LACS ET FLEUVES
Dans la même Palestine, on voit aussi le lac de Génésareth ou mer de Tibériade.
Puis un lac d'eau douce, Erivan, occupe le nord de l'Arménie.
Près de l'antique Babylone, on trouve aussi le lac Bermidchef ;
Et celui du Bachtégau signale le voisinage des ruines de l'opulente et ancienne Persépolis.
Dans l'Asie orientale, on rencontre le lac Balkasch, sur la frontière du Turkestan, el que les Chinois nomment mer Blanche.
Enfin, dans la partie est et sud-est de la même région, se trouvent les lacs Baïkal, Terkivi, Tong-ting-Hou, etc.
L'Asie surpasse les autres parties de l'ancien monde par la richesse de ses eaux. Le côté occidental, et spécialement l'Arabie, est moins abondant en fleuves : mais les contrées du nord et du sud sont remarquables par la quantité de fleuves, de rivières et de ruisseaux sans nombre qui les arrosent.
La mer Noire et la Méditerranée reçoivent en efl'el : le Kéfil-Irmak, l'ancien Halys , qui descend du Taurus, courl à l'ouest, puis au nord , el traverse l'antique Galatie , près de laquelle il séparait la
Paphlagonio d'avec le Pont. Ce fut sur ses bords qu'Alyatle et Cyaxare se livrèrent une bataille indécise, en 601 avant J.-C. Elle fut interrompue par une éclipse de soleil, celle qui, la première, fut prédite par Tbalès de Milet. La paix se rétablit bientôt entre les Mèdes et les Lydiens, par suite des concessions d'Alyalte.
Le Sékan,. autrefois le Saras, qui, sortant du même mont Taurus, dans l'ancienne Cilicie dite des Plaines, au lieu où cette montagne du Taurus forme un fameux délilé, connu sous le nom de Pyles Ciciliennes. Ce fleuve se jette dans la Méditerranée.
Le Méandre, Méander, cbez les Grecs. Ce cours d'eau naît dans la Phrygie, coule vers l'est et l'ouest, puis il se perd dans la mer Egée, entre l'antique Hérodée et Priène. Ses sinuosités l'ont rendu célèbre, et font que l'on nomme Méandre un fleuve très contourné dans sa marche. On voyait autrefois sur ses bords les villes d'Apamée, de Colosses, d'Antioche, de Pyrrha, de Milet, maintenant ou à l'état de ruines, ou complètement effacées de la surface du sol.
Le Fasch, autrefois l'Oronte, qui, sortant du Liban, traverse la Syrie, et, après avoir arrosé Antioche, tombe dans la Méditerranée, non loin de Séleucie.
La mer Caspienne reçoit à son tour :
Le Kur et l'Arras, ce dernier ancien Arraxes, dans la Parthiène.
Le Golfe Persique reçoit de môme deux fleuves illustres entre tous :
Le Tigre d'abord, qui, sortant du versant méridional du Taurus, près de Diarbeek, traverse une partie du pachalick de ce nom , puis tout le pachalick de Bagdad , l'Arménie, la Babylonie et la Chaldée du vieux monde, arrose Mossoul, Bagdad, les ruines des antiques cités de Ninive, Ctésiphon et Séleucie, s'unit avec l'Euphrate par sa rive droite, et forme avec lui le Chat-el-Arab, qui va se perdre dans le golfe Persique, après un cours de 1240 kilomètres.
La contrée comprise entre le Tigre et l'Euphrate portait, chez les anciens, le nom de Mésopotamie, mot qui signifie Entre les deux fleuves.
