‹ Les Curiosités de l'Ancien MondeChapitre 8 sur 97 · ETHNOLOGIE · texte numérisé non relu

ETHNOLOGIE

Les particularités et les variétés de climat ne se font sentir dans aucune partie du monde autant qu'en Asie.

Son immense étendue embrasse toutes les zôries.

Cette circonstance imprime un cachet de variété aux habitants, qui, sous le rapport des formes physiques , du langage , de l'industrie, des mœurs et de la religion, se divisent en un grand nombre de classes.

La couleur de leur peau passe du blanc au noir, par une variété infinie de nuances. La couleur des anciennes races du Caucase se montre plus ou moins chez les peuples qui habitent actuellement les contrées qui Tavoisinent, tels que les Arméniens, les Tatars, les Perses et les Afghans, qui sont tous remarquables par la régularité des formes, lisent de beaux traits, le front élevé, l'œil grand, le nez long et tant soit peu courbé, les joues rouges et les cheveux noirs ou d'un brun clair.

Ceux dont la peau est d'une teinte jaunâtre sont les Sibériens, les Mongols, les Tongouses, les Chinois, les Thibétains, les Japonais, les Indiens occidentaux, les Birmans et les Siamois.

Le brun clair, avec quelques variétés, est la couleur des peuples qui habitent l'Inde orientale.

Ceux de Malacca ont les cheveux noirs et bouclés, le nez plat et la bouche saillante.

Les habitants de l'île de Ceylan, les insulaires de Sumatra, Bornéo, des Célèbes, des Moluques et des Philippines, ont des cheveux noirs laineux, le nez épaté et les pommettes saillantes.

Les Mongols, dont les cheveux sont d'un brun clair et d'une raideur remarquable, ont l'habitude de se les arracher, ainsi que la barbe. Leurs traits sont fortement prononcés : ils ont le visage aplati, les yeux excessivement petits et les joues saillantes. Cette race comprend presque tous les peuples asiatiques, à l'exception des Malais et des habitants du Caucase, les tribus finnoises du nord de l'Europe, et les Esquimaux d'Amérique.

Les habitants des contrées polaires, tels que les Samoïèdes, les Téchukts, les Yakouts et les Karatchadales dépassent rarement la taille de quatre pieds.

La plupart des insulaires appartiennent soit à la race malaise, soit à l'éthiopienne.

La môme variété qui existe dans les rapports physiques des peuples

qui liahilent acliicllemonl l'Asie, se fait rcmanjuer dans les formes de la vie sociale, depuis la rudesse des peuples nomades jusqu'au luxe et h la sensualité des occidentaux, dans la Turquie, la Perse et l'Hindoustan : il y manque seulement les formes régulières de la liberté légale, et la baule perfection de la vie civile.

On peut diviser les peuples de l'Asie, tant les habitants aborigènes que ceux qui sont venus s'y établir, en deuxclassesprincipalcs : les nomades et les civilisés. L'histoire montre que les premiers, pour la plupart chasseurs et bergers, composent la population primitive. Ils habitent encore les grandes plaines de l'Asie centrale. Dans l'Asie occidentale et méridionale, l'étincelle de la civilisation s'élanl communiquée de toutes parts, a fait naître le besoin de grandes associations politiques , d'où sont sortis de vastes empires et les habitudes de la vie civile. Les castes sacerdotales et les conquérants ont établi des formes qui, jusqu'à nos jours, ont façonné les hommes à l'obéissance aveugle, et en ont fait les instruments du despotisme et de l'arbitraire. De là vient que la foi'mc du gouvernement qui domine en Asie est le despotisme. Le subalterne est l'esclave de son supérieur, et la femme est absolument soumise aux lois et aux caprices de l'homme. Il y a fort peu de hordes où les foi'mes du gouvernement patriarcal se soient conservées.

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