‹ Les crustacés, les arachnides et les insectesChapitre 73 sur 85 · FAMILLE DES BR ACHÉLYTRES. 4 5 I · texte numérisé non relu

FAMILLE DES BR ACHÉLYTRES. 4 5 I

La seconde famille des Coléoptères pentamères,

Les BRACHÉLYTRES, Cuv. (Microptera, Gravenliorst.)

N’ont qu’un palpe aux mâchoires, ou quatre en tout ; les antennes, tantôt d’égale épaisseur , tantôt un peu plus grosses vers le bout, sont ordinairement composées d’articles en forme de grains ou lenticulaires ; les étuis’ sont beaucoup plus courts que le corps, qui est étroit et alongé, avec les hanches des deux pieds antérieurs très grandes, et deux vésicules près de l’anus, que l’animal fait sortir à son gré.

Ces coléoptères composent le genre

Staphylin (Staphylinus) de Linnæus.

j On les a considérés comme faisant le passage des co~

| léoptères aux forficules ou perce-oreilles , premier genre de l’ordre suivant. Sous quelques rapports, ils avoisinent encore les insectes de la famille précédente, et sous | plusieurs autres les boucliers, les néerophores, genre | de la quatrième. Ils ont, le plus souvent, la tête grande et aplatie^ de fortes mandibules , des antennes

berr, Synon. insect. Il, n° 55. On trouve encore aux environs cle Parisîes ; Gyrins minutus et bicolor deFabricius. Les espèces les plus grandes, et toutes exotiques, n’ont .pas d’ écusson sensible, et leurs palpes ne sont j qu’au nombre de quatre.

M. Mac Leay fils (Ànnul. javan., I,pag. 3o), forme un genre propre ,

Isous le nom de DinFutes , avec des espèces dont le labre n’est point cille', dont les palpes sont en massue , qui ont les pieds ante'rieurs de la longueur du corps , et les antennes termine'es un peu en pointe. Il ne mentionne j qu’une seule espèce (. Politiis }.

courtes, le corselet aussi large que l'abdomen , les étuis tronqués à leur extrémité, et recouvrant néanmoins les ailes, qui conservent leur étendue ordinaire. Les demi-anneaux du dessus de l’abdomen sont aussi écailleux que les inférieurs. Les vésicules de l’anus consistent en deux pointes coniques et velues que l’animal fait sortir et rentrer à volonté; il s’en échappe une vapeur subtile, et qui , dans quelques espèces, sent fortement l’éther sulfurique. M. Léon Dufour ( Annales des sciences natur. , t. vin, pag, 16 ) a donné la description de l’appareil qui la produit. Le dernier segment de l’abdomen, celui où est l’anus, se prolonge et se termine en j pointe.

Ces coléoptères, lorsqu’on les touche ou qu’ils courent, relèvent le bout de leur abdomen et lui donnent toute sorte d’inflexions. Ils s’en servent aussi pour pousser leurs j ailes sous les étuis et les y faire rentrer. Les deux pieds antérieurs ont souvent les tarses larges et dilatés ; leurs hanches , ainsi que celles des pieds intermédiaires, sont fort grandes. Ils vivent, pour la plupart, dans la terre, le fumier, les matières excrémentielles ; d’autres se trouvent dans les champignons, la carie ou les plaies des ar- j bres, sous les pierres; quelques-uns n’habitent que les lieux aquatiques. On en connaît encore, mais de très petits , qui se tiennent sur les fleurs. Tous sont voraces, marchent d’une grande vitesse, et prennent vol très promptement.

Leurs larves ressemblent beaucoup à l’insecte parfait; elles ont la forme d’un cône alongé, dont la base ou la partie la plus épaisse est occupée par la tête, qui est très grande; le dernier anneau se prolonge en manière de tube, et est accompagné de deux appendices coniques et velus. Ces larves se nourrissent des mêmes matières que l’insecte dans son dernier état.

Le premier estomac des stapliyîins est petit et sans

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plis; le deuxième très long et très velu; l’intestin est très court (i).

Ce genre est considérable. Nous le divisons en cinq sections. La première, celle des Fïssilabres (Fissilabra) , a la tête entièrement nue et séparée du corselet, qui est tantôt carré ou en demi ovale , tantôt arrondi ou en cœur tronqué, par un cou ou un étranglement visible. Le labre est profondément divisé en deux lobes. Tels sont :

Les Oxypores. ( Oxyporits, Fab. )

Dont les palpes maxillaires sont filiformes, et les labiaux terminés par un article très grand et en croissant.

Les antennes sont grosses, perfoliées et comprimées. Les tarses antérieurs ne sont point dilatés; le dernier article et le second ensuite sont les plus longs, lis vivent dans les bolets et les agarics.

ÙO .roux [S tapir/ linus rufus7 Lin.) , Panz.,Faun. insecF Gérai.', XVI, 19, long d’environ trois lignes , fauve, avec la 'tête, la poitrine , l’extrémité et le bord intérieur des étuis, ainsi que l’anus, noirs(2).

Les Astrapees. (Astrapætjs. Gravé)

Gilles quatre palpes sont terminés par un article plus grand et presque triangulaire. Les tarses antérieurs sont très dilatés; ïe premier et les dernier articles sont le plus longs (3).

\ (1) Selon M. Dufour , leur canal alimentaire ne diffère essentiellement de celui des coléoptères carnassiers que par l’absence du jabot. Leurs vaisseaux biliaires sont insérés sur un même point latéral, et, dans quelques espèces au moins, offrent, vers leur milieu, un nœud ou une vésicule,

! ce qu’on ne remarque dans aucun insecte Leur appareil générateur dif- | fère beaucoup de celui des coléoptères carnassiers ( Voyez Annal, des il sc. nat. (octobre, 1825).

. (2) Ajou tez O. maxiüosus , Fab. ; Panz. , ibid. , 20. Les autres Oxy-

ij pores de Fabricius appartiennent à des sous-genres de notre quatrième i section. Voyez Olivier, Encyclop. méthod., genre Oxy-pore, et M. Gra- J venborst , Coleoptera micropterci.

(3) Slaphylinus ulmi , Qliv. 5 B.oss. , Faun. etrusc. , î, v, 6; Panz., ibid. , LXXXYIII , 4 ; Latr, , Gener. crust. et insect. , 1 , 284.

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