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INSECTES EN GÉNÉRAL. 2Q

mité antérieure, qui est rétrécie , courbée et obtuse; les pieds sont très petits.

Les aclysies vivent sur le corps des dytiques. On n’en avait d’abord découvert qu’une seule espèce {A. du dytique , Mém. de la Soc. d’hist. natur. de Paris, tom. i , pag. 98, pl. v, fig. 2), celle d’après laquelle M. Victor Audouin a établi ce sous-genre. Mais M. le comte de Manheircn , naturaliste de Russie, qui a déjà bien mérité de la science par ses essais entomologiques et par son empressement à seconder les efforts de ceux qui s’y livrent , en a découvert, à ce qu’il paraît, une autre espèce.

Les Atomes. ( Atoma. Latr. )

N’orit ni suçoir ni palpes visibles ; leur bouche ne consiste qu’en une petite ouverture située sur la poitrine. Leur corps est ovale , mou, avec les pieds très courts (1).

Les Ocypetes. ( Ocypete. )

De M. Leach appartiennent à cette tribu par le nombre des pieds, mais ont, suivant lui, des mandibules (2).

TROISIÈME CLASSE DES ANIMAUX ARTICULÉS et pourvus de pieds articulés.

LES INSECTES. (Insecta.)

Ont des pieds articulés, un vaisseau dorsal, tej ^ant lieu de vestige de cœur, mais sans aucune branche, pour la circulation (5) ; respirent par deux

j (1) Acurus parasiticus , De G., VII. , vu, 7; Trombidium parasitiij cum , Hermann.

. (2) Ocypete rubra , Leach, Trans. lin. Soc. , lom. XI, 3p6. Sur les tipu] aires.

! (3) Les anatomistes sont très partages à FègardMe la nature de cet

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trachées principales , s’étendant , parallèlement Fune à Vautre, dans tonte la longueur du corps, ayant par intervalles des centres d’où partent beaucoup de rameaux , et qui répondent à des

organes : plusieurs y voient un véritable cœur; d’autres, et telle est l’opinion de M. Cuvier , et qui nous paraît avoir été pleinement confirmée par les belles recherches de M. Marcel de Serres (Mémoire sur le vaisseau dorsal des insectes, inséré dans le Recueil des Mémoires du Muséum ddiist. natar.), lui refusent cette qualité. Suivant ce dernier, il sécréterait la graisse , qui serait ensuite élaborée dans le tissu adipeux qui 1 enveloppe. Lyonet dit qu’il renferme une substance gommeuse de couleur orangée. Quelques observations très' récentes paraissent établir l’existence de quelques petits vaisseaux; mais, outre que cette circulation serait très partielle, les insectes différeraient toujours beaucoup sous ce rapport des crustacés vnn ce que le sang ne reviendrait point au cœur. M. Straus, en rendant compte (Bulletin univers, de M. le baron de j Rérussac) d’un Mémoire de M. Hérold sur ce sujet , nous a fait connaître Fopinion qu’il s’est formée à cet égard , d’après ses recherches anatomiques sur le hanneton. « Le vaisseau dorsal, dit-il, est le véritable cœur des insectes, étant, comme chez les animaux supérieurs, l’organe ij locomoteur du sang , qui, au lieu d’être contenu dans des vaisseaux, est répandu dans la cavité générale du corps. Ce coeur occupe toute la longueur du dos de l’abdomen , et se termine antérieurement par une artère 1 unique , non ramifiée, qui transporte le sang dans la lete, où elle 1 épanche, et d’où il revient dans l’abdomen, par Feffet même de son accumulation dans la tête , pour rentrer de nouveau dans le cœur ; et c’est à quoi se réduit toute la circulation sanguine chez les insectes, qui n'ont ainsi qu’une seule artère sans branches, et point de veines. Les ailes du cœur ne sont pas musculeuses, comme le prétend Hérold ; ce sont de simples ligaments fibreux qui maintiennent le vaisseau dorsal en place. Le cœur, c’est-à-dire la partie abdominale du vaisseau , est divisé intérieurement en huit chambres ( melolontha vulgaris ) , séparées les unes des autres par deux valvules convergentes, qui permettent au sang de se porter d’arrière en avant d’une chambre dans l’autre, jusque dans l’artère qui le I. conduit dans la tête, mais qui s’opposent à son mouvement rétrogradé. Chaque chambre porte latéralement, à sa partie antérieure , deux ouvertures en forme de fentes transversales , qui communiquent avec la cavité abdominale, et par lesquelles le sang contenu dans cette dernière peut entrer daus le cœur. Chacune de ces ouvertures est munie intérieurement d’une, petite valvule en forme de demi-cercle, qui s’applique sur elle

