‹ Les cultures coloniales (volume 2)Chapitre 12 sur 14 · FRUITS, LÉGUMES, FLEURS · texte numérisé non relu

FRUITS, LÉGUMES, FLEURS

EMBALLAGES ET EXPÉDITIONS — DÉBOUCHÉS Par E. POHER

Ingénieur agronome. Inspecteur à la Compagnie du Chemin de fer d'Orléans 1912, ! volume in-18 de 500 pages, avec 125 figures PEUR PMR RNA TT Brir: | Gartonné- "ee G fr.

Le commerce des denrées agricoles a pris, dans ces dernières années, un remarquable développement dû non seulement aux efforts de l’agriculteur pour étendre et améliorer ses productions, mais aussi à l’extension considérable de la consommation favorisée par la rapidité des transports.

Ce commérce nouvellement né paraît susceptible de s’accroître encore, par suite des débouchés considérables qui s’ofirent à son activité.

Mais les concurrences se font de plus en plus actives sur le marché international par suite du développement presque général des productions, mais aussi de l’entrée en lice de pays éloignés, à culture extensive, peu coûteuse, favorisée par les récentes applications du froid à la conservation et au transport des produits agricoles alimentaires périssables.

La France avec ses fruits exquis, ses beurres renommés, ses fromages excellents, ses volailles réputées peut cependant lutter avantageusement en développant sa production par des procédés de culture ou de fabrication plus industriels, en transformant les méthodes surannées de vente. Industrialiser la production, commercialiser les ventes, tels sont les moyens avec lesquels l’agriculture française pourra lutter efficacement avec ses concurrents, sur les marchés étrangers.

Mais, pour réussir sur les marchés étrangers, nos agriculteurs et expéditeurs de produits agricoles devront s’adapter aux nécessités modernes, et à l'instar de leurs concurrents étrangers, transformer leurs procédés commerciaux de vente, comme pour certains produits, tel le beurre, ils ont su d’ailleurs modifier leurs procédés de production.

A l’action individuelle souvent impuissante, il y a lieu, dans bien des cas, de substituer l’action collective.

L'éducation commerciale de nos producteurs a été à peu près négligée jusqu'ici, car on ne s’est pas rendu un compte suffisamment exact de son importance.

Dans le but de contribuer à la diffusion des connaissances commerciales indispensables aux agriculteurs M. PonER a pensé qu’il pouvait être utile de résumer à leur intention les diverses notions concernant l’organisation actuelle du commerce agricole, les débouchés, les questions relatives à l'emballage, aux transports et aux améliorations qui paraissent susceptibles d’être apportées dans le commerce des produits agricoles dans notre pays. [1 a réunidans une première partie les diverses notions d’ordre général sur l’organisation de la vente et le fonctionnement des coopératives, sur l'emballage des produits et leur expédition sur les marchés, sur leur conservation ; dans une seconde partie, il a étudié en détail le commerce de cha cune des principales denrées agricoles.

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