‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 136 sur 174 · HUITIÈME SALLE · texte numérisé non relu

HUITIÈME SALLE

L'influence excessive des femmes dans la société française apparait partout; ce ne sont que Dentelles et bibelots.

Dentelles et points à Mile Grandjean; superbe rocher en point d’Alençon à M. l’abbé Gordière, curé de Machemont (Aube). L’art n’est plus que mignardise et grivoiserie.

Mais voici le grand jour qui s'approche : Sèvres fait bien encore des porcelaines bleu de rei (remarquez celle de M. Delamarre): mais il modèle aussi en biscuit le buste de Franklin; en attendant qu'il fasse celui de Marat, et orne ses tasses et ses plats de bonnets de la Liberté, de la devise : Mort aux tyrans, et de rubans tricolores, comme nous le montrent plusieurs spécimens. — La statuette de la Liberté, du docteur Coquerel, coudoie deux bustes du Premier Consul, l’un en biscuit, l’autre en faïenre émaillée.

Au milieu de la salle se trouve une curieuse collection de miniatures parmi lesquelles brille celle de Talleyrand-Périgord, des bijoux républicains, entre autres une bague d'argent avec les portraits frappés en relief de Marat et de Lepelletier-Saint-Fargeau. — Plus loin une série de médaillons en terre cuite de Jean-Baptiste Nini, sculpteur italien, nous donne les portraits des châtelains de Chaumont et leurs familles de 1762 à 1780. À gauche, horlogeorgue de Moisy, horloger à Paris, porcelaine et cuivre; orchestre de singes très-bonffon et plein d'esprit. Deux terres cuites de Clodion, offrande à l'Amour, du même sans doute, à M. Beurdeley — Pendules rocailles et cuivre Louis XVI.

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