Puis l'Euphrate, le Phérat des Hébreux et leFrat des Turcs. Ce fleuve renommé sort de terre dans les montagnes de l'Arménie méridionale, près de Diadin, sous le nom de Mourad. Il se grossit bientôt d'un autre bras qui vient du nord-est d'Erzeroura, arrose le pachalick de ce nom, sépare celui de Diarbékir de ceux de Siras et de Maruck, et traverse les pachalicks de Bagdad et de Bassora, baigne les villes de Semisat, Bir, Bêles, Bakka, Kerkisich, Anna, Hil, Hilla, Davanich, Samara, e(c ; passe au milieu dçs grandes ruines de Babylone, de Samosate, de Nicéphore , de Cirasium, de Cunaxa , et après avoir reçu le tribut de quelques rivières, reçoit le Tigre, à Corna, où il prend le nom de
Chat-el-Arab, pour aller se jeter dans le golfe Persique par cinq embouchures.
De nos jours, ce fleuve commence à être parcouru par des bateaux à vapeur. Il offre ainsi à l'Europe, et notamment à l'Angleterre, des moyens de communication prompts et faciles avec les Grandes Indes.
Un peu à l'ouest, dans la Palestine, s'échappe de l'Anti-Liban, ou de Djebel-el-Cheik, le Jourdain (Jordanes), aujourd'hui Narh-el-Arden, ou El-Gharia, en arabe. Ce nom de Jourdain vient de Jor et de Dan, deux petites branches qui concourent à l'origine de ce fleuve. Sa source apparente sort de derrière un souterrain, au fond d'un précipice, dans les côtés duquel on a creusé plusieurs niches où se lisent diverses inscriptions en langue grecque. Pendant quelques heures, son cours offre l'aspect d'un petit ruisseau fort insignifiant. Après avoir traversé les marais et les fondrières du lac Mérou, et parcouru environ quinze milles, il passe sous la ville de Julia, anciennement Bethsaïda. Là, il se déploie en une belle et large nappe d'eau et prend le nom de lac de Tibérias, autrefois Génésareth, et, après un cours sinueux d'environ soixante milles à travers une vallée profonde, appelée El-Ghor, il se jette dans la mer Morte ou lac Asphaltite, avec une énorme impétuosité, et y porte chaque jour six millions de tonnes d'eau, d'après le calcul du docteur Shaw. On ignore par où disparaît cette afférence d'eau colossale ; ce doit être en partie par l'évaporation.
Selon la tradition , le lieu où N. S. J.-C. reçut le baptême est sur la rive droite du Jourdain, à un coude du fleuve, et à environ une heure de marche de la mer Morte.
Le Jourdain passe à Jéricho, dont on voit encore les ruines, près d'une fontaine appelée la fontaine d'Elisée, et du pauvre village de Richa, qui remplace la ville détruite par Josué. C'est un peu au-dessus de ces ruines que l'on place l'endroit où les Israélites passèrent le Jourdain, et de savants voyageurs pensent que l'on pourrait y retrouver les douze pierres déposées comme autels, au lieu même de leur passage, par les douze tribus issues des douze fils de Jacob. Dans l'Asie méridionale, les autres grands fleuves sont : L'Indus ou Sind, le plus à l'ouest. Il naît dans le sud-est du petit Thibet, en des lieux inconnus, forme une courbe, remonte vers le nordouest, puis redescendant au sud-ouest, continue sa course en laissant à sa droite le Kaboul et le Béloutchistan, à sa gauche le Penjab, le Moultan, etc., et enfin tombe dans la mer des Indes. Les principales villes qu'il arrose sont Astoch, Dera-Ismaïl-Khan, Dera-Ghari-Khan, Tchikarpour, Haïdérabab, Tatta, etc. Le delta qu'il forme à son embouchure n'est bien marqué que dans la saison des pluies. Vers son embouchure est un grand marais que l'on nomme Ringha. Le cours de VIndus est de deux mille cinq cent cinquante kilomètres.
Les anciens ne connaissaient pas les rùgions d'où s'échappe l'Indus et qui se trouvaient au nord des monts Emodes. 11 traversait alors le royaume d'Abissare, passait entre le royaume de Taxile, à l'est, les Assacéniens et les Ilysôcns, à l'ouest, et après avoir reçu l'Acésine, grossi de l'Hydaspe, de l'Hydracle et de l'Hyphase, il baignait le pays des Sogdes, la Prasiane, la Patalène, et tombait dans la mer Erythrée ou mer de l'Inde, par plusieurs bouches composant un delta.
