TOME î
L’extrémité antérieure de la tête forme un petit museau. Le dessus du corps est plan, avec le corselet trapézoïde, presque aussi large que la tête, un peu rétréci postérieurement.
Les Wotiofhiles. ( Notiophilits. Dumér. — Elaphrus. Fab. , Qliv. ) (i)
Notre seconde division générale de cette tribu, lesSuBULi palpes ( Subulipalpi ) , est distinguée de la précédente par la forme des palpes extérieurs, dont l’avant-dernier article, en forme de cône renversé, se réunit avec le suivant, et compose avec lui un corps commun ovalaire ou en fuseau , terminé, soit insensiblement ^ soit subitement , en pointe ou en manière d’alène. Les deux jambes antérieures sont toujours échancrées au côté interne. Ces insectes ressemblent beaucoup aux derniers, tant pour les formes que pour lamanière de vivre.
Les Bembidions. ( Bembidion. Latr, — Bembidium, Gyllenh., Dejean. )
Ont l’avant-dernier article des palpes extérieurs grand , renfle, en forme de toupie, et le dernier beaucoup plus grêle, très court, conique ou aciculaire. Le premier article des deux tarses antérieurs est dilaté dans les mâles.
MM. Ziégler et Megerle ont divisé ce sous-genre en plusieurs autres (2) , mais sans en donner les caractères et en se
(1) Cicindela acjualica , Lin. 5 Elaphrus ac/ualicus, Fab. ; Panz., Faun. 1 2 însect. Gérai. , XX, 3 ; — Elaphrus biguttatus , Fab. , et auquel M. le comte Dejean rapporte son C. semipunctatus, Consultez îe Species de ce dernier, II, p. 276 et suiv.
(2) Ce sous-genre peut se diviser ainsi. Les uns ont le corselet moins j déprimé, aussi long au moins que large, beaucoup plus étroit postérieurement qu’en devant, en cœur tronqué, à angles postérieurs très courts ou peu prolongés.
Ceux où cette partie du corps n’offre aux angles postérieurs aucune I j impression bien marquée , et dont les yeux sont très gros et font paraître 1 la tète un peu plus large que le corselet , forment le G. tachypus de . M. Megerle.
Ceux dont les yeux, ainsi que dans tous les suivants , ont moins de *
fondant uniquement, à ce qu’il paraît, d’après les changements de formes du corselet.
L’espèce suivante est rangée par M. le comte Dejean avec ses tachypes.
Le B. à pieds-jaunes ( Cicindela flavipes. Lin. ) Panz. Faun. insect. Germ. XX, très semblable à l’élaplire des rivages, long de deux lignes ; corselet un peu plus étroit que la tête , en forme de cœur tronqué , aussi long que large ; yeux gros ; dessous du corps d’un vert-noirâtre ; dessus bronzé, marbré de rougecuivreux ; deux gros points enfoncés près de la suture, sur chaque étui ; base des antennes , palpes et pieds jaunâtres. — Très commun aux environs de Paris (i).
saillie , de manière que le corselet n’est pas plus large que la tête , mais offre d’ailleurs les mêmes caractères, sont les Bembidiums proprement dits de M. le comte Dejean.
Avec M. Megerle, il range dans le genre Lopha , ceux dont le corseletayant la même forme et les mêmes proportions, offre, à chaque angle postérieur, une impression bien prononcée , de sorte que ces angles sont bien rebordés.
Les autres Bembidions ont* le corps plus aplati, le corselet plus large quelong, et proportionnellement moinsrétréci postérieurement; ses angles postérieurs ont toujours une forte impression et une petite carène oblique.
Des espèces dontle corselet, quoique rétréci pi'ès des angles postérieurs, l’est cependant moins que dans les autres , de sorte que le bord postérieur n’est guère plus étroit que l’antérieur , composent lé genre Notaphus du même et de M. Megerle.
