‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 113 sur 174 · I. Les tableaux italiens · texte numérisé non relu

I. Les tableaux italiens

La sculpture italienne fait tort à la peinture. On remarque tellement l’une qu’on oublie un peu l’autre. Pourtant Miola, Gianneti,

Tofano, Molmenti, feu Celentano, Gastaldi, Faruffini, sont loin d’être des artistes insignifiants :

@asraLpr a donné un grand tableau: la Défense de Tortone contre Barberousse.

FARUFFINI, un dialogue fort remarqué par son aspect étrange, Machiavel et Borgia.

Mioa, Marc Antoine, Fulvia et la tête de Cicéron. — Un autre sujet admirablement rendu, Plaute meunier.

Mozmenri, l'Arrestation de Philippe Calendario. . Ce seraït un oubli injurieux pour la foule qui la regarde beaucoup de ne point citer cette curieuse composition de Philippe PALIZZ1, les Animaux après le déluge. Ts ne sont pas plutôt sortis de l’arche de Noé qu’ils reprennent chacun leur nature : les oiseaux s’envolent à tire-d’aile, le tigre bondit, le perroquet jase, et au milieu de tous, majestueux et grave, l'éléphant dresse sa trompe..…., comme au Jardin des plantes.

IT. La sculpture italienne.

Nous l'avons dit, tous les hommages se portent vers la sculpture italienne, et c’est avec raison. Ces Italiens ont un sentiment exquis de la forme, de la beauté harmonieuse, de l'attitude expressive sans contorsions, touchante sans mièvrerie. Ils enout bien rappelé de ce Lucius Mummius qui brisait en les transportant hâtivement de la Grèce, d'admirables statues que Rome alors, riche de dépouilles, pauvre d’art, était bien incapable de remplacer.

Les bustes dits de MARCELLO.

Autour d'une statue d’Hécate, signée MARCELLO, se rangent plusieurs bustes d’une élégance florentine: Marie-Antoinette parée comme aux beaux jours de Versailles, la Trasteverine, Bianca Capello. Il faut avouer que pour le ciseau léger d’une femme, et d’une femme de haute aristocratie, car la signature de Marcello n’est qu'un déguisement, il y a grande dépense d'énergie, grande puissance d'expression. Le buste de Bianca Capello, laventurière, a quelque chose de grandiose jusque dans les ornements; cette tête douce et sévère, hautaine et sensuelle, comporte toutes les nuances de la passion, et même la pensée du crime. — On peut voir dans la galerie du mobilier la même œuvre reproduite en bronze chez Barbedienne.

La sculpture italienne déborde tellement à l'Exposition qu’il à fallu, en dehors de la galerie des Beaux-Arts, lui consacrer une rue entière, une des quatre grandes voies, la rue de Russie.

Là, dans le carré contigu à la salle que nous venons de citer, se trouve la plus remarquée de toutes les statues :

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