ORFÉVRERIE,. — PARFUMERIE
gards se portent d'eux-mêmes à ces étalages scintillants , il nou semble que ce serait naïf à nous d'en faire l'éloge.
On entoure beaucoup les surtouts de table de Christofle et C°. Ce sont morceaux de princes ou de rois. Les immenses surtouts ne pouvaient convenir qu’à des demeures souveraines, ou bien aux iêtes d’une capitale. L’un appartient en effet à l'Empereur; l’autre à la ville de Paris. Celui-là représente d’une manière mythologique cet empire de Thétys où nageaient des dauphins et des tritons aux conques marines, les chevaux de Neptune semblent vouloir s’élancer hors de l’Océan figuré par un plateau d'argent poli, généralement couvert de poussière. Au milieu flotte un navire triomphal, ce navire est l'emblème de Paris.
Et de Froment Meurice, ne direz-vous rien? va-t-on nous demander. Nous dirons que leurs vitrines ont des richesses qui dépassent l'attente; il faut en laisser toute la surprise aux connaisseurs.
Marrel fils a exposé une bataille des amazones en argent trèsfinement fouillé. On admirera dans un autre genre le mattre-aute]l en bronze doré et émaillé que les ateliers de Poussielgue-Rusand ont préparé pour la cathédrale de Quimper.
Fannière frères, ciseleurs et sculpteurs, ont donné de trèsjolis modèles et très-variés; ils excellent dans tous les genres : coupes, boucliers, statuettes, aiguières, bijoux, services à thé, tout ce qui sort de leurs mains a ce cachet d'élégance particulier à l’art français et qui désespère les nations rivales.
Les services à thé, de divers styles, exposés par Odiot, ses remarquables surtouts de table et la fameuse coupe aux ouvriers de Rive-de-Gier (appartenant à M. Petin) sont aussi très-dignes de cette salle si riche. ;
En dehors d’elle, dans la rue de Paris, il y a, sous diverses vitrines, de fort belles œuvres émaillées : coupes, aiguières, miniatures, coffrets, de Robillard, de Dottin, de Rudolphi.
Charles Lepec surtout à des émaux charmants et, chose plus rare, des émaux de grand feu sans bosselures, sans coulage, d’une égalité de coloris parfaite.
Nous touchons à la fin de cette galerie. A notre droite nousavons . la coutellerie qui constitue pour la France une richesse d’environ 20 millions. — Puis la parfumerie, qui occupe une fort belle salle, et en rend le séjour agréable par mille séductions. L'atmosphère y est impréznée de mille odeurs toutes plus suaves les unes que les autres. C’est une des salles où les exposants et les exposantes font le mieux les honneurs de leur chez eux. Prêts à toutes les explications (que ne sont-ils partout de même!) ils poussent les prévenances jusqu’à vous faire présent de petits flacons d’eau de Cologne.
A notre gauche, nous trouvons après les articles de Paris. ta-