J Parmi celles dont le corselet est notablement rétréci en arrière, tantôt il sa longueur est seulement un peu plus grande que sa largeur et il est en Il forme de cœur tronque; tels sont les Peryphus de ces savants. Tantôt,
|j beaucoup plus court proportionnellement , sa forme se rapproche de ■celle d’une coupe ou d’un coeur vlrès évasé; dans quelques-uns même, il est I arrondi aux angles postérieurs. Ces espèces constituent, pour eux, le
I genre Leja. Les Tachypes , à raison de la saillie extraordinaire de leurs jj yeux, de leurs autres rapports avec les Élaphres, sont assez distincts ;
II mais il n’en est pas ainsi des au tres genres : il est impossible de les signaler
i par des caractères rigoureux. Ceux que l’on pourrait tirer des longueurs 1 respectives et comparées des second et troisième articles des antennes jj m’ont encore paru incertains. Voyez le Calai, de la coîl. des coléopt. de 3 M. Dejean.
(i) Ajoutez Ccirabus Iricolo r, ïab. ; — ejusd. , C, inode s tus ,—cuvsor.
Les Tréchus. (Trechus. Clairv. )
Qui ont le dernier article de leurs palpes extérieurs aussi long ou plus long que le précédent, de sa grosseur à son origine , de sorte que ces deux articles forment réunis un corps en fuseau(i).
Les Coléoptères pentamères carnassiers aquatiques forment une troisième tribu , celle des Hydrocanthares ( Hydrocanthari , Lat. ) ou des Nageurs.
Elle a des pieds propres à la natation ; les quatre derniers sont comprimés, ciliés ou en forme de lame, et les deux derniers sont éloignés des autres; les mandibules sont presque entièrement recouvertes;
— bi-guttatus , — quatuor- guttatus , — guttula ; — C. minutus , Panz. , Faun. insect. Germ. , XXXVIII , io ; — C . pygmœus, F. ; Panz. , ibid. ,
1 1 ; — C. articulalus , Panz. , ibid. , XXX , 21 ; — Cicindela quadrimaculata , Lin.; Carabus pulchellus , Panz., ibid ., XXXVIII, 85 XL , 5 ; — C. doris , Panz. , ibid. , 9 ; — - Elaphrus rupestris , Fab. ; Panz. , ibid. , XL, 6 ; — C. déco rus, Panz. , ibid. , LXXÏII, 4 J — C. ustulatus , Lin. ; Panz., ibid., XL, 7, 95 — C. bi-punctatus , Lin. ; Oliv., col. III,
35, xiv, i63; — Elaphrus rufcollis , Panz., ibid. , XXXVIII, 21;
— Elaphrus impressus , F. ; Panz. , ibid. , XL, 8; — ■ Elaphrus paludosus -, ibid. , XX , 4»
(1) Trechus rubens , Cïairv. , Entom. belv. , II, 11 , B , b. Le Carabus meridianus , qu’il représente même planche , A, a, est un sténolophe. — Carabus micros , Panz., Faun. insect. Germ., XL, — Le G. masoreus de MM. Ziégler et Dejean , me paraît avoisiner celui de Trechus. L’espèce sur laquelle ii est fondé est très voisine de ¥ Harpalus collaris de M. GyllenÜall. Les palpes maxillaires se terminent , .ainsi que ceux des' S Tréchus, en manière de fuseau 5 seulement Pavant dernier article est beaucoup plus court que le suivant. Les tarses antérieurs sont légèrement dilatés dans les mâles. Cet insecte semble lier les Tréchus avec diverses petites espèces de sténolophes de M. Dejean.
Ses Beemus (j Blemus') des mêmes naturalistes sont des espèces de Trechus plus étroits et plus aiongés, à corselet subisométrique, en forme, de triangle renversé et tronqué, et à mandibules notablement plus' grandes et prolongées au-delà du labre. On les trouve sous des pierres, sur nos j côtes maritimes ou dans ’a mer même.
FAMILLE DES CARNASSIERS. /j2 5
Le corps est ton jours ovale ,ravee les yeux peu saillants et le corselet beaucoup plus large que long. Le crochet qui termine les mâchoires est arqué dès sa hase; ceux du bout des tarses sont souvent inégaux..
