‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 13 sur 154 · L.' aquarium humain · texte numérisé non relu

L.' aquarium humain

Qui peut donc demeurer dans cette tour étrange,, la ipemière quL ee présente à nous? Voua,, curieux, qui cherchez à voir à travers les vitres, qui apercevez-vous à la fenêtre? — De Teau. — Oui, c'est bien une énorme masse d'eau qui est Thôte de cette tour. Figurez-vous un. puits vu par dessous. Là séjour/ie un être aquatique, qui a forme humaine, si l'on veut. Cet homme-poisson se sent chea lui,, il se promène, il s'amuse LaLmiièrenidnt. Du reste sou mobilier est là, une table:, un jeu de dominosy. divers ustensiles» La voiliu qui yient visiter les visiteurs, il les salue de 1a main;, il mon- . tre & travers le vitrage sa téte bizarre,, bardée de cuivre, éclairée par des yeux de verre, son corps cuirassé de caoutchouc. Ce costiùne est un appareil appelé scop/iaitdr^; il permet à ceux qui en

1w Ceux qpi azriireMt par le chemin» Û9 ^tfêbvqiinitdiaiii 1» partie

orientais, eC nWt qnPà wmme droit dtevant eus pour aboutir à lâ partie française. Qtiant à ceui qui entrent paa- les portes- Aaqppy 1» Beurdon- ^ayeou Saiaâ>Doininiii.»e, (|i»11s toument à dsoiie.

JJK PARC. — Jjk BERGE. ' 27

flontMvètoB ^ sôjouitier fikirimsèeitres ae skîte dans i^au nos en ^OHfer^ftiieitii isaonvénient: â :8e compose à^vm vêtement dhin seul morceaiii en oeiton tua «n .toile, et fleublé d'nne ésàisae m>aiâie de NMioutcàene. A ce vêtement hn^epméable, qui ne ianeee fne les

mains libres, s^adapteut une pèlerine nélalltque et oneaiqneeii cuivre étamé. Sur le devant du casque sont quatre glaces qui permettent au plongeur de voir de tous cotés, et qui sont protégées contre les chocs par un grillage en fil de cuivre. A l'endroit qui correspomd à la bouche est une espèce de soupape-robinet à laquelle

. le plongeur peut avoirrecôurs pour chasser Tair à l'extérieur quand il m ta Iroe. ii'air méoessam à U ^aspiration e&Et fourni par une pompe à etr^etannvB par un tulhe^qai ae draetaolie an «odié gannhe do OMqn*; eur le (céké draitoBtitai soupape flan» Jioàapper respis6, «l<oelui que la pomipeibainiilTait en troip ^ande abondance. Si l'on regarde du haut de la cuvo où le plon^^rur ée J'tËxpDSBtBon passe la plus grande partie de la journé^^, t mtôl on le voit re>Feiiir à Pair, tantôt on n'est averti de sa présence dans Teau que par les bulles d'air qui se forment à la surface, et qui sont produites parle ieu régulier de la soupape. Cet appareil est employé par ceux qui vont pécher le corail au fond de la mer; mais il est d'une utilité pratique jMen plus grande pour la marine. 11 permet aux marms de boucher tràv-fiiDinpteaQftfiit ne "me id'eau qm se 'déctoe (dans xm ^ navire en pleine mer, de sonder le passage le plus favorable dans un écboiia^ , de retrouver des an<»?e6 légftcées dans las radn mal

• abritées, de dégager Fil éike du navire embasraBBâemniinilienfdes herbes marines. La curiosité publique qui s'égare quelquefois sur des objets de peu d'importance, est bien inspixuèe en fle portant Jur «ne jomnùan d'une utilisé aussi p'atique,

A^fêniÏB respiratoires.

Cet appareil se rapproche beaucoup de celui du plongeur; il consiste en une espèce de bafvte-dMicj«mplî d'air qui se met sur le dos, et qui est en communication avec la bouche par deux tubes ep eaoutûhouc. Ces deux tubes aboutissent à -une espèce de poire

d angoisse qui ferme la bouche bermétiquement et empêche l'air extérieur d'y pénétrer; un pince-nez et des laneitesavtsc imeotore de caoutchouc protègent le nez et les yeux.

L'homme muni de cet appareil n'est pas précisément beau. L'expérimentation que lait l'exposant devant tous, même devant les dames, montre chez lui une abnégation complète de coauettarie. fienpifiQfriiMft, ses JttBBCies et lâ-hotte^'il a B«r*le4se'oenBent ^ ea figure un :aiape6t ^notesoue d'un jmôDBlre, tteLfu^ieft «éonnt :ks Ghinoia. !\Sais amsi accoutre, il pe^it séjoumer impuoéinfiiitgieodant iU) à âOtmiautes dans les milieux irrespirables, opérer ttn savretoge. au milieu de la fumée, descendre dans les fosses d'aisance ou •dmis des ^uito, idaae iee ouiee »i dans tous les londrcàts làmA i^jsi-

LB PARC. — LA fiËRGJS.

mosphère délétère est i >c^d6ater.' Des expériènces ont fiau toas les jours dans un pavillon situé à Pautre bout de la berge, en aval du pont dléna. A chaque instant on peut voir un individu revêtu de cet appareil entrer et séjourner impunément durant quelques mmutes dans un cabinet rempli d'une fumée intense.

Canots de sanYotago.

Ces canots, ^ui ont résolu le difficile problème de rester insubmersibles an milieu des plus violentes tempêtes et sont destinés à aller au secours des navires en détresse sur les côtes de l'Océan appartiennent à la Société centrale de sauvetage sous la protection de rimpératr ice. Leur quille oui est en plomb leur fait toujours retrouver leur centre de gravite, quelle que soit la violence du vent; des soupapes servent à 1 échappement de Teau dont les vag-ues ont pu remplir le bateau, et les deux extrémités, qui sont des chambres à air, lui donnent plus de légèreté et de facilité dans les mouvements. Trente-trois de ces canots garnissent déjà les côtes de l'Océan et leur nombre tend à se muUiplier. L'ingénieuse construction des canots de sauvetage mérite tdutefois moins d'admiration que le dévouement des marins qui s'y embarquent coura* . geusement pour voler au secours de leurs semblables,

I^ous passerons devant plusieurs hangars qui contiennent des canots de plaisance, des pirogues, des youyou légers, une gondole vénitienne avec sa proue armée de deuts et sa cabine sévèrement tendue de noir, un cdijue de Constantinople, bateau long effilé, garni de brocart et de tapis de Smyrne, ^peint et doré avec beaucoup de luxe.

£n nous rapprochant du pont d'Iéna nous arriverons à un vaste bâtiment où ron entend les mugissements d^une énorme macbîne :

Le Friedland.

Sorti des ateliers de la marine à Indret, ce formidable appareil à vapeur a été créé pour mettre en mouvement l'hélice d'un vaisseau cuirassé. Sa force est de 1200 chevaux. Il se compose de 8 chaudières, mais k seulement ont été installées.

Cette force a été utilisée à l'Exposition pour aider les machines hydrauliques qui fournissent d eau la partie basse du Parc et du Palais.

Le volume d'eau que l'appareil du Friêâktnd envoie dans le Paré est de 80 tonnes par minute, soit 5 millions de litres par heure.

Ce qn'H y a de remarquable dans cette destination inattendue d^un appareil préparé pour un navire, c^est qu'elle suppose dans le mécanisme une admirable précision. Des moteurs ordinaires construits pour fsdre fonctionner une hélice dans PeaU| élément ré*

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