SEPTIÈME SALLE
Les porcelaines de Sèvres de M. Double envahissent cette salle ; disons en revanche qu’elles sont parfaites.
A droite, magnifique argenterie de M. le baron Pichon, vaisselle plate et service de tabie ciselée parBailly,orfévre de la Trinité, reçu en 1756; flambeaux de Lohendritz, 1757. — Argenterie, et surtout de table, genre Rocaille, à M. le comte de Pontgibault.
Dans la vitrine qui suit, s'étale en opposition le service de table de la bourgeoisie en faïence de Rouen, aux couleurs vives et gaies qui s’harmonisaient si bien avec l'humeur légère de nos aïeux et leurs propos de table parfois un peu grivois. On remarque là un chou avec un escargot, un coq, un plat d’asperges, uue assiettée d'olives en terre émaillée qui devaient animer véritablement la nappe.
En fait de faïences, il faut encore remarquer les deux sphères céleste et terrestre de Pierre Chapelle de Rouen (1721).
Nous ne faisons que mentionner les mixiatures, il n’y a rien là à signaler particulièrement, tout est charmant.
Que dire de toute cette rocaille bizarre, de cette forêt d’arbustes étranges aux fleurs de porcelaine, de ces bergeries fades où se retrouve toujours l’inévitable tourterelle de cuivre doré?
Saluons en sortant le buste de Voltaire de Houdon (1778.