‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 117 sur 174 · Les Fiancées de Syracuse · texte numérisé non relu

Les Fiancées de Syracuse

Aquarelles anglaises.

Dès qu’ils abandonnent la peinture à l’huile, les Anglais se sentent à leur aise ; ils manient avec une facilité extrême, ils rendent savante et puissante sous leurs mains, la couleur à eau. Ils en tirent des effets surprenants ; surprenants même par leur variété : paysages, intérieurs, genre, histoire, Bible, portraits, ils traitent tout par l’aquarelle. Les uns font des œuvres de patience comme Wyk Bayziss quand il reproduit une à une toutes les arabesques décoratives de la Sainte-Chapelle. Les autres recherchent les combinaisons les plus difficiles de la lumière, comme CorBop lorsqu'il a retracé la Mort d'Arthur; c’est la nuit, la lampe d’un marin éclaire la figure du héros blessé, les joyaux resplendissants, les riches étoffes des princesses qui l'entourent, et dans l’ombre on voit pâlir la reine. D’autres arrivent à ouvrir devant nous des perspectives infinies de montagnes, comme Lerrcx en peignant les Rives de la Dee, comme RrcHarpsoN, le Défilé de Glenco, en Écosse, comme Paron. Ils ne reculent devant aucune hardiesse : représenter le soleil lui-même avec tous ses rayons se reflétant dans le grand canal de Venise, n’est qu’un jeu pour SmirH.

Puisque nous sommes dans le royaume des aquarelles, il est temps de citer les quatre meilleures sans contredit :

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