‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 105 sur 174 · BELGIQUE · texte numérisé non relu

BELGIQUE

La Belgique, de même. (Voir p. 156.)

Mais la section belge, dans le Palais, contient une table remplie de petits groupes sculptés qu’il est difficile de voir à son aise à cause de l’affluence de visiteurs qui les entoure; il faut pourtant les voir absolument; ce sont les n°s 233-239 :

Terres cuites de Léopold Harzé (de Bruxelles).

Plusieurs scènes d’un comique achevé, quelquesunes tirées de Molière : Tartufe, et surtout l'assaut d’escrime entre le Bourgeois gentilhomme et Martine.

Une imagination fertile en traits plaisants, une gateté de bon aloï, une ravissante interprétation des physionomies et des gestes, qualités secondées par une rare facilité d'exécution, caractérisent ces œuvres charmantes à étudier en détail, la Cruche à l'eau, Falstaff et Dorothée, la Mère aveugle, « Lise, vous ne filez pas. »

Nous recommanderons surtout : le Peintre qui s'endort en faisant le portrait de la marquise (238). 11 y a des accessoires, rondes-bosses d’amours qui rient dans un coin, qui sont disposés avec une artistique malice.

PRUSSE

La Prusse qui s’est tant agrandie, n’a pas encore donné à ses beaux-arts une ampleur en proportion avec sa taille. Les créations largement conçues, les idées magistrales font visiblement défaut. Ceux qui les aiment pourront traverser la salle sans s’y arrêter une minute. Car ce ne sont pas les batailles de HuNTEN, ces Victoires de Duppel, remportées par des bonshommes de plomb éparpillés sur une table, qui donneront une haute idée de Part prussien. Ce n’est pas non plus la Dispute entre Luther et le docteur Eck, une grande toile cependant, peinte par HUBNER, professeur à Dresde. Mais grande toile n'est pas grand tableau.

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