‹ Les cultures colonialesChapitre 16 sur 64 · RUE. SE CT : A ENT LT · texte numérisé non relu

RUE. SE CT : A ENT LT

MT Me CR ee LES LÉGUMES

» c’est, par suite, la formation de forts péricarpes qu'il faut rechercher, un des meilleurs engrais serait donc le sulfate de potasse. Ce qui n'empêche que le phosphate basi-

| que (beaucoup mieux que le superphosphate), ainsi que

le nitrate de soude ou le sulfate d’ammoniaque, produt- | sent également, en seconde ligne, un effet très marqué.

En définitive, nous recommanderions, en sol calcaire,

500 kilos de nitrate de soude, 800 kilos de phosphate

basique et 200 kilos de sulfate de potasse, pour un

hectare.

En Egypte, où la culture de la plante est faite en grand, | on sème en mars, en trous distants de 40 à 50 centimè- | tres, et on commence à récolter trois mois environ plus | tard : mais, la floraison se prolongeant assez longtemps, | la cueillette s’échelonne ensuite sur plusieurs mois.

Sechium edule Sw.

Originaire de l'Amérique centrale, cette Cucurbitacée

coup de pays chauds et jusque dans le sud de l'Espagne.

C'est la christophine des Antilles Françaises, la chyaotte Au Mexique, la chouchoute de l'Inde, le chowchou de la Réunion.

. mais, le plus souvent, de 10 à 15 centimètres de longueur “sur 4 à 6 centimètres de largeur, côtelé, parsemé .-de pi- quants plus ou moins nombreux : il est vert ou blan- -châtre à maturité, À l’intérieur est une seule graine.

| Le fruit (fig. 15) est obovoïde, plus ou moins gros, |

+ Cuite, la chair du fruit, qui est blanche, ferme, fécu- “lente, sans saveur prononcée, est un mets excellent, “qu’on fait frire ou farcir, ou qu’on accommode à la sauce blanche ou au gratin. Elle DER être aussi mangée en prete, avec la graine.

| est ‘essenticllement la récolte des fruits jeunes, et que,

est devenue une plante poiagère très cultivée en beau-

‘Pour enlever l'enveloppe verte, on fait bouillir le fruit düns l'eau pendant une heure environ ; la peau est détachée ‘ensuite facilement par lambeaux. | F0 ‘Il'est des chayottes à gros fruits (pesant jusqu'à 1 500 o | él'2 000 grammes) et des chayottes à petits fruits (de 200: à 600 grammes) ; et les uns et les autres sont avec « piquants ou'sans piquants: ‘#5 0) : ‘4 “Pour multiplièr le Sechium edule, qui est vivace et peut vivre une vingtaine d'années si le sol convient, on eñterre le fruit non germé, ou bien après qu'a déjà commencé la germination de l'unique graine qu’il CON=M tient. Cette: germination, en effet, même en dehors du sol;:$e fait spontanément, au bout d’un certain temps ; # Ja: jeune tige sort par l'extrémité la plus grosse, opposée au pédoneule. La terre doit être bien meuble, fraîche, et fortement fumée. ira s A la Réunion, d’après M. Det on sème au,

commencement de l'été, vers octobre, en poquets qui sont,

distants de 6 à 10 mètres si la plante doit ramper, et de 5 à & mètres quand elle grimpe. Il vaut, d’ailleurs, mieux la, faire grimper que ramper, et elle, se prête admirable-

ment à la garniture des tonnelles.. A la Réunion, la, fructification a lieu suriout d'octobre à mars. Les fruits peuvent être conservés pendant plusieurs mois, et par ‘4 suite, être expédiés. | 4

Les jeunes tubercules qui portent les racines soht en- 1 éore un “bon aliment ; : les jéunes pousses sont mangées.

eomme brèdes. Enfin, S un tout autre point de. vue, rap-

Ê pélons que, ‘en isolant la partie fibreuse du péricycle des“

tiges. on obtient une paille blanc argenté, utilisable en 4

ehapellerie ou “pour DU confection d'objets de ‘fantaisie

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rs nombreuses formes de courges cultes a été: | ramenées par Naudin à trois espèces, qui sont le Cucur-

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