LE CINQUIÈME ORDRE DES INSECTES
LesCOLÉOPTÈRES(Coleoptera;— - Eleutherata.'Fab.),
Ont quatre ailes, dont les deux supérieures crustaeées, en forme d’écailles, horizontales, et se joignant au bord interne par une ligne droite; des mandibules et des mâchoires; et les ailes inférieures pliées seulement en travers , et recouvertes par les deux autres, qui leur forment des sortes d’étuis , et que l’on désigne sous ce nom ou par celui d’élytre (i).
Iis sont, de tous les insectes, les plus nombreux et les mieux connus. Les formes singulières, les couleurs brillantes ou agréables que présentent plusieurs de leurs espèces, le volume de leur corps, la consistance plus solide de leurs téguments, qui rend leur conservation plus facile , les avantages
(i) Voyez, pour les caractères anatomiques des insectes de cet ordre , les Annales des sciences naturelles , tome VIII, pag. 36, où M. Dufour en présente un résume.
nombreux que l’étude retire de la variété de formes de leurs organes extérieurs, etc. , leur ont mérité l’attention particulière des naturalistes.
Leur tête offre deux antennes de formes variées , et dont le nombre des articles est presque toujours de onze ; deux yeux à facettes, point d’yeux lisses ( i) ; et une bouche composée d’un labre, de deux mandibules, le plus souvent de consistance écailleuse, de deux mâchoires, portant chacune un ou deux palpes., et d’une lèvre formée de deux pièces, le menton et la languette, et accompagnée de deux palpes, ordinairement insérés sur cette dernière pièce. Ceux des mâchoires, ou leurs extérieurs, lorsqu’elles en portent deux, n’ont jamais au-delà | de quatre articles ; ceux de la lèvre n’en ont ordinairement que trois.
Le segment antérieur du tronc, ou celui qui est I au-devant des ailes , et qu’on nomme habituellement le corselet, porte la première paire de pieds, et |j surpasse de beaucoup, en étendue, les deux autres | segments (2). Ceux-ci s’unissent étroitement avec j la base de l’abdomen, et leur partie inférieure, ou la poitrine , sert d’attache aux deux autres paires de ij : — -
| (1) On a aperçu dans quelques brachéîytres deux petits points jau-
| nàtres, que Ton a pris pour des yeux lisses, mais, à ce que je pense , j sans examen approfondi, d’autant plus que les forficules, genre d'orthoptères le plus voisin des coléoptères, n’en offrent point, j (2) La membrane intérieure offre, de chaque côté , par derrière , un j stigmate, caractère qu’on n'avait pas encore, à ce que je crois, retnar- ! qué, mais dont l’existence était présumable.