Ces insectes composent; les genres Djtiscus et Gjrinus de Geoffroy. Ils passent le premier et le dernier état de leur vie dans les eaux douces et tranquilles des lacs, des marais, des étangs, etc. Ils nagent très bien et se rendent de temps en temps à la surface pour respirer. Ils y remontent aisément en tenant leurs pieds en repos et se laissant flotter. Leur corps étant renversé, iis élèvent un peu leur derrière hors de l’eau, soulèvent l’extrémité de leurs étuis ou inclinent le bout de leur abdomen , afin que l’air s’insinue dans les stigmates | qu’ils recouvrent , et de là dans les trachées. Ils || sont très voraces et se nourrissent des petits anb maux qui font, comme eux, leur séjour habituel dans cet élément. Ils ne s’en éloignent que pendant jj la nuit on à son approche. Lorsqu’on les retire de l’eau, ils répandent une odeur des plus nauséabondes. La lumière les attire quelquefois dans l’inté rieur des maisons.
ij Leurs larves ont le corps long et étroit , composé de douze anneaux , dont le premier plus grand,
| avec la tête forte et offrant deux mandibules puissantes , courbées en arc et percées près de leur pointe, de petites antennes, des palpes, et de ! chaque côté six yeux lisses rapprochés. Elles ont
six pieds assez longs , souvent frangés de poils , et terminés par deux petits ongles. Elles sont agiles carnassières, et respirent soit par Fanus, soit par des espèces de nageoires, imitant des branchies. Elles sortent, de l’eau pour se métamorphoser en nymphes.
Cette tribu se compose de deux genres principaux.
Les Dytisques. (Dytiscüs. GeofT. )
Qui ont des antennes en filets plus longues que la tête, deux yeux, les pieds antérieurs plus courts que les suivants, et les derniers terminés le plus souvent par un tarse comprimé , allant en pointe (1). Ils nagent avec beaucoup de vitesse, à l’aide de leurs pieds garnis de franges de longs poils , et particulièrement des deux derniers. Ils s’élancent sur les autres insectes , les vers aquatiques, etc. Dans la plupart des mâles, les quatre tarses antérieurs ont leurs trois premiers articles élargis et spongieux en dessous; ceux de la première paire sont surtout très remarquables dans les grandes espèces; ces trois articles y forment une grande palette , dont la surface inférieure est couverte de petits corps, les uns en papilles, les autres plus grands , en forme de godets ou de suçoirs, etc. Quelques femelles se distinguent de leurs mâles par. les étuis sillonnés. Les larves ont le corps composé de onze à douze anneaux et recouverts d’une plaque écailleuse ; elles sont longues , ventrues au milieu , plus
(i) Selon M. Léon Dufour , leur jabot se termine en arrière par un bourrelet annulaire, caractère qu’on n’observe pas dans la tribu précédente. Leur cæcum forme une vessie natatoire. Leur poitrine renferme une ou deux utricules pneumatiques , tandis que les trachées des autres parties sont tubulaires. Le tissu adipeux splanchnique a les caractères d’un véritable épiploon ou d’un mésentère. Leurs stigmates diffèrent aussi de ceux des carnassiers terrestres.
grêles aux deux extrémités , particulièrement en arrière > Ai les dern iers anneaux formen l un cône alongé, garni su r les côtés d'une frange de poils flottants , avec lesquels ranimai pousse l’eau et fait avancer son corps, qui est terminé ordinairement par deux filets coniques , barbus et mobiles. Dans l’entre-deux sont deux petits corps cylindriques, percés d’un trou à leur extrémité $ et qui sont des conduits aériens, auxquels aboutissent les deux {radiées ; on distingue cependant sur les côtés de l’ab domen des stigmates. La tête est grande, ovale, attachée au corselet par un cou , avec des mandibules très arquées, et sous l’extrémité desquelles De Géer a aperçu une fente longitudinale; de sorte qu’à cet égard ces organes ressemblent aux mandibules des larves de fourmis-lions y et servent de suçoirs; la bouche offre néan moiris des mâchoires et une lèvre avec des palpes. Les trois premiers anneaux portent chacun une paire de pattes assez longues , dont la jambe elle tarse sont bordés de poils, qui sont encore utiles à la natation. Le premier anneau est plus grand ou plus long , et défendu en dessous, aussi -bien qu'en dessus, par une plaque écailleuse.
Ces larves se suspendent à la surface de l’eau au.- -moyen des deux appendices latéraux du bout de leur queue , et qu’elles tiennent à sec. Lorsqu’elles veulent changer su bitement de place , elles donnent à leur corps un mouvement prompt et vermiculaire , et battent l’eau avec leur queue. Elles se nourrissent plus particulièrement des larves de libellules, de celles des cousins et des stipules, et d’aselles. Lorsque le temps de leur transformation est venu, elles quittent l’eau, gagnent le rivage et s’enfoncent dans la terre; mais il faut qu’elle soit toujours mouillée ou très humide. Elles s'y pratiquent une cavité ovale et s’y renferment.
