II. LA SCULPTURE FRANÇAISE DANS LE JARDIN CENTRAL
Le Jardin central et son portique, si animés par le mouvement des promeneurs, le sont aussi par le nombre et la variété des statues que l’art français y a prodiguées.
Sous l’arcade du vestibule apparaît l’Impératrice Joséphine, en marbre de Carrare, par Dubray ; elle semble contempler ce que produit aujourd’hui cette France artistique qu’elle aimait tant.
A gauche : l’Enfance de Bacchus, un marbre qui a valu à M.PrEr- RAUD la médaille d'honneur au salon de 1863. Exposée en plâtre au salon de 1655, en bronze au salon de 1857, elle lui avait déjà mérité une médaille et la croix. En réalité la composition est attrayante: Bacchus grimpe sur l'épaule’ d’un faune, et, lui tirant l’oreille, le menace cränement de son thyrse encore innocent.
Une Femme (un peu folle) caressant sa chimère, dans une pose bizarrement nerveuse; œuvre de DÉNECHEAU.
Le Chanteur florentin de Paul Dugots, sujet que M. Barbedienne a souvent reproduit en bronze et qui plaira toujours parce qu’il est simple, poétique, touchant. L'artiste pour cette œuvre charmante a obtenu da grande médaille d'honneur au salon de 1865.
Le Pécheur napolitain à la coquille, gracieuse composition de CARPEAUX (qui a aussi exposé une Napolitaine rieuse dans la galerie française). Mais il ne faut pas comparer cette nature chétive d’enfant à ces formes pleines d'harmonie, d’aisance, d’ampleur que conçoit l'Italie. .
Plus loin, du même côté, une conception bien différente : Ugolin mourant de faim avecses enfants ; groupe en marbre d’une énergie presque antique ; un reflet de Laocoon. Ugolin se mord les doigts de douleur et de désespoir; les enfants agonisent à ses pieds : « Padre mio, che non m’ aiuti!» comme leur fait dire le Dante.
Abel, étendu à terre. La grâce dans la mort. Modèle du meilleur style (FEUGÈRE DES FORTS).
Il faut voir encore, à droite : Chactas au tombeau d’Atala, tombeau qui se révèle par une simple croix fichée en terre. L’expression de ce sauvage le rend digne d’être civilisé. Ce marbre quia paru au salon de 1857 est signé : GRUYÈRE, et non Duret, comme plusieurs le croient. ,
De LERARIVEL-DUROCHER : Etre et paraître. L’éternelle histoire! un masque qui rit sur une pensée qui pleure.
De Marsur une Agrippine voilée portant les cendres de Germanicus.
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BEAUX-ARTS DANS LE PARC. l'A
Le Palais entièrement exploré maintenant, il nous reste à noter dans le Parc quelques statues disséminées, la plupart équestres ; et si nous. voulons connaître les progrès que la peinture a pu faire en Bavière, en Belgique, en Suisse et dans les Pays-Bas, nous aurons encore à visiter Les quatre Annexes des beaux-arts affectées à ces pays, toutes les quatre situées dans la partie sud du Parc.