‹ Les cultures colonialesChapitre 17 sur 64 · PORT RE PHARE · texte numérisé non relu

PORT RE PHARE

Ro

bita Pepo Lin., le Cucurbita maxima Duch. et le Cucur-. bita moschata Duch. :

Les Cucurbita maxima, dans lesquels rentrent, entre, autres variétés, les potirons et les giraumons, ont de 4 grandes feuilles réniformes, arrondies, toujours peu profondément divisées, couvertes de poils rudes, qui tou- » tefois ne deviennent jamais spinescents ; le pédoncule du fruit est arrondi et devient très épais après la florai-\ son. Les graines sont très lisses. À Les Cucurbita Pepo, auxquels appartiennent les courges proprement dites, les citrouilles et les patissons, ont 1 des feuilles qui sont souvent très profondément décou- ; pées et dont certains poils deviennent spinescents ; le pédoncule du fruit est à section pentagonale ou côtelé, « mais ne s’élargit pas au sommet. Les graines, plus petites que dans l'espèce précédente, sont marginées \ et fréquemment tachetées. : ‘4 Les Cucurbita moschata, qui comprennent notamment. la courge pleine de Naples, sont à tiges coureuses et ont des feuilles poilues, non découpées, mais avec“ des angles sur les hords, tachetées de blanc ; le pédoneule du fruit est à cinq angles ou cinq côtes, mais s’élar-\ git à son sommet. Les graines sont marginées el souvent. pelucheuses, d’un blanc sale. La chair du fruit est plus. ou moins musquée. 4 Ces trois espèces sont depuis longtemps introduites ets cultivées dans les pays chauds. On cultive, par exemple, les giraumons et les potirons aux Antilles Françaises. À. la Réunion, ce qu’on appelle la citrouille du Cap est," d’après M. Jacob de Cordemoy, un Cucurbita mazxima, 4 et la citrouille du pays est un Cucurbita Pepo. Au Ton-. kin, le dua hong des Annamites serait, d'après M. Lan,

une sorte de courge à la moelle, et serait, par consé-

quent, un Cucurbita Pepo. À Madagascar, le Cucurbit@ Pepo est le babalka et le tavo. A Costa-Rica, c'est l'ayote ; et le Cucurbita moschata, plus estimé, eshe le

. sapayo. Au Sénégal, le diombo des Ouoloffs serait un : Cucurbita Pepo, et le banga un Cucurbita maxima.

à tous ces Cucurbita, et l'époque des semis est, par suité, subordonnée aux conditions locales. Lorsque les pluies sont violentes, il est préférable de semer à la fin de | l'hivernage ; le fruit mürit pendant la saison sèche. On peut aussi semer au cours de cette dernière saison, à condition d’arroser fréquemment. L'essentiel est que la floraison ne coïncide pas avec l’époque où les pluies sont abondantes. Au Tonkin, où la saison dure à peu près de mai à novembre, les semis de dua. hong ont lieu en février (qui est le premier mois annamite), et on récolte en mai.

Pour les semis de ces Cucurbita, l'espacement est plus ou moins grand selon que la variété est coureuse ou non, | Ces intervalles varient ordinairement entre 1 et 2 mètres ; on fait des trous assez larges, profonds de 54 centimètres, dans lesquels on apporte du fumier, puis un | peu de terre, et c’est dans cette terre qu’on sème deux | ou trois graines, qu'on recouvre ensuite. Plus tard, on | ne conserve par trou que deux tiges ; et, lorsque ces

| tiges ont à peu près 1%, 50, on les marcotte, c’est-à-dire

qu'on les recouvre de terre aux nœuds, pour provoquer

l’enracinement. La végétation est ainsi plus vigoureuse. IT vaut mieux ne laisser qu'un fruit par tige ; et, dès L que ce fruit est noué, on coupe l'extrémité de la bran- | che, à deux feuilles au-dessus. On supprime ainsi les Lhrameaux axillaires qui pourraient naître.

: Gucumis.

Re Le caractère le plus distinctif des Cucumis est le pro- Mlongement papilleux du connectif staminal ; dans ce genre, en outre, les fleurs mâles, qui sont isolées chez les

En général, les pluies prolongées sont défavorables.

des variétés indigènés restent souvent très petits, et, en * |

est toutefois la seule dont les fruits, arrondis et à côtes :

. d’après M. Pouchat, dans la région de Do-Son, le cay dua gang, mais qui est vraisemblablement une variété appor-w

région que nous citons, sur les terrains qui avoisinent

de janvier, et la maturité a lieu à partir de la fin d'avril,

__. Ja mer est, sans aucun doute, leur: perméabilité, car <'est la trop grande humidité qui est, le plus.:souvent,

Cucurbita, sont ordinairement tanétetiobe : enfin..les . vrilles sont simples. | SF UT

… Quoique le melon (Cucumis Melo Lin.) soit originaire « de la zone tropicale, puisque quelques formes sauvages « existeraient encore dans l'Inde et que, d'autre part, - M. Chevalier croit avoir également trouvé l’une de ces 1 formes primitives (à fruits gros comme une prune) dans M le Soudan occidental, ce n’est guère que sous les climats relativement tempérés que l'espèce a donné naissance M aux variétés de qualité supérieure, à la fois sucrées, savoureuses et odorantes, telles que celles que nous… consommons en France, Dans les pays châuds, les fruits

tout cas, sont généralement de saveur médiocre. : | 1 Au Tonkin, le dua bo et.le dua gang sont, d'après M. Cayla, deux variétés du Cucumis Melo ; la première

peu marquées, sont consommés crus et avec du sucre, comme nos melons ; les fruits allongés du. dua gang sont plutôt un condiment, mangé à la façon des concom « bres. Comme melon, d'autre part, on cultive .encore,w tée, d'Europe. Elle ne réussirait, d’ailleurs, que dans la.

la mer. Les semis sont effectués sur place vers la fin

la plante mourant dès l'apparition des grosses pluies. Il est à remarquer que, à la Réunion, d’après un ren-«

seignement que nous a donné M. Jacob de Cordemoy, «

c'est de même dans les sables du littoral qu’un horticul-" teur cultive depuis longtemps une variété de melon qui -est évidemment encore d'origine européenne.

