INSECTES SUCEURS
ticles, dont le dernier se termine par deux crochets alongés; les deux pieds antérieurs sont presque insérés sous la tête , et le bec se trouve dans leur entre-deux.
Le mâle est placé, dans Eaçcoupîement , sous sa femelle , de manière que leurs têtes sont en regard. La femelle pond une douzaine d’œufs , blancs et un peu visqueux ; il en sort de petites larves sans pieds , très alongées , semblables à de petits vers, très vives, se roulant en cercle ou en spirale, serpentant dans leur marche; d’abord blanches et ensuite rougeâtres. Leur corps est composé d’une tête écailleuse, sans yeux, portant deux très petites antennes , et de treize segments , ayant de petites fondes de poils, avec deux espèces de crochets au bout du dernier. Leur bouche offre quelques petites pièces mobiles, dont ces larves font usage pour se pousser en avant. Après avoir demeuré une douzaine de jours sous cette forme, les larves se renferment dans une petite coque soyeuse, où elles deviennent nymphes , et dont elles sortent en état parfait au bout d’un espace de temps de la même durée.
Chacun connaît la Puce commune ( Pulex irritons , L.), Rœs., 1ns., 11, n, ïv, qui se nourrit du sang de l’homme , du chien, du chat; sa larve habite parmi les ordures, sous les ongles des hommes malpropres, dans les nids des ij oiseaux, surtout des pigeons, s’attachan t au cou de leurs |i petits, et les suçant au point de devenir toute rouge.
|i La Puce pénétrante (Pul. pénétrons , L.), Catesb., Caro!.,
III, x, 3 (i), forme probablement un genre particulier. Son 1 bec est de la longueur du corps. Elle est connue en Amérique sous le nom de Chique. Elle s’introduit sous les I ongles des pieds et sous la peau du talon , et y acquiert bientôt le volume d’un petit poids par le prompt accrois-
| (i) M. Dumëril a donne une excellente figure de cet animal, dans
j son ouvragé intitulé : Considérations générales sur la classe des insectes; i et dans la Dictionnaire des sciences naturelles.
sement des œufs qu'elle porte dans un sac membraneux sous le ventre.
La famille nombreuse à laquelle elle donne naissance occasione, par son séjour dans la plaie, un ulcère malin difficile à détruire, et quelquefois mortel. On est peu exposé à cette incommodité fâcheuse si on a soin de se laver souvent, et surtout si l’on se frotte les pieds avec des feuilles de tabac broyées, avec le roucou et d’autres plantes âcres et amères. Les Nègres savent extraire avec adresse l’animal de la partie du corps où il s’est établi.
Divers quadrupèdes et oiseaux nourrissent des puces qui paraissent différer spécifiquement des deux précédentes.