Suivant Rœseî, les œufs du 'dytisque bordé éclosent dix à douze jours après la ponté. Au bout de quatre à cinq ,
la larve a déjà quatre à cinq lignes de long , et mue pour la première fois. Le second changement de peau à. lieu au bout d*un intervalle de même durée, et l’animal est une fois plus grand. La longueur de deux pouces est le terme de son accroissement. En été, on en a vu se changer en nymphe au bout de quinze jours , et en insecte parfait quinze ou vingt jours après. Outre le cloaque des insectes de cette famille, les dy tisques ont un cæcum assez long, qui s’aperçoit dès l’état de larve.
Ce grand genre se subdivise comme il suit :
Lès uns ont les antennes composées de onze articles distincts, les palpes extérieurs filiformes ou un peu plus gros vers leur extrémité, et la base de leurs pieds postérieurs, ainsi que celle des autres découverte.
Tantôt -l'épaisseur des antennes diminue graduellement depuis leur origine jusqu’à leur extrémité; le dernier article des palpes labiaux est simplement obtus à son extrémité, sans échancrure. Tels sont
Les Dytisques proprement dits. (Dytisgus. )
Dont tous les tarses ont cinq articles très distincts, et dont les deux antérieurs ont, dans les mâles, les trois premiers articles très larges, et formant ensemble une palette, soit ovale et transverse, soit orbiculaire.
Le IJ. très large {JD. latissimus , Lin.), Panz. , Faun. insect. Gérai. , LXXXVi, i, long de près d'un pouce et demi , et très distinct par la dilatation comprimée et tranchante delà marge extérieure des étuis, dont le- rebord est jaunâtre; corselet bordé tout autour de la même* couleur; étuis sillonnés et à côtes dans la femelle-. Dans le département des Vosges , -au nord de l'Europe et en Allemagne.
Le j D. borde' ( D . marginalis , Lin.), Panz., ibid. , 3, d'un quart environ plus petit, ayant aussi une bordure jaunâtre tout autour du corselet, et une ligne de la même couleur sur le bord extérieur et non dilaté des étuis; ceux delà femelle sillonnés depuis leur base jusqu’aux deux tiers environ de leur longueur.
Fabricius dit que , renversé sur le dos , il se rétablit , en sautant, dans sa position ordinaire.
Espcr conservait depuis trois ans et demi , dans un grand bocal de verre, un dytisque bordé et toujours bien portant, il lui donnait chaque semaine, et quelquefois plus souvent , gros comme une noisette, du bœuf cru, sur lequel il se jetait avec avidité, et dont il suçait le sang de la manière la plus complète. Il peut jeûner au moins quatre semaines. Il tue Fhydrophiie brun , quoiqu’une fois plus grand que lui , en le perçant entre la tête et le corselet , la seule partie du corps qui est sans défense. Suivant Esper, il est sensible aux changements de Tatmosphère , et les indique par la hauteur à laquelle il se tient dans le bocal.
- Le D. de Rœsel ( D. Rœselii , Fab. ) , Kœs. , Snsect. ,11, Aquat. , class. I, u, plus étroit ou plus ovale, et plus déprimé que les précédents; bord extérieur du corselet et des étuis jaunâtre; ces étuis très finement striés dans la femelle. Aux environs de Paris et en Allemagne.
Le' Z?, a antennes en scie ( D. serricornis , Payk. , Nov. act. Acad, scient. Stockh. , XX, i , 3.) très singulier par la forme anomale des antennes du mâle, dont les quatre derniers articles forment une masse comprimée et dentée eh scie(i).