Alexandre-le-Grand, après s'être embarqué sur l'Hyphase, fut porté jusqu'à rindus et descendit ce fleuve jusqu'à la mer.
On ne sait si c'est l'Inde qui a donné son nom à l'Indus, ou si c'est i'indus qui a donné le sien à l'Inde.
Après l'Indus, vient le Djihoun, l'Oxus de l'histoire ancienne , qui commence son cours dans les hautes montagnes du Belor, sous le nom de Dourab, se divise en deux bras et une foule de canaux dans le khanat de Kira, et se perd dans le lac d'Aral, après un cours de mille six cents kilomètres. On présume que son cours a changé et qu'il se jetait autrefois dans la mer Caspienne.
Le Syrt, l'Iaxarte des anciens, le cours d'eau le plus septentrional qu'ils connussent en Asie. Il sortait du mont Imaiis, coulait de l'est à l'ouest, rasait la Sogdiane au nord, et allait tomber dans le lac Chorasmique ou mer d'Aral. Alexandre franchit ce fleuve en 328 : il éleva sur ses bor.ds des autels à Bacchus, à Hercule, à Sémiramis, à Cyrus et à lui-même, en se faisant honorer comme un dieu. Ses compagnons appelèrent ce fleuve Silis.
D'après des recherches récentes, on a trouvé que le Syrt prend sa source dans les hautes montagnes du Turkestan, ainsi que l'Oschan, avec lequel, après avoir traversé la grande Boukharie, il vient se jeter dans le lac d'Aral.
Dans l'Asie méridionale, les fleuves principaux sont :
Le Brahmapoutra, c'est-à-dire fils de Brahma, qui naît dans le pays de Borkhamli , au pied des monts Langsan , traverse la contrée de Mismi, le royaume d'Assam, le Bengale oriental, et après avoir reçu une branche du Gange et quelques-unes des branches du Tistah, prend le nom de Megna, baigne Lakipour, joint ses eaux à celles du bras oriental du Gange, et se jette avec lui dans le golfe du Bengale, après un cours d'environ deux mille sept cents kilomètres.
L'Irajs'addy, dont la source s'échappe des montagnes du Thibet occidental. Ce beau fleuve traverse le Thibet de l'ouest à l'est, franchit l'Himalaya par le défdé de Singghian-Kial , parcourt dans toute sa longueur l'empire Birman du nord au sud, arrose en passant la province chinoise d'Yon-nan, et aboutit, par un cours majestueux que bordent des rochers gigantesques et que recouvrent des arbres admirables dont les ramures n'empêchent pas les navires de naviguer sous leur
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ombrage, au golfe de Martaban, par plusieurs embouchures. Son cours est de trois cent vingt kilomètres.
La ville de Rangoun, capitale du Birman, et Tune des belles cités des Indes, est assise sur Tune de ses branches.
Enfin, pour ne pas citer une infinité de fleuves et de rivières de moindre intérêt, parlons en dernier lieu du Gange , le fleuve sacré des Indiens, le fleuve par excellence.
Le Gange, en hindoustan Ganga, est le fleuve principal de Tlnde, Nous avons dit qu'il s'échappe des sommets inaccessibles du Dsawala- Giri, dans l'Himalaya, mais qu'il se perd ensuite dans les entonnoirs de ses crêtes aiguës, sous des montagnes de neige et des masses de rochers, pour reparaître plus bas au pied de ces monts gigantesques.
Alors, dans le Gherwal, la branche qu'il forme, et qui ne s'appelle encore que le Bhâgiraty, se réunit à une autre branche nommée l'Alak- Nandâ. Ce Bhâgiraty et cet Alak-Nandâ se reposent à Devaprayaga, tout près d'un temple célèbre parmi les Indiens. Leurs eaux réunies sous le nom de Gange traversent bientôt Hardwar, entrent dans la vaste plaine de l'Hindoustan, et arrosent les villes de Farrakhâbâd, Allahâbàd, Mirzapour, Bénarès, Ghazipour, Patna, Râdjâmaha, et les provinces de Delhi, Agra, Doudh, Allahâbàd, Behan et Bengale.
