‹ Les cuisinièresChapitre 21 sur 29 · SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII

Les Mêmes, CATHEHINE, sa chandelle à la main quelle pose sur la table , et apportant son poêlon niûelle met sur le fourneau.

CATHERINE, entre Victoire et Madelaine.

V'ià ma pâle. Bon jour , les autres , ils ont voulu des

beugnets, c't* idée! Eh bien! j'ai dit, je mangerai des

crêpes , j'ai remis là dedans trois bons jaunes d'œufe, ça

fait que la pâle sera plus légère.

VICTOIRE

C'est étonnant, qui se soyent rais en frais.

THÉRÈSE, riant.

Oui, ça ne leur ^'arrive pas souvent.

CATHERINE

Mais aujourd'hui, ils avaient c't' oncle en question.

THÉRÈSE

Ah ! oui , c'I' onque, ça fait encore une dr<5le de famille.

CATHERINE

Ne m'en parlez pas-, ils me font riie, c'est comme les vôtres, Victoire,

VICTOIRE

Il y a comme ça un tas de gens qui ont des petits xevenus, et qui veulent faire les personnes aisées.

THERESE

Ça fait de la dépense pour paraître, et ça économise

sur les pauvres domestiques, ça f'rait bien mieux d'augmenter nos gages.

MADELAINE

Dites donc , on dit que la vôtre serre les restes dans le buffet , et qu'elle emporte la clef.

THÉRÈSE

Est- ce que je n'ai pas soin de mettre à part ce qu'il me faut : c'est comme vous, on dit que votre maître va lui-même à la cave.

MADELAINE

Ça n'empêche pas qui n'y voye que du feu , et que je ne bois pas de l'eau.

FRANÇOIS

Je vois qu'avec vous, lesmaih'essont en bonnes mains. Laissons-les doue un peu tranquilles, ces pauvres maîtres.

( On frappe à la poriô. ) VICTOIRE.

Entrez.

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