(i) Le docteur Lee ch a fondé sur ce caractère son genre Agabus (Zooh miscell. III, pag. 69 et 72). Quelques légères différences dans îa forme elles proportions relatives des articles des palpes . maxillaires extérieurs Font aussi déterminé à en établir quelques autres , telles que ceux d’IÏYdatîcus ( D. Hybneri , transversale , slagnalis , 4 -vitlalus); d’Acimus (D. sulccitus) , et de Trogus (Z>. latérale). Le dernier seul pourrait être conservé , à raison de quelques autres caractères. Les pieds postérieurs ont les jambes courtes, très larges, et leurs tarses ne sont terminés que par un seul crochet. Aux espèces décrites ci-dessus, ajoutez D. sulcatus , Fab.; Clairv. , Entom. helv. , Il , xx ; — D. costalis , Oliv. , col. III, 4° ? 1, 7 ; — D. pnnetatus , ibid., 1,6, b, et 1, e; — D. aciculatus , ibid., 111, 3o; — D. lœvigalus , ibid. , 28 ;—D. tripunctatus , ibid., r2.l\\—Rujicollis „ ibid. , 11 , 20 ^ — ■ D. vütaius , ibid. , 1 , 5 ; — D. griseus , ibid. 11,12 »
D. siicticus, ibid, 11 , 11 ; — D. circumflcxus . F.
LeS COLYIVLBETES. ( COLYMBETES. Clail’V.)
Dont tous les tarses ont aussi cinq articles très distincts, mais dont les quatre antérieurs ont, dans les mâles, leurs trois premiers articles presque également dilatés, et ne for mant ensemble qu’une petite palette en carré long; leurs, antennes sont au moins de la longueur de la tête et du cor selet. Le corps est parfaitement ov ale, a plus de largeur que^ de hauteur; les yeux ne sont point ou peu saillants (i).
Les Hygrobies. ( Hygrobia. Lat. — Hydraclma. Fab., Clairv.
— Pœlobius. Schœnh.)
Qui ont encore des tarses à cinq articles distincts, et dont les quatre antérieurs dilatés presque également, à leur base, dans les mâles, en une petite palette en carré long; mais, dont les antennes sont plus courtes que la tête et le corselet ; qui ont le corps ovoïde , très épais dans son milieu, et les yeux saillants (2).
(1) D. fus eus , Panz. , Faun. insect. Germ. , LXXXVI ,5; — D. cine reus , F. ; Panz., ibid. ,XXXI , 11; — D. zonatus , F. ; Panz. , ibid. , XXXVIII- , 3 ; — D. bi-punctcitus , F. ; Panz. ; ibid. , XGI , 6 ; — D. fenestratus , F. ; Panz. , ibid. , XXXVIII, 16; — • D. chcdconatus , F. ; Panz. y ibid. , 17 ; — D. alsr , F. ; Panz. , ibid , 1 5 ; — D. guttatus , Payk. ; Panz., ibid. , XC , 1 ; — D. fulginosus , F.; Panz., ibid. , XXXVIII, 1 4 9 — D. bi-pustulalus , F.; Panz. , ibid. , CI, 2 ; — D stagnalis , F. ; Panz. , ibid. , XCI , 7 ; — D. tr ans ver salis , F. ; Panz. , ibid., LXXXVI, 6; — D. abbreviatus , F.-; Panz., ibid. , XIV , 1 ; — B. maculants , F. ; Panz., ibid. ,7; — D. agilis , F. ; Panz. , ibid. , XC, 2; — D. adspersus, F. ; Panz. , ihid. , XXXVIII, 18; — D. minutas % F. ; Panz. , XXVI, 3, 5; — D. leander , Oliv., ibid. , ni , *5; — D varias , Oliv. , ibid , ,11, 17 ; — D. bimacutatus , Oliv. , ibid. , 18. P oyez Clairville, Entom. belv. , tom. II, genre Colymbètes.
Quelques petites espèces n'ayant point d’écusson distinct, et dont les tarses antérieurs sont peu dilatés dans les mâles , composent le genre La copHiLUs du docteur Leacb. II cite les suivantes : D. hyalinus , Marsli. ; - — D. interrup'ius , Panz ? — D. minulus , Lin. ; — D. marmoreus , Oliv. Voyez son Zool. miscell. , III , pag. 72.
(2) Hydrachna Hermanni , Fab.; Latr. , Gen. crust. et insect. ; I , vi, 5; Clairv. , Entom. helv, II, xxvn A, a: -—H. ulsinosa, Clair v, , ibid. , B, b.
Ces insectes et les Haiîples forment, dans la méthode de M. Lcaoh
FAMILLE pES CARNASSIERS. 427
Les Hydropores. ( Hydroporus. Clairv. — Hyphydrus. Lat., Schœnh. )
Dont les quatre tarses antérieurs, presque semblables et spongieux en dessous , dans les deux sexes , n’ont que quatre articles distincts, le quatrième étant nul ou très petit et caché , ainsi qu’une partie du dernier, dans une fissure profonde du troisième.