C'est dans le Bengale que le Gange forme un immense delta, aux nombreux canaux, sur lesquels s'élèvent Mourchidâbâd, Kaslim-Bazar, Dakka et d'autres grandes villes.
De ces branches, les principales sont :
L'Hougly, qui passe par Calcutta et Chandernagor, toujours navigable et couvert de vaisseaux faisant le commerce avec la capitale de l'Inde anglaise, roulant des eaux que le brahmine vénère comme sacrées, jurant par elles devant les cours de justice au Bengale, comme le Turc sur le Coran ; L'Houringoltâ, qui est également toujours navigable ; Le Gange proprement dit, le plus occidental des canaux, confondant ses eaux avec celles du Megna ou Brahmapoutra, au-dessous de Lakipour.
L'étendue du Gange, prise de la source de Bhâgiraty jusqu'à l'embouchure de la branche la plus considérable, est de quatre cent soixantedix lieues, en ne tenant compte que des grands contours. En évaluant les sinuosités, elle est d'un quart plus considérable.
Le bassin du fleuve a quatre cents lieues de longueur en ligne droite, et deux cent trente de large. Il est borné au nord par la chaîne de l'Himalaya, couverte de neiges éternelles; à l'ouest paroles montagnes peu élevées de Moggra-Par ; au sud par les monts Vindhia et ceux du Gandouana ; à l'est, il se confond avec le bassin du Brahmapoutra, Curiosités de V Ancien Monde. 2
Le Gange, depuis Hardwar, où il soit des monlagncs, jusqu'au confluent de laOjeninali, a ordinairement un tiers de lieue de largeur. Audessous de Gondock, celte largeur est d'une lieue, quand le fleuve n'a pas d'îles. Au-dessous de la Djemnali , il est guéable en quelques endroits, quoique la navigation ne soit pas interrompue. Aux deux tiers de son cours, il a trente pieds de profondeur dans les basses eaux. Il conserve cette profondeur jusqu'à la mer, mais son extension , lui enlevant la force nécessaire pour emporter les barres de sable qu'y accumulent les vents du sud, l'empôche d'être navigable pour de gros navires. L'Hougly seul reçoit des vaisseaux, et même ceux qui jaugent plus de cinq cents tonneaux s'arrêtent à treize lieues au-dessous de Calcutta.
La pente générale du Gange est de vingt-sept pouces par lieue; ses sinuosités la réduisent partiellement h douze. Dans la saison sèche, sa vitesse, terme moyen, est de moins d'une lieue par heure. Dans la saison pluvieuse elle est de deux lieues et môme de deux et demie.
On comprendra le volume des eaux du Gange quand on saura que ce fleuve a pour affluents quatorze autres fleuves ou rivières : le Cally- Neddy, la Djemnah, la Tonsà, la Sone, le Foulgo, le Dommondâh, sur la rive droite; et sur la rive gauche, la Ramganga, le Goumty, le Gogra, ou le Sordjou, le Goudock, le Rogmotty , leKosd, le Mahanada et le Tystâh.
Comme le Nil, le Gange est soumis à des débordements périodiques qui fertilisent les pays qu'il arrose. La somme totale de sa crue est de trente pieds. Cette crue, dans son origine, vers la fin d'avril, est d'un pouce par jour; puis de trois pouces avant que la pluie ne soit tombée autre part que dans les montagnes; enfin, quand les .pluies sont générales, de cinq, terme moyen. A la fin de juillet, toutes les parties inférieures du Bengale, voisines du Gange et du Bramahpoutra, sont inondées et forment une nappe d'eau de plus de trente lieues. L'inondation est ascendante jusqu'au quinze août. Elle décroît ensuite de trois à quatre pouces, puis de trois à cinq de septembre en novembre, et de un demi-pouce par jour, terme moyen, de novembre au commencement de mai. Pendant la sécheresse, le Gange verse dans l'Océan quatrevingt mille pieds cubes anglais par seconde ; quatre cent cinq mille durant la crue ; terme moyen de l'année cent quatre-vingt mille. Quand l'inondation décroît, la masse de sable et de terre roulée par les eaux du fleuve est telle que, en 1794, une des branches, large de presque une lieue, fut obstruée et fermée en une semaine.
