux.

On ne les trouve que dans les lieux très humides (1).

Les Cloportes propres. (Oniscus. Lin.)

Ont aussi huit articles aux antennes latérales, mais leur base est recouverte, et les deux appendices extérieurs du bout de la queue sont beaucoup plus grands que les deux internes. Ces crustacés et ceux des deux sous - genres suivants sont appelés vulgairement clous-a-porte , et par abréviation cloporte porcelets de Saint- Antoine. Ils fréquentent les lieux retirés et sombres , comme les caves, les celliers, les fentes des murs, des châssis, et se. trouvent aussi sous les pierres et les vieilles poutres. Ils se nourrissent de matières végétales et animales corrompues , et ne sortent guère de leurs retraites que dans les temps pluvieux ou humides. Ils marchent lentement, à moins que quelque danger ne les menace. Les œufs sont renfermés dans une poche pectorale. Les petits ont à leur naissance un segment thoracique de moins, et n’ont , par conséquent, que douze pattes. On a généralement renoncé à l’usage médical qu’on en faisait anciennement (2).

Les Porcellions. ( Porcellio. Lat.)

Se distinguent des cloportes par le nombre des articles des antennes latérales, qui n’est que de sept. Ces isopodes leur ressemblent d’ailleurs par les autres caractères (3).

(1) Oniscus sflvestris , Fab. ; Oniscus muscorum , Cuv. , Journ. d’hist. natur. , II, xxvi, 6,8; Coqueb. , ïllust. icon. insect., déc. I, VI, 12.

(2) Oniscus murarius , Fab. ; Cuv. , Journ. d’hist. natur. , II,xxvi, 11 , 1 3 ; le Cloporte ordinaire , Geoff., Insect., II, xxu, 1 ; Cio porte aselle, Deg. Insect. , YII , xxxv , 3 ; Desmarest , Considér. , xlix, 5.

(3) Oniscus asellus, Cuv., ibid. ; Panz. , Faun. Ins Germ., IX , xxi; Cloporte ordinaire, var. C, Geoff.; — Porcelio lœvis , Latr. ; Cloporte ordinaire , var. B, Geoff.

l44 CRUSTACÉS TSOFODES.

Là, comme dans

Les Armàdilles (Armadillo. Lat. ),

Les appendices postérieurs du corps ne font point de saillies ; le dernier segment est triangulaire j une petite lame, en forme de triangle renversé, ou plus large et tronquée au bout , formée par le dernier article des appendices latéraux, remplit, de chaque côté, le vuide compris entre le segment et le précédent. Les antennes latérales n’ont que sept articles. Les écailles supérieures sous-caudales ont une rangée de petits trous (i).

(i) Oniscus armadillo , Lin.; Cuv. , ibid, 1 4 » là ; Oniscus cinereus , plnz, ibid. , fasc. LXII , xxit ; — Oniscus variegatus , Vil]., Entom. 1Y, xi, 16; Armadille pustule', Desm. , Consid. , xlxix,6; — Armadille des boutiques, Dumér., Dict. des se. natur. , III, pag. 117, espèce venant d’Italie , et employée anciennement par les apothicaires.

DES EN l’OMOST RACÉS

Page 1