Ils n*ont point d’écusson apparent (i).
On pourrait en détacher quelques espèces (2) , dont le corps est très bombé ou presque globuleux, et dont le dernier article des quatre tarses antérieures est très petit et peu saillant au-delà du 'précédent ( Hyphydrus . Latr. ). Les autres ont le corps ovale et moins épais (3).
Tantôt les antennes sont un peu dilatées et plus larges vers le milieu de leur longueur • le dernier article des palpes labiaux a une échancrure, et paraît fourchu.
Les Noteres. (Noterus. Clairv.)
L’écusson manque ; les tarses ont cinq articles distincts ; les deux premiers des quatre antérieurs sont dilatés dans les mâles et forment une palette alongée. Le premier article des deux tarses antérieurs est recouvert dans les mêmes
(Zool. miscell. , III, pag. 68) , un groupe particulier , ayant pour caractères : un écusson , tous les pieds propres à la marche, cinq articles à tous les tarses , deux crochets au bout du dernier
Les Hygrobies ont les palpes extérieurs un peu renflés à leur extré -
Imité, deux forts éperons et rapprochés au bout des jambes, et leurs tarses antérieurs susceptibles de se replier sous les jambes , dont ils dépendent.
I (1) Les précédents , à l’exception de quelques petites espèces , en ont un très sensible.
| (2) Les Hydrachnes : gibba, ou ali s , scripta , de Fabricius ; Hyphydrus
I lyratus , Schœnh., Synon. insect. , II , iy , 1.
j| (3) Les Dytiscus : irwequalis , reticulatus , confluens , picipes , pictus , i| geminus , lineatus , halensis , duodeci/n-pustulatus , dors ails , sex-pustu ~ ! la tus , palustris , depressus , liluratus , planus , erythrocephalus , nigrita , j granularis , de Fabricius. Voyez Schoenherr. , Synon. insect. > tom. IJ , l genre Hyphydrus ,■ — Panzer, Index, enlom. , genre Hydroporus y et Clairv. , ! Entour helv, , loin. II . même genre.
individus par un large éperon , en forme de lame. La pièce pectorale, qui porte les derniers pieds, a, de chaque côté, une rainure ou coulisse profonde (i).
Les autres n’ont que dix articles distincts aux antennes ; leurs palpes extérieurs se terminent en alêne ou par un article plus grêle et allant en pointe ; la base de leurs pieds postérieurs est recouverte d’une grande lame en forme de bouclier.
Le corps est bombé en dessous et ovoïde, comme dans les hygrobies; mais ils n’ont point d’écusson, et tous leurs tarses sont filiformes , à cinq articles distincts et presque cylindriques , et ont à peu près la même forme dans les deux sexes. Ce sont :
Les Haliples. (Haliplus. Lat. — Hoplitus. Clairv. — Cueilli do tus. llig.) (a)
Le second genre ou celui
Des Gyrins. (Gyrinus. L.)
Comprend ceux dont les antennes sont en massue,, plus courtes que la tête; les deux premiers pieds sont longs , avancés en forme de bras , et les quatre autres très comprimés , larges et en nageoires. Les yeux sont au nombre de quatre.
Le corps est ovale et ordinairement très luisant* Les antennes, insérées dans une cavité, au devant des yeux, ont le second article prolongé extérieurement , en forme d'oreillette, et les articles suivants (3) , très courts , fort serrés , et se réunissent en une masse, prèsque en forme de fuseau et un peu courbe. La tête est enfoncée dans le corselet jusqu’aux yeux, qui sont
(1) Drtiscus crassicornis , Fab. ; Clairv. , Entom. lielv., II, xxxn.
(2) Les Dytisques : fulvus , impressus , obliquus de Fabricius. Voyez Latreille , Gener. crust. etinsect. , I, pag. 234; Clairv. , Entom. lielv. , tom. Il, genre Hoplitus , XXXI; Pana., Ind. enlom. genus ,'id. , et. Schœnberr. , Synon. insect. , II, 'genre Cnemidolus.