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ouvertures extérieures ou des stigmates (i) pour l’entrée de l’air. Ils ont tous deux antennes et une tête distincte. Le système nerveux de la plupart des insectes ( les héxapodes ) , est

|| lors du mouvement de systole. D’après cette courte description, on con*- ; çoit que, lorsque la chambre postérieure vient à se dilater, le sang contenu dans la cavité abdominale y pénètre par les deux ouveriures dont nous venons .de parler, et que nous nommons auriculo-ventriculaires , Quand la chambre se contracte, le sang qu’elle contient ne pouvant pas retêurner dans la cavité abdominale , pousse la valvule interventriculaire, passe dans la seconde chambre, qui se dilate pour le recevoir, et qui reçoit en même temps une certaine quantité de sang par les propres, ouvertures auriculo-ventriculaires. Lors du mouvement de systole de cette seconde chambre, le sang passe de même dans la troisième, qui en î reçoit également par les ouvertures latérales, et c’est ainsi que le sang î est poussé d’une chambre dans l’autre jusque dans l’artcre. Ce sont ces I contractions successives des chambres du cœur qu’on aperçoit au travers de la peau des chenilles. » Le cœur des crustacés décapodes , des squilles , des limules, des araignées , etc. , offre aussi, d’après ce que m’a assuré ce profond observateur, des valvules semblables. Il est renfermé dans une : espèce de sac ou péricarde, qui, suivant lui, tient lieu d’oreillette. Ces i divisions ou chambres du vaisseau dorsal sont ce que Lyonet nomme ailes, et il a pareillement vu le vaisseau dorsal se prolonger jusqu’à la tête, et s’y terminer de la même manière ; mais il n’a point aperçu les ouverj tures et les valvules dont parle M. Straus. La de'finition du vaisseaudorsal donnée par ce naturaliste , quelle que soit la composition intérieure de cet organe, prouve évidemment que ce n’est point un véritable cœur, i Ces observations, d’ailleurs, ne nous apprennent point quelle est la na^ ture de ce liquide, ni comment il se répand dans les autres parties du corps pour opérer leur nutrition. Toujours est-il certain, d’après les obser- ' vations de Lyonet, que toutes les parties du corps communiquent avec le corps graisseux au moyen de fibrilles. Les trachées jettent des rameaux qui s’étendent jusque dans les extrémités des divers appendices du corps. L’action de l’air peut déterminer l’ascension des sucs nutritifs dans 4s interstices, formant des sortes de tubes capillaires-

(i) Le-nombre des segments du corps des myriapodes, étant indéterminé , celui de leurs stigmates l’est aussi, et va souvent au-delà de vingt> Dans les insectes hexapodes , il est souvent de dix-huit , neuf de chaque côté. Cette évaluation, néanmoins, est plutôt fondée sur ranimai en état de larve que dans son état parfait. Les chenilles , les larves de coléoptères

