‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 14 sur 154 · LB PARC. — LA B£RG · texte numérisé non relu

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sistant, ne sauraient impunément être employés dans l'air, qui n'offrant^ plus de résistance suffisante , abandonnerait Thélice sans appui a ses propres mouvements. De là des soubresauts, des incertitudes, qui useraient promptement la machine. 0 a fallu dans c^e du Priêaland des qualités exceptionnelles de précision pour résister à une pareille épreuve.

Mais le colosse n^accepte pas sans colère cet emploi qui n'est pas le sien. C'est Samson condamné à tourner la meule. Il exhale sa rage en vomissant bruyamment des flots de vapeur et de fumée.

Marine anglaise.

Une exposition bien faite pour attirer l'attention est celle de la / très-célèbre marine anglaise. Son installation au bord de l'eau , comprend plusieurs modèles de la Shames Iron Company^ parmi , lesquels on remarque le Guillaume /«»" construit pour la Prusse. Dénons-nous de la Prusse. Elle organise en ce moment une marine puissante, > si l'on en juge par cet échantillôn.

Un autre modèle qpii mérite mention est celui du Dreadnmghtj vaisseau futur qui s'annonce comme une véritable forteresse auprès de laquelle les Monitor actuels ne sont que de simples redans; le Dreadnought sera armé de douze canons distribués dans six tours.

Enfin un !ife-hoat^ aux formes él 'gantes, nous montre le type tout gréé des canots de sauvetage anglais.

DE Là BERGE AU PARC Tnnnél. — Pont d'acier. — Canons français.

Pour passet de la Berge au Parc nous avons le choix entre deux issues; l'une, en aval du Pont d'Iéna, est un étroit tunnel aboutissant à un escalier et conduisant au Quart OrierUal entre la Salle des Conférences et le Cercle international.

L'autre voie, que nous préférons prendre, nous force de revenir sur nos pas; elle conduit au Quart Français^ en nous faisant passer sous un pont métallique qui sert à relier entre elles les deux parties ■ du quai d'Orsay qu'il a fallu couper.

Ce pont sorti des ateliers de Montataire et de Bessèges repose sur des arcs de voûte en acier Bessemer des forges de Terrenoire. C'est le premier pont à notre connaissance que l^n ait construit en. France avec le métal obtenu parle procédé Bessemer.

Sous l'arche unique de ce pont on reste étonné de rencontrer un appareil formidable d'artillerie. Singulier symbole placé à l'entrée de cette exposition! On croirait l'industrie menacée par la guerre

LE PAAC — OnARS* ERANgAlS.

•W'snnée ntt défense ^tontiie éttwieîbiBs ennemus. — Mais la curia- .:8it6 BMiB récoodlie et snous £mulînue amc tartes kp ttermies. •'Ûn pudonae vàte k easoi» d^mdà, fuuidnNi te ivoU si wmi-

veaux et si tD^éniew. Presque tousmedhargeiBlpirlmoillaM

est un ^crrme, pesant 32000 kilog.^ qui se meut sur un arc de

cercle avec une facilité extrême. Il suffit des faibies efforts de desx hommes pour le faire pivoter à l'aide d'une manivelle de manière .à suivre rapidement les mosjvements des navires ennemis. Plusieurs canonniers de la marine française se tiennent tout auprès pour donner au public des explicatioLs sur ces monstres heureusement silencieux. \

OUART FRANÇAIS.

Nous entrons maintenant dans le Parc. Nous avons en face de nous le lac, le ^rand phare, à droite et à gauche des rangées de pompes hyârwbques.

Ces pom])ds sont Mmar^piables par levr mécanisme, phmenis yar-leur puis8anoe,'et4DéFfleilt-4fii'éii p«le. 9laîs provisodre- . meiit laissons-les derrièrre iious, >8auf à y Tevenir qinmd nous parlerons des machififs du qoart français, ëq ce ntoment tous les yexxx sont pour la haute tour «m tôle fsi 'eiçpei%e lapparéii d^édai' m^e d'Henri Lepaute.

Le grand phare.

Ce phare est destiné à couronner le point, culminant d'un Ilot vbisin de Guemesej^ les Roches-fiQôvm.

Autrefois on construisait des phares comme de simples belvédères, en fiierre ou en briques. Une fois construits on ne les déplaçait plus. Ils devaient rester immobiles comme le rocher qui leur servait de piédestal. Voici cette fois un phare revêtu de tôle et muni d'un escalier en fonte, qu'on a apporté à rKxposition et (^u'^n en remportera, avec la même facilité qu' un chariot de ferraïUes. n se monte et as ^démonte. Et cependant-c'estlnen UDj|(bairede grande ^^iineneioA, 11 a 50 mètres dCe hauteur. Il laut une permission spéciale,|»our }r monter. Celui que tentera cette ascension cookptera deux oant ^im^ihuie marches jusqu'au balcon da Jaianterne. Là on pourra voir de près les ieutiiles de verre au milieu . desquelles doit scintiller penidanl la nuit un feu d'une intensité 4jue n'égalerait pas la réunion de deux mille lampes Garcel. Les éclats que donne cet appareil soat.vi&ibies par le .beau t^JOiffS à quarante-six kilomètres de rayon.

