‹ Les cures thermales dans les maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 10 sur 14 · ABDOMINALE · texte numérisé non relu

ABDOMINALE

Fièvre typhoïde et paratyphoïdes.

Immédiatement après les gastro-entérites, il faut placer quelques affections microbiennes à localisation intestinale, la fièvre typhoïde et les paratyphoïdes.

Bien que la fièvre typhoïde et les paratyphoïdes ne soient pas à proprement parler des maladies tropicales, leur fréquence dans les pays chauds et les formes particulières qu'elles y revêtent obligent à ne pas les passer sous silence.

On retrouve la fièvre typhoïde dans toutes nos colonies.* En Afrique du Nord, elle est tout particulièrement fréquente de juin à octobre, et la mortalité au cours de certaines épidémies est fort élevée, surtout chez les jeunes gens non encore acclimatés. Au Soudan et au Sénégal, elle est fréquente après les pluies (Treille). En Extrême-Orient, eUe fait des ravages plus grand parmi nos soldats, que le choléra ( Pati'ick Manson) .

Après la guérison, la fièvi-e typhoïde, comme la paratyphoïde, entraîne un état de déchéance organique des plus marqués et occassionne souvent des compHcations lointaines qui rendent indispensable une cure de désintoxication par les eaux minérales.

L'action de la fièvre typhoïde se portant tout d'abord sur l'mtcstion, la maladie, lorsqu'elle a revêtu -une forme grave, laisse après elle des troubles intestinaux qu'il importe

de modifier avant que, par leur chronicité, ils ne produisent sur les glandes intestinales des lésions irrémédiables.

D'autres fois, à la faveur même de ces lésions intestinales, une infection ascendante se fait du côté des voies biliaires j entraînant des angiocholitcs, des cholécystites, des hépatites, Peut-être même, bien que rien n'en permette l'affirmation bien nette, des bacilles, éberthiens ou non, peuvent-ils remonter jusqu'à la vésicule biliaire et y former le noyau embryonnaire de calculs qui s'y développeront par la suite.

Certaines typhoïdes lèsent le cœur, laissant après elles un myocarde chroniquement altéré, avec un choc précordial affaibh et parfois même un souffle. D'autres portent lem' action sm- le système veineux et occasionnent des phlébites que suivent, après leur guérison, des œdèmes et des troubles trophiques persistants.

C'est pour combattre ces complications immédiates ou lointaines, contre lesquelles restent généralement impuissants les médicaments pharmacodynamiques, que les cures thermales doivent être systématiquement prescrites après toute fièvre typhoïde.

En général, .la première indication sera de désintoxiquer l'organisme en débarrassant les cellules des reliquats des toxines ou des produits toxiques qu'elles peuvent en'core contenir. A cette indication répondra la cure thermale, comme elle répondra aussi à toute complication apparente du côté de l'appareil gastro-intestinal et hépatique. Ce sera Vichy ou Vais, ce seront aussi Châtel-Guyon, Plombières, Pougues, selon la dominante pathologique. Les cardiaques iront à Royat ou à Bourbon -Lancy, les phlébitiques à Bagnole-del'Orne, à Néris, à Bains, à Luxeuil.

Typhus abdominal.

Les considérations qui précèdent s'appliquent encore au hjphus, si fréquent en Afrique du Nord, maladie dont l'évolution, à dominante abdominale, offre certains points de contact avec celle de la fièvre typhoïde. Ses compHcations et ses séquelles sont les mêmes et présentent, au pomt de vue hydrominéral et climatique, les mêmes indications.

Fièvre récurrente.

Il en lest encore (dielinême pour la fièvre récurrente, due à la

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