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généralement composé d’un cerveau formé de deux ganglions opposés, réunis par leurs bases, donnant huit paires de nerfs et deux nerfs solitaires, et de douze ganglions (1) , tous inférieurs. Les deux premiers sont situés près de la jonction de la tête avec le thorax, et contigus longitudinalement; l’antérieur donne des nerfs à la lèvre inférieure et aux parties

et celles d’un grand nombre de divers autres insectes, ont une paire de stigmates sur le premier segment, ou celui qui porte la première paire de pieds; le second et le troisième en sont de'pourvus, parce que, je présume, le développement des ailes qui a lieu dans ces anneaux, rend ici inutile la présence d’ouvertures respiratoires. Le quatrième anneau et les sept suivants en offrent chacun une paire ; mais dans les coléoptères en état parfait, outre les deux stigmates antérieurs, cachés dans la cavité du prothorax ou corselet, et qu’on n’avait pas aperçus, on en voit deux autres , situés entre l’origine des ély très et celle des ailes ; ce sont ceux du mésothorax. Il n’y en a point au métathorax , à moins qu’on ne considère les deux du premier segment abdominal comme supplémentaires du thorax, en se fondant sur ce qui a lien dans les hyménoptères à abdomen pédiculé et les diptères, où ces deux stigmates, avec le demi-segment dont ils dépendent, font partie du thorax. Ainsi, en général, tous les insectes hexapodes ont huit paires de stigmates à l'abdomen , mais dont les deux dernières souvent oblitérées. Dans les criquets, les truxales, les libellules , les côtés du mésol^iorax offrent chacun un stigmate, ceux que M. Marcel de Serres nomme trémaères. Dans ces derniers insectes, ainsi que dans les autres à ailes nues ou sans élytres, les deux premiers stigmates thoraciques sont placés en dessus , entre le prothôrax et le mésothorax. Les libellules exceptées, le thorax proprement dit ne présente plus ensuite de stigmates distincts ; je dis le thorax proprement dit, parce que, comme nous l’avons remarqué plus haut, les deux premiers de l’abdomen sont reportés , dans plusieurs, à l'extrémité postérieure du thorax. Le métathorax des pentatomes , des scutellères, offre inférieurement une paire de stigmates. Dans les spectres aptères , le second segment ou mésothorax en est dépourvu ; mais le segment suivant ou le métathorax en a deux paires , l’une antérieure , et qui étant située près de l’articulation de ce segment avec le précédent, peut être censée appartenir à celui-ci , et l’autre plus petite et placée très près de celle du premier segment abdominal.

(0 Divers coléoptères lamellicornes, en état parfait, font exception.

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adjacentes ; le second et les deux suivants sont propres à chacun des trois premiers segments ou ! ceux qui dans les insectes hexapodes, composent le thorax; les autres ganglions appartiennent à l’abdomen , de manière que le dernier ou le douzième ! correspond à son septième anneau, suivi immédiatement de ceux qui composent les organes sexuels ; chacun de ces ganglions donne des nerfs aux parties de leurs segments respectifs. Les deux derniers, très i rapprochés, en donnent aussi aux derniers anneaux ! du corps. La région frontale offre trois ganglions s particuliers, désignés par Lyonet sous le nom de frontaux y et dont le premier produit postérieurement un gros nerf ayant des renflements , le plus long de tous, et qu’il nomme récurrent . Le premier ganglion ordinaire ou le sous-œsophagien pousse 9 selon lui, quatre paires de nerfs^ et les suivants deux paires chacun; de sorte qu’en y comptant les huit paires du cerveau , les dix brides épinières que l’on peut considérer comme autant de paires de nerfs , on en a , en tout , quarante-cinq paires, indépendamment des deux nerfs solitaires , ou douze à quatorze de plus que n’en offre le corps humain. Les deux cordons nerveux, qui forment par leur réunion les ganglions , sont tubulaires et composés de deux tuniques, dont l’extérieure offre des trachées; une substance médullaire remplit le canal central. Le bel ouvrage de M. Hérold , sur l’anatomie de la chenille du grand papillon du chou , étudiée dans

