RELIGION DE CONFUCIUS
Trois cultes différents régnent en Chine :
1° Celui de Confucius ou des lettrés, qui est la religion de TEtat et des classes élevées. Ce culte reconnaît un être suprême. Il a des temples, mais pas de prêtres. L'empereur seul remplit les devoirs religieux au nom de tout ce peuple. Ce culte recommande surtout la piété filiale, le respect pour les morts, et il honore la vieillesse d'une manière particulière.
2° Le culte de Tao-Tsé ou de la raison primitive, culte de la raison établi six cents ans avant notre ère, parie philosophe Tao-Tsé. Cette religion a dégénéré en une sorte de polythéisme.
3° Enfin, celui de Bouddha, ainsi que nous l'avons dit.
BONZES ET BONZIES.
Bonzes, tel est le nom que l'on donne aux prêtres de ces cultes divers, mais notamment aux ministres inférieurs du bouddhisme, sans distinction des sectes nombreuses dans lesquelles ils se partagent.
On les dit fort austères. Ainsi se lèvent-ils à minuit pour chanter les louanges de leur Dieu et pour méditer sur quelque point de morale. La plupart ne fréquentent que les bois, les déserts et les campagnes. Les uns font profession de magie , les autres se livrent à une vie de pénitence et de contemplation. Enfin, un grand nombre forment une sorte d'ordre de mendiants qui se tiennent sur les routes et rançonnent les passants au moyen de quelques lignes de prières qu'ils récitent à haute voix et qu'on ne manque d'écouter avec reconnaissance et respect.
Les bonzes ont toujours de bonnes et dignes paroles à la bouche. Ils ont les cheveux et la barbe rasés, et, quelque temps qu'il fasse, ne se couvrent jamais la tête. Ils donnent la plus grande partie du jour à la prière, gardent au public le plus profond silence, et paraissent toujours dans le plus profond recueillement. Mais ce qui les caractéi'ise tous, c'est leur insatiable cupidité. Ils exploitent les croyants en leur vendant fort cher une foule de bagatelles, entre autres des robes de papier, dont il se fait un débit prodigieux, et dont chaciin veut mouï*ir revêtu.
Il y a aussi des monastères de filles que l'on nomme bonzies. Elles sont chargées de l'éducation des jeunes personnes de leur sexe.