‘ Le grand avantage de cés sols sablonneux du bord: ‘de.

dans la zone Opens la cause pour enuelle la culture ji du melon ne réussit pas, ou est, en tout cas, très aléatoire et nécessite de grandes précautions. Il est pius difficile, disait Sagot, d'obtenir des melons à Cayenne qu'à Paris. A Costa-Rica, on ne cultive le melon de olor que - dans la zone tempérée.

On sait que, pour la culture en pleine terre des bonnes variétés, on creuse des trous espacés de 1 à 2 mètres, dans lesquels on jette du fumier, puis de la terre ; et on sème quatre ou cinq graines. Plus tard, on ne laisse qu'un ou deux pieds par trou, et on ne conserve enfin sur chacun de ces pieds, qui sont pincés à trois reprises, que deux fruits au plus.

Les concombres (Cucumis sativus L.) sont de végétation bien moins délicate que les melons, et, par suite, de culture beaucoup plus courante dans tous les pays chauds. On les cultive, du reste, à peu près comme ces melons ; on peut pincer deux fois après la quatrième . feuille, pour multiplier les ramifications. Ici, on laisse | chaque pied donner de nombreux fruits, qu'on cueille | au fur et à mesure qu'ils apparaissent. On étête les bran-

ches trop longues. C’est encore une culture de saison sèche.

À Madagascar, le Cucumis sativus est le voantangombahaza des indigènes.

* Aux Antilles Françaises, le concombre connu sous les noms de pelit cornichon, ou petit concombre, ou concombre COTniChON, ou concombre épineux, est le Cucumis |Anguria L. Le fruit, ovoïde, est de la grosseur d’un bœuf et hérissé de pointes arrondies. On le mange cuit ou confit avec du vinaigre. C’est un légume très conmmé en beaucoup de contrées d’ Amérique, d’où il est ik probable qu'il est originaire, malgré les affinités de l'espèce avec le Cucumis prophetarum,. le Cucumis Figarei et le Cucumis pustulatus d'Afrique. Rien ne

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34 MO MENTTRS LÉCUMES à

prouve qu'il ait été apporté dans le Nouveau-Monde par . les nègres, comme on l'a supposé quelquefois.

Citrullus vulgaris Schrad.

La pastèque, ou melon d'eau, vulgairement appelée !

citrouille aux Antilles Françaises, et qui est le dua hau

des Annamites et le tsikiry et le voambahy des malga- ‘4 ches. est originaire d'Afrique. Elle est notamment spon- » tanée, dit M. Chevalier, dans les terrains sablonneux de la zone soudanienne. Suivant les variétés, la pulpe est 1 douce ou amère ;: dans ce dernier cas, la plante est . plutôt cultivée pour ses graines oléagineuses. La chair : des variétés douces est surtout bonne en confiture, où # découpée en tranches qu'on fait macérer pendant quelque temps, avec du sucre, dans de l’eau-de-vie ou du kirsch. On confit aussi les pastèques comme les cédrais. {

La culture est celle des melons, mais on ne pince pas. La terre doit être plus humide que pour les melons. |

Luffa “2 On cultive deux espèces de Lufjfa, bien distinctes par. leurs fruits. À Le Luffa acutangula Roxb, (ou Lujja foetida Cav.), à fruits obovoïdes, avec dix fortes côtes, est la papangaye, ou pipangaye, de la Réunion, le muop iau des Annami-. tes, la liane-torchon des Antilles Françaises (fig. 16). Le Luffa cylindrica Roem. (ou Luffa egyptica Mill.),. à fruits typiquement cylindriques, mais, en tout cas, sans côtes, est le muop ta des Annamites, le torchon des.

‘Antilles Françaises, le paxte du Guatémala.

Les fruits des deux espèces sont consommés lorsqu'ils sont très jeunes. A maturité, la chair devient ferme et fibreuse ; puis, peu à peu, le tissu se déssèche et se désa: grège, et il ne reste plus, en outre des graines, quêé

* l’abondant réseau fibreux, qui, séparé de l'enveloppe, est

… employé comme éponge.

Pour la préparation de ces éponges végétales, c'est le

. Lujfa cylindrica qui convient le mieux. Pour l'alimenta- …. tion, les jeunes fruits du Lujfa acu- | tangula sont, au contraire, ies meit- | leurs, plus tendres et moins fibreux.

« Les deux espèces sont annuelles et . grimpantes, très rameuses. On les cultive souvent sur les tonnelles ou les murs. Les graines sont déposées dans des poquets, à 50 centimètres L de distance environ. On tuteure au : moyen de bambous, si besoin en est.

| La récolte des fruits commence quinze jours ou trois semaines après | la floraison.

Naudin a réalisé, le premier, des

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