sa croissance progressive et jusqu’à sa transformation en chrysalide, nous montre que le système nerveux et celui des organes digestifs éprouvent des changements notables ; que les cordons nerveux sont dans l’origine plus longs et plus écartés, observation qui favorise l’opinion de l’un des plus grands zootomistes de notre époque , le docteur Serres , sur l’origine et le développement du système nerveux. Nous avons exposé dans les généralités communes aux trois classes des animaux articulés et pourvus de pieds articulés, les divers sentiments des physiologistes sur le siège des sens de l’ouïe et de l’odorat. Nous nous bornerons à ajouter qu’à l’égard du premier, les petits ganglions nerveux , situés sur le front , dont nous avons parlé, semblent confirmer l’opinion de ceux qui, tels que Scarpa, placent ce sens près de la naissance des antennes. Quelques lépidoptères m’ont offert deux petits trous situés près des yeux, et qui sont peut-être des conduits auditifs. Si, dans plusieurs insectes, notamment ceux qui ont les antennes filiformes, ou sétacées et longues , ces organes servent au tact , il nous paraît difficile de rendre raison du développement extraordinaire qu’ils acquièrent dans certaines familles, et plus particulièrement dans les mâles, si l’on n’admet point qu’ils sont alors le siège de l’odorat. Peut-être aussi que, relativement au goût, les palpes jouent, dans quelques cas, comme lorsqu’ils sont très dilatés à leur extrémité, le principal

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rôle ; la languette encore peut n’être pas étrangère à cette fonction.

Un appareil préparateur ou buccal, le canal intestinal , les vaisseaux biliaires , nommés aussi hépatiques y ceux qu’on appelle salivaires , mais qui sont moins généraux , ces vaisseaux libres ou flottants qui ont reçu la dénomination d’excrémentiels, l’épiploon ou le corps graisseux, et probablement encore le vaisseau dorsal , telles sont les considérations qu’embrasse le système digestif. Il est singulièrement modifié selon la diversité des aliments, ou forme un grand nombre de types particuliers, dont nous ferons l’exposition , en traitant des familles. Nous dirons seulement un mot de l’appareil buccal, et des divisions principales du canal intestinal , en commençant par celui-ci. Dans ceux, tels que les coléoptères carnassiers , où il est le plus composé , on y distingue le pharynx, l’œsophage, le jabot, le gésier, l’estomac ou ventricule chylifique , et des intestins que l’on divise en intestins grêles, en gros intestin ou cæcum , et en rectum. Dans les insectes où la langue proprement dite est appliquée sur la face antérieure ou interne de la lèvre, ou n’est pas dégagée , le pharynx est situé sur cette même face : c’est ce qui a généralement lieu(i). Nous ajouterons encore qu’à l’égard des vaisseaux biliaires , un naturaliste qui nous avait donné le premier dé bonnes

(i) Voyez ce que nous avons dit ? dans les géne'ralite's des trois classes^ à Poccasion de la languette

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observations sur les organes respiratoires des mygales, M.Gaëde, professeur d’Histoire naturelle à Liège, ne considère point ces vaisseaux comme sécréteurs, ainsi qu’on le pense communément; mais celte opinion ne paraît pas suffisamment motivée, et les observations de M. Léon Dufour (1), semblent même la détruire.

Des insectes, en petit nombre et toujours sans ailes, tels que les Myriapodes ou les Mille-pieds y se rapprochent de plusieurs crustacés , soit par la quantité des anneaux du corps et de leurs pieds , soit par quelques traits d’analogie dans la conformation des parties de la bouche ; mais tous les autres n’ont constamment que six pieds, et leur corps, dont le nombre des segments ne surpasse jamais celui de douze , est toujours partagé en trois portions principales, la tête y le tronc et X abdomen. Parmi ces derniers , quelques-uns n’ont point d’ailes , conservent toute leur vie la forme qu’ils avaient en naissant, et ne font que croître et changer de peau (2). Ils ont, à cet égard, des rapports avec les animaux des classes précédentes. Les autres in-

(1) Ce dernier naturaliste, que j’aurai souvent occasion de citer, a exposé avec le plus grand détail tout ce qui a rapport au système digestif des insectes , dans une suite de beaux Mémoires , qui ont contribué à enrichir les Annales des sciences naturelles. M. Victor Audouin en a offert tm résumé très bien fait, à son article Insectes, du Dictionnaire classique d’histoire naturelle.

(2) Ce sont ceux que je nomme homotènes (semblable jusqu’à la fin) , ou les arnetobolia de M. Leach.