(3) On n’en voit bien que sept, dont le premier et le dernier plus longs.
grands, et partagés par un rebord, de manière qu’il en paraît deux en dessus et deux en dessous. Le labre est arrondi et très cilié en devant. Les palpes sont très petits , et l’intérieur des maxillaires manque ou avorte dans plusieurs espèces , notamment dans les plus grandes. Le corselet est court et transversal. Les élytres sont obtuses ou tronquées au bout postérieur, et laissent à découvert l’anus , qui se termine en pointe. Les deux pieds antérieurs sont grêles, longs, repliés en double et presque à angle droit avec le corps , dans la contraction , et terminés par un tarse fort court, très comprimé, dont le dessous est garni d’une brosse fine et serrée dans les mâles. Les quatre autres sont larges, très minces, comme membraneux, et les articles des tarses fprment de petits feuillets, disposés en falbalas.
Les gyrins sont en général de taille petite ou moyenne. On les voit, depuis les premiers jours du printemps jusqu’à la fin de l’automne, à la surface des eauxdorman tes, etmême sur celles delà mer, souvent assemblés en troupes, y paraître, par PefTet de la lumière, comme des points brillants, nager ou courir avec une extrême agilité, y faire des tours et détours circulaires , obliques et dans toutes les directions, et de là le nom àepuce aquatique, de tourniquet , que des auteurs leur ont donné. Quelquefois ils se reposent sans se donner le moindre mouvement ; mais pour peu qu’on les approche , ils se sauvent I aussitôt à la nage et s’énfoncent dans l’eau avec une grande célérité. Les quatre derniers pieds leur servent d’avirons , et ceux de devant à saisir leur proie Placés à la surface de l’eau , le dessus de leur corps reste toujours à sec, et lorsqu’ils plongent, une petite bulle d’air, semblable à un globe argentin, reste attachée à leur derrière. Si on les saisit, ils font suinter de leur corps | une liqueur laiteuse qui se répand sur lui , et qui produit peut-être cette odeur désagréable et pénétrante qu’ils exhalent alors, et qui se conserve long-temps aux
doigts. Ils s’accouplent sur la surface de l’eau. Quelquefois ils restent au fond , accrochés aux plantes : c’est là aussi probablement qu’ils se cachent pour passer F hiyer (i).
Le G. nageur. ( G. natator. Lin. ) Panz. Faun. Insect. , Germ., III ,. 5 ’7 De Géer , Insect. , IV , xm , 4 ? içp Long de trois lignes , ovale, très glabre, fort luisant , .d’un. noir bronzé en dessus , noir en dessous, avec les pattes fauves. Ecusson triangulaire, très pointu, un peu plus long que large , élytres arrondies au bout, avec des petits points enfoncés, formant des lignes régulières et longitudinales.
La femelle pond ses œufs sur les plantes aquatiques. Ils sont très petits , en forme de petits cylindres, et d’un blanc un peu jaunâtre. La larve a le corps long, effilé , linéaire , composé de treize anneaux , dont les trois premiers portent chacun une paire de pieds. La tête grande, en ovale alongé et très aplatie, offre* les mêmes parties que celles des larves des dytisques ; mais , ici , le quatrième anneau eî les sept suivants ont, de chaque côté , un filet conique, membraneux, flexible et barbu sur ses bords. Le douzième anneau en a quatre semblables, mais beaucoup plus longs, et plus dirigés en arrière. Deux trachées très fines parcourent toute la longueur du corps , et reçoivent de chaque filet un vaisseau artérien. Le dernier anneau du corps est très petit , et terminé par quatre crochets longs et parallèles. Cette larve vit dans Feau , et en sort au commencement d’août pour passer à l’état de nymphe. Elle forme avec une matière qu’elle tire de son corps, et semblable à du papier gris, une petite coque ovale, pointue aux deux bouts, qu’elle fixe aux feuilles de roseau, et o ii elle s’enferme.
Celte espèce est très commune en Europe (2).
(1) M. Léon Dufour a publié dans les Annales des sciences naturelles ('octobre 1824) quelques observations anatomiques sur ces insectes. L’intestin grêle est remarquable par sa longueur. Le cæcum n’est point latéral comme celui des dytisiques. Les organes génitaux mâles diffèrent de eeux des autres carnassiers.
(2) Voyez , pour les autres espèces, Olivier, col. III, n° 41 2» et Scliœn-