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LES FRUITS

Eugenia.

Les Eugenia sont des Myrtacées comme les Psidium." Les trois espèces fruitières à mentionner dans ce genre | sont indigènes en Asie méridionale.

L’'Eugenia malaccensis Lin. est le jamelac des colonies, françaises. C'est le djambou merah de la péninsules malaise, et l'espèce qui s'est le plus propagée en dehorss de son pays d’origine. .C'’est la pomme d'Haïti ou la. pomme de Tahiti des Antilles Françaises. Les fruits, presque sphériques ou turbinés, et de la grosseur d'une petite pomme, sont à surface pourpre foncé et à chair” blanche. Ils ont une légère odeur de rose, mais leur saveur est insignifiante : c'est celle « d’un bon navet ou! d'une mauvaise pomme ». | 1

L'Eugenia Jambos Lin., indigène de l’Inde et de la. péninsule malaise, est le jamerose, et aussi, aux Antils les, la pomme-rose. L'arbre est un peu plus grand que: le précédent. Les fruits sont des baies presque globu“ leuses, de 25 à 50 millimètres de diamètre ; ils ont: encore une odeur de rose, et une saveur un peu fade ets aqueuse. te 3 L'Eugenia Jamboolana Lamk, est le jamelongue ; aux Antilles Françaises, c'est le fété-négresse. Les ‘fruits, ovoides et rouge violet, ne dépassent pas la grosseur. d'un œuf de pigeon. Leur saveur est sucrée et acide; médiocre. È

Tous ces Eugenia fructifient parfaitement en Algérie, au moins dans les endroits bien abrités. Ils aiment les. terres profondes et fraiches; on les multiplie par graines. | 4

A la même famille des Myrtacées appartient le feijoa (Feijoa Sellowiana Berg), du Sud-Amérique, introduit aujourd'hui en d’autres pays et jusque dans le sud de la France. Le fruit ressemble un peu à la goyave, et c'est,

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à cause de sa saveur, la goyave-ananas de la Californie. ‘On distingue les variétés André (à iruits oblongs et rugueux). Besson (à fruits ovoides el lisses) et Hehre (à fruits pyriformes). La dernière est de moindre qualité.

Diospyros Kaki Lin. Î.

Plusieurs espèces de Diospyros sont à fruits plus où moins comestibles, mais une seule espèce est réellement

Fig. 33. — Diospyros Kakt var. 20æburgi.

| intéressante au point de vue cultural : c’est le Diospyros Kaki (D. Schitse Bunge), de Chine et du Japon, qui est le | kaki ou plaqueminier, bien connu aujourd’hui jusque dans le midi de la France.

C'est le yamakaki et le kakinoki du Japon.

Les fruits sont des baies, souvent sans graines, aGCOM- - pagnées du calice persistant. Ils peuvent être de la grosseur d'une prune ou atteindre celle d’une pêche ; ils sont F phériques ou ovaides, jaunes ou rouges, et à surface

régulière ou côtelée. D'après tous ces caractères, M. Carl rière a voulu créer un certain nombre d'espèces distinc- . tes, qui n'ont réellement que la valeur de variétés.

Certains de ces fruits (les amagaki du Japon) sont, paraît-il, doux et mangeables à première maturité : 164 plus souvent cependant — et il en est ainsi, en tout cas, de toutes les variétés cultivées chez nous — ils ne sont | consommables qu'après blettissement. Ce seraient, en ce. cas, les sibugaki du Japon.

| Les fruits cueillis, et qu’on veut faire blettir, sont mis sur une couche de paille. Au Japon, il paraît que, pour, faire disparaître l’Acreté, on les met encore dans des. barils de saké vide, qu'on ferme hermétiquement, Au bout de six à sept jours la valeur astringente a disparu, et le fruit est devenu très sucré. Si l'odeur de saké dans! le baril n'est pas assez forte, on y verse un peu de ce liquide. 4

Pour conserver les kakis et les expédier on les dessez che ; à cet effet, on les pèle et on les suspend. Ils noir on en séchant et deviennent très sucrés. Conservés. bien secs, ils se couvrent d'une efflorescence blanche, qui est du sucre exsudé.

Les arbres réussissent surtout bien en terres profon- : des et fraîches, argileuses sans être trop compactes : ‘4 dans les endroits secs il est nécessaire d’arroser.

On multiplie par greffage, en fente ou en cour onne, sur d'autres espèces de Diospyros, notamment sur le Dios= pyros Lotus Lin., autre ESpece du Japon. J

Sapota Achras Mill.

Originaire des Antilles, le sapotillier est. cultivé. aujourd’hui en beaucoup de pays chauds, mais surtout en Amérique ; il est essentiellement tropical et ne fruc- tifie bien qu'aux basses altitudes.

. Les fruits sont des baies, de la grosseur d'une pomme, sphériques, ovoïdes ou coniques, à mince pellicule grisà- “ire, avec une pulpe jaune rougeâtre, excessivement sucrée et d'une saveur un peu vanillée, exquise dans les bonnes variétés. Il faut de la sapotille bien mûre et la manger aussitôt.

M Aux Antilles, le sapotiier fleurit deux fois par an el est en fruits pendant presque toute l’année. 2 On multiplie par graines. 5 ue LE. la même famille des Sapotacées il est divers Chysophyllum dont on consomme également les fruits ; Je principal est le caïmitier, ou Chrysophyllum Cainito Lin, qui est le siar apple des Anglais, le caimito des | pays à langue espagnole, L'espèce comprend un certain nombre de variétés, dont les fruits, globuleux ou un peu lovoides, et de la grosseur d’une prune à celle d’une Lkpomme, sont verdâtres, rouges ou violets. La pulpe est | rouge ou blanc verdâire, légèrement gluante, de saveur ldouce et sucrée, mais un peu fade.

Tous ces caïmitiers, aux Antilles, fleurissent de mai à juillet, et les fruits mürissent de juin à septembre. Au Brésil et aux Guyanes, la maturité a lieu d'octobre à décembre.

M Les bonnes variétés sont conservées par la greïfe.

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