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sectes à six pieds ont presque tous des ailes ; mais j ces derniers organes, et souvent même les pieds, ne paraissent pas d’abord , et ne se développent qu’à la suite de changements plus ou moins remarquables, nommés métamorphoses, et que nous ferons bientôt connaître.

La tête (1) porte les antennes P les jeux et la bouche. La composition et la forme des antennes varient beaucoup plus que dans les crustacés, et sont sou- !! ventplus développées ou plus longues dans les mâles que dans les femelles.

Les jeux sont composés ou lisses : les premiers , d’après les recherches de M. le baron Cuvier, Marcel, j de Serres et autres, sont formés : i° d’une cornée, divisée en une multitude de petites facettes, d’au - | tant plus convexe que l’insecte est plus carnassier, enduite à sa face interne d’une substance peu liquide, opaque, diversement colorée, mais ordinairement noire , ou d’un violet sombre; 2° d’une choroïde, fixée dans son contour et par ses bords, à la cornée, recouverte d’un vernis noir, offrant une multitude de vaisseaux aériens , provenant de troncs assez gros de trachées situées dans la tête, et dont les rameaux forment autour de l’œil une tra-

(t) Sa surface est divisée en plusieurs petites régions ou aires, qu’on nonime chaperon ( nés, Kirby, ), la face, le front, le vertex ou sommet , les joues. La dénomination de chaperon étant équivoque , je l’ai remplacée par celle d ' epistome ou sur-bouche. Cette partie sert d'insertion au labre ou lèvre supérieure.

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chée circulaire : elle manque ainsi que la choroïde, dans divers insectes lucifuges ; 3° de nerfs qui naissent d’un gros tronc, partant immédiatement du cerveau , s’épanouissant ensuite en forme de cône renversé , et dont la hase est du côté de la cornée , et dont les rayons ou filets traversant la choroïde et l’enduit de la cornée , aboutissent chacun à l’une de ses facettes; il n’y a ni cristallin, ni humeur vitrée.

Plusieurs ont^ outre les yeux composés, des yeux lisses, ou dont la cornée est tout unie. Ils sont ordinairement au nombre de trois , et disposés en triangle sur le sommet de la tête. Dans la plupart des insectes aptères et des larves de ceux qui sont ailés, ils remplacent les précédents, et sont souvent réunis en groupe ; à en juger par ceux des arachnides, ils devraient être propres à la vision.

La bouche des insectes à six pieds est , en général, composée de six pièces principales, dont quatre latérales , disposées par paires , et se mouvant transversalement ; les deux autres , opposées l’une à l’autre, dans un sens contraire à celui des précédentes , remplissent les vides compris entre elles : l’une est située au-dessus de la paire supérieure , et l’autre au-dessous de l’inférieure. Dans les insectes broyeurs ou qui se nourrissent de matières solides , les quatre pièces latérales font l’office de mâchoires, et les deux autres sont considérées

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Comme des lèvres ; mais comme nous Lavons déjà observé , les deux mâchoires supérieures ont été distinguées par la dénomination particulière de mandibules j les deux autres ont seules conservé celle de mâchoires ; elles ont d’ailleurs un ou deux filets articulés, qu’on appelle palpes ou antennules , caractère que n’offrent jamais, dans cette classe , les mandibules. Leur extrémité se termine souvent par deux divisions ou lobes , dont l’extérieure est nommée, dans l’ordre des orthoptères , galète. Nous avons encore dit qu’on était convenu d’appeler labre la lèvre supérieure. L’autre, ou la lèvre proprement dite, est formée de deux parties; l’une plus solide et inférieure est le menton j la supérieure ; et qui porte le plus souvent deux palpes, est la languette (1). '

