‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 121 sur 174 · ARNEXE DE LA BELGIQUE · texte numérisé non relu

ARNEXE DE LA BELGIQUE

Dans le Parc, sur la grande avenue d'Europe.

Lans l'exposition belge il y a absence de grandes toiles. Il y a absence aussi de lumière ; le jour qui pénètre dans la salle est insuffisant.

Quatre genres caractérisent décidément l’art belge:

1° La série des œuvres de STEvENS (n° 121 à 137); c’est une collection de gravures de modes peintes à l’huile.Pour sujet invariable, une femme habillée; encore s’aperçoit-on que la femme n’est qu’un prétexte à faire valoir le costume. 11 ya des toilettes pour toutes les circonstances de la vie, pour mariage et pour deuil, pour le bal et pour l’église, pour le beau temps et pour la pluie, toilette du matin et toilette du soir, négligé et grand gala. Cependant la peinture étant soignée, la couleur harmonieuse, ces exhibitions d’étoffes ont leurs amateurs.

2 La série des œuvres de Florent WiLLems (de 177 à 186) placée vis-à-vis la précédente, elle n’en diffèreque par la date. Nous quitions le temps actuel, nous passons au dix-septième siècle. A part cela, le défilé recommence des robes de satin rose ou blanc, dans toutes les attitudes. Il y a costume de voyage, costume de cour et costume de ville. Ici encore les sujets de tableau, insignifiants, ne sont que des motifs pour exhumer pièce à pièce toute la défroque des aïeules. Quelques scènes cependant, la Visite à l’accouchée, par exemple, ne sont point sans mérite, ni sans intérêt.

3° La série des œuvres de H.Leys (de 74 à 88); c'est maintenant le moyen âge. Le caractère religieux et chevaleresque de cette féoda-

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