SCÈNE XXVI
Les Mêmes, LA MERE MICHEL.
MÈRE MICHEL, essoufflée.
Ah ! que de monde 1 Victoire, j'ai à te parler.
Parlez, ne vous gênez pa.s, n'y a personne de trop ici.
MÈRE MICHEL
J' te viens dire que c' le place. . .
VICTOIRE
Ah ! j'suis t'arrêlëe ; bon!
MÈRE MICHEL
Non, au contraire; malheureusement, ils ont une cuisinière d'hier; c'est leiu' bouchère qui leur a procurée. M"* Badoulard est désolée ; mais ces bouchères, ça se mêle toujours de ça.
VICTOIRE
3' crois ben , ça y trouve leurs intérêts ; mais ne vous chagrinez pas, maman : justement je n'ai rien dit à ceux-ci.
MÈRE MICHEL
Tu as eu raison j n' faut jamais s' presser comme «lit c'i' autre.
THÉRÈSE, à part.
J'ai bien fait de me presser, moi j elle va jolim-ent être attrapée, ce soir.
VICTOIRE
Allons , allons , à table. Monsieur Lajeunesse , à côté de ,\Jadelaine.
MADEL\INE.
C'est aimable à voua detre venu, monsieur Lajeunesse /
FRANÇOIS
Eh ben ! et moi, qui liens la queue de là poêle !
MÈRE MICHEL
Vous êtes le plus embarrasse, comme dit c't' autre.
( On rit. ) FRANÇOIS , riant.
Ah ! c'est un calera bourg.
2^out le monde se place h table. Toutes lef cliandelles que les cuisinières ont apportées , sont sur la table.
( La Bourguignonne se tient à Vécart. )
VICTOIRE , a la Bourguignonne.
M-^is, placez-vous donc.
( Elle se place au bout de la table, et met son assiette
sur ses genoux. )
FRANÇOIS , distribuant les crêpes.
Y en a assez j servons chaud.