Dans les insectes suceurs , ou ceux qui ne pren*

(i) Voyez ce que nous avons dit à cet égard dans îeS généralités qui precedent F exposition particulière de chaque classe. La lèvre inférieure ne nous paraît être qu’une modification des secondes mâchoires des crustacés décapodes, combinée avec leur languette. Les changements qu’éprouvent graduellement ces parties dans les crustacés , les arachnides et myriapodes, nous donnent lieu de le présumer. Dans cette hypothèse, les six pieds thoraciques seraient les analogues des pieds-mâchoires , et cela a déjà été reconnu par rapport aux crustacés du genre apus. Dès lors les cinq premiers segments de l’abdomen des insectes hexapodes représenteraient ceux qui, dans les crustacés décapodes, portent les pieds proprement dits, ou bien les troisièmes et les quatre suivants des crustacés amphipodes et isopodes. Tous les travaux qu'on a publiés sur le thorax des insectes , quoique très utiles et très recommandables d’ailleurs , subiront nécessairement des changements essentiels , lorsqu’on comparera cette partie du corps dans les trois classes des animaux articulés et à pieds articulés. La nomenclature est loin d’être fixée à cet égard.

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nent que des aliments fluides , ces divers organes de la manducation se présentent sous deux sortes de modifications générales : dans la première , les mandibules et les mâchoires sont remplacées par de petites lames en forme de soies ou de lancettes , composant , par leur réunion , une sorte de suçoir, qui est reçu dans une gaine tenant lieu de lèvre, soit cylindrique ou conique et articulée en forme de bec ( le rostre ) , soit membraneuse ou charnue , inarticulée et terminée par deux lèvres ( la trompe ). Le labre est triangulaire , voûté, et recouvre la base du suçoir. Dans la seconde sorte d’organisation , le labre el les mandibules sont presque oblitérés ou extrêmement petits ; la lèvre n’est plus un corps libre et ne se distingue que par la présence de deux palpes, dont elle est le support; les mâchoires ont acquis une longueur extraordinaire , sont transformées en deux filets tubuleux , qui, se réunissant par leurs bords, forment une espèce de trompe, se roulant en spirale, et qu’on nomme langue , mais que , pour éviter tout équivoque , il serait préférable d’appeler spiritrompe (spirignatha) ; son intérieur présente trois canaux, dont celui du milieu est le conduit des sucs nutritifs. A la base de chacun de ces filets est un palpe , ordinairement très petit, et peu apparent.

Les myriapodes ou mille-pieds sont les seuls dont la bouche offre un autre type d’organisation, que j’exposerai en traitant de ces insectes.

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Le tronc (1) des insectes y ou cette portion intermédiaire de leurs corps portant les pieds , est généralement désigné sous îe nom latin de thorax y qu’on a rendu dans notre langue par celui de corselet. Il est composé de trois segments, qu’on n’avait pas d’abord bien distingués, et dont les proportions relatives varient. Tantôt,, comme dans les coléoptères, l’antérieur beaucoup plus grand, séparé du suivant par une articulation , mobile et seul découvert, paraît au . premier coup d’œil composer à lui seul le tronc , et porte le nom de thorax ou corselet ; tantôt , comme dans les hyménoptères, les lépidoptères, etc., beaucoup plus court que le suivant, il a la forme d’un collier ou d’un rebord, et il constitue avec les deux autres un corps commun , tenant à l’abdomen par un pédicule, ou intimement uni avec lui, dans toute sa largeur postérieure , et qu’on appelle encore 1 thorax . Ces distinctions établies à cet égard , étaient ji

(i) Cette dénomination est ici synonyme de celie de thorax. Je pense qu’afin d’éviter tout embarras , il ne faudrait appliquer la première qu’aux insectes aptères de Linnæus , ayant plus de six pieds , et où ces organes J seraient portés sur des segments propres, c’est-à-dire où la tête serait distincte du tronc. A l’égard des crustacés où ces parties du corps se || confondent, le thorax prendrait le nom de thoracide ( thoraciJa ), et celui de céphalothorax ( céphalothorax ) , quant aux arachnides , animaux pré- I sentant le même caractère , mais où le tronc ou thorax est plus simple et muni d’appendices moins nombreux. Les entomoslracés se rapprochent même, sous ce rapport , de ces derniers animaux ; mais comme ils appartiennent à une autre classe , l’on conserverait encore pour eux l’ exprès- : sion de thoracide ,• celle de thorax serait exclusivement réservée aux inj sectes hexapodes.

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