NORVÉGE. — RUSSIE. — ITALIE
TineMAND. Combat singulier de l'ancien temps. Certes! c’étaient des coups « pour de vrai» qu'on se donnait alors; les deux adversaires en ont reçu chacun leur bonne part, qu'ils rapportent dans leur famille, à moitié morts, « que c’est plaisir à voir. » Voilà ce qu’on peut appeler le bon temps!
RUSSIE
Y a-t-il un art russe? l'exposition nous en laisse douter : quelques peintures seulement, mais rien qui porte une empreinte originale, rien de ces traditions grecques ou byzantines auxquelles la Russie emprunte si souvent; rien de ces souvenirs du slavisme qu'elle cherche à réveiller; rien de ce voisinage tartare qui a laissé tant de vestiges dans ses mœurs. Ses peintures sont banales. Pas assez cosaques, trop européennes. On regarde cependant avec intérêt :
La Mort légendaire de la princesse Fazakanoff, qui fut inondée dans sa prison.
Le sujet suffirait à lui seul pour faire naître l'émotion. L'artiste, feu Constantin FLavirsky, n’a rien négligé pour la rendre poignante. Le rat qui grimpe sur le lit est saisissable et saisissant. Nul ne songe à rire.
La Mort de Barbe Radzivil, épouse de Sigismond-Auguste, roi de Pologne, par SIMMLER (Musée de Varsovie).
Le Portrait d'une vieille Lithuanienne, par Horawsky ; une basane vitreuse, un peu transparente, mais bien ridée.
Une Soirée d’hivèr en Finlande, par MerscHEersK y.
Le centre de la salle est occupé par divers petits groupes en bronze, animaux, chasseurs, soldats, par LIEBERrZ. Le tout rangé autour d'un sujet dominant : Alexandre 11 sauvant la vie à un piqueur pendant une chasse à l'ours. -
Dans le carré mi-russe, mi-italien qui suit:
Une longue cavalcade très-curieuse, défilé de costumes moscovites du dix-septième siècle, Revue passée par le tzar Alexis Mikhailowitch, peinte par Nicolas SWERTCHKOFF.
Deux tableaux d'Alexandre KorzeBue: Bataille de Pultawa. — di du pont du Diable par l'armée russe (campagne de Suisse, 1799).
ITALIE