L'aspect des bords du Gange est très varié. Là où le courant est rapide et le sol mou, la grève s'élève perpendiculaire et s'éboule aisément. Entre Colgony cl Souty, le fleuve a emporté dix mille (rois cent soixante hectares de terrain en peu d'années. Il se relire au coulraire
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de la rive opposée, et a laissé à sec Tîle Soufy, avec deux mille cinq cent quatre-vingt dix hectares.
Les bords généralement sont bien cultivés. Des forêts de palmiers les ombragent. Le chacal, chaque nuit, y fait entendre son cri funèbre, lorsqu'il vient s'y rafraîchir et s'y repaître des corps que la superstition a jetés dans le fleuve, et qui corrompraient l'air s'ils n'étaient dévorés par cet animal et par des nuées de vautours, de marabouts et de corbeaux.
Les crocodiles y sont aussi fort nombreux.
Le Gange, avons-nous dit, le Gange, comme le Nil, est sacré aux yeux des habitants. Une seule branche, nommée Poudah, n'a pas ce caractère. Puis il y a des points plus sacrés les uns que les autres, où les pèlerins font de préférence leurs ablutions et Aàennent de fort loin puiser de l'eau pour leurs cérémonies. Ce sont communément les prayagas ou confluents de rivières. Nous avons signalé, au début de cette introduction, le lieu du Dsawala-Giri, dans l'Himalaya, l'un de ces endroits sacrés du Gange, où les Hindous ont placé l'approche du trône de leur dieu Mohaden, et où ils lui ont dressé des autels très fréquentés par de fervents pèlerins.
A part leur sainteté , les eaux du Gange sont aussi vantées pour leurs propriétés médicinales , et beaucoup de mahométans en font usage.
Plusieurs mythologues hindous représentent le Gange, Ganga, nom originaire de tous les fleuves, comme la fllle de la grande montagne Himalaya. On l'appelle aussi Djahnari, du nom d'un santon hindou, dont il interrompit la prière en se rendant à la mer. Le santon furieux l'avala d'un trait; mais, à la prière du demi-dieu, il consentit à le rendre par les oreilles.
Ce fleuve fut la dernière limite des conquêtes d'Alexandre-le- Grand.
Il est enfin dans l'orient de l'Asie d'autres fleuves de grande importance , par exemple le Miup ou grand fleuve Pégu, le Lakiang ou Thaluan, le Tanasserim, qui se jette dansla mer cà Malacca, le Ménam ouMaigne, le Mékou ou Maikang, dans le Cambodje, et le Hué ou Han- Ise-Kiang.
Les eaux de l'Amour, fleuve qui sépare le nord de la Chine du sud de la Sibérie russe, étendent leur cours majestueux à travers le Da-Urien, le pays des Mantchous et des Tongouses.
On ne peut considérer le fleuve Anadyr qui, au nord, se jette dans le golfe du même nom, comme un bras dépendant du premier.
Indépendamment des deux fleuves gigantesques de la Chine, le Yan- Tshc-Kiang ou fleuve Bleu, et le Hoang-Ho ou fleuve Jaune, les cours d'eau suivants, qui prennent leur source sur les hauteurs septen-
trionales du mont Altaï et sur les versants qui s'étendent vers la frontière septentrionale de l'Asie centrale, méritent également d'être cités.
Ce sont la Lena, l'Indigioka, le Kolyma, le Ienisseï qui, après un cours de quinze cent milles géographiques, se jette dans la baie des soixantedouze îles, rObieirirlislî. Tous ces fleuves se déchargent dans l'Océan glacial Arctique.