Le visiteur, qui a certes de là-haut une vue assez étendue, ne parviendrait pas à mesurer du regard tout l'espace que peutpareonnr Ponl Iumin6ua4e yo% phare.

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LE PARC. ^ OÎIART FRANÇAIS. Bl

Nous retrouverons plus loin dans Je chapitre intitulé la Partie militaire du Porc, r^xposition du ministère dieia^uoire fit colie dies ambulaiiccfi. ToAianiODS À noire droiir; i

{JSsBpoHdùn partieuliêrê, — Entrée : 50 cent.)

Est-ce Tesprit de dévotion, ou bien l'attrait du fruit défi-ndu qui pousse les visiteurs vers ces tourniquets où il faut laisser cinquante c ntimes? L^intérieur du Palais renferme de bien plus belles choses oonuue orneineD talion rel gieuse , msùs Ik jûu a TavantagB de ks voirir4iitii68»6t à lleur place, ce qui les liit jBiaaz reticynir. Banni in pn&oii^ua'Obiets dignes de lemarqne il faut citôr : laiobake em obis iculpté, iê mattre autel, lu.kntre byzantin, un autel en marbre blanc, quelques sculptures an i/vonetet un joli buffet de sacristie. Mais deux curiosités ont plus que le reste le privilège d'attirer l'attention publioue. L'une est un calvaire breton , monument destiné à ces po. utati' ns à la foi naïve dont il faut frapper It-s regards pour pouvoir toucher le cœur. L'autre, une sainte martyre modelée en cire, qui voit à chaque instant, on peut le dire, une foule d'adorateurs se presser amour d'elle. L'expressbn nue Fartiste lui n donnée n'est peut-être ni Irès-tïélcrte ni très^deade, «nais oVbI jnatement ce igni attire les regards, :et plus d'nn 'visiteur sort en se demanflaot si ce n'estpasJa Maléleine avant son repeirtir. L'objet le plus remarquable que contient l'église est incontestablement l'orgue de M. Cavaillé-Coll, dont il est donné à tous les visiteurs :d'ejstendre diaque jour les jeux sonores et harmonieux.

.Les vitraux.

C'est un art qui a fait d'admirables progrès que celui de la peinture sur verre. Il nous suffirait d'tn prenare à térao.n l'exposition de MM. Manéchal. Leur pavillon contient dès vitraux d'un éclat, d'une finesse, â*une variété de nuances à rendre jalouse la nature. Ib «ont presque trop vivants. Il y a àes portraits d'un relief surprenant. M. Maréchal père s'est aidé aussi de La photograplde gu*il a coloriée et fait vitrifier. Enfin il a osé aborderions plus grandes difficultés de cet art, le contraste des couleurs vives et des couleurs pâles. Deux sujets destinés à M. Yioiiet-le-Dac diront s-il a trioiiu>hé»

La Aiistalleneu

n ne s^agit ici ni d'un procédé nouveau, ni d'une invention ré* cente, mais de la simple rabrîcation du verre, inconnue jgénéralement de kmfiw du j>ubUc-fiit considérée pur loi avec le pins vif .plaisir* Il «a letyours une grande foule pour voir les -ouvriers

32 LE PARC

tirer du creuset un morceau de verre incandescent, lui donner la forme par le souffle, le polir, l'arrondir, le couper, lui ajouter ' toutes sortes d'accessoires tels que pieds, anse, bouchon, et le déposer devenu bouteille, vase ou carafe, devant les spectateurs émerveillés d'un secret si ingénieux aue le hasard découvrit il y a nombre de siècles à des marchands pnénicieDs.

Non loin de là et sur le bord de la grande avenue d*£urope, se trouve le :

Pavillon de l'Empertor

Construction bizarre composée d'une coupole et de deux petites ailes, dont une marquise aux larges bords fait le tour. Gomme il n'est pas permis d'y entrer, les curieux se contentent de regarder par les fenêtres les riches ameublèinents qui le décorent et qui en Tont tout le mérite.

Maisons et cités ouvrières.

Plusieurs maisons d'ouvriers sont exposées dans le Parc.

La compagnie des houillères de Blanzy nous présente un spécimen des 679 maisons qu'elle a fait construire pour les ouvriers ou que ceux-ci ont édifiées eux-mêmes. Elle annonce que le prix de

revient d u logem ent (t errasse et construction) ti e d épnsse pas 2 200 fr . , le prix de location, bk fr. par an. Et cependant chaque logement (il y en a deux dans chaque bâtiment), accompagné d un jardin de 600 mètres carrés, comprend chambres, cave et grenier. La pièce assez spacieuse par laquelle on entre contient: le plan en relief des . travaux des mines de B anzy ; des échantillons de coke, d'aggloméré, de poudingue, de grès noir, etc.; des photographiés rèprésentant les habitations des ouvriers.

Un plus grand intérêt encore s'attache aux cités ouvrières de Mulhouse, dont nous parlent si souvent les économistes.

La construction qui figure à l'Exposition est double : un des deux logements qu'elle contient est habité par une famille et peut se visiter sauf une chambre fermée sous ce charmant prétexte : parce que C enfant dort On a utilisé tous les recoins. La pièce d'entrée sert à la fois d'antichambre et de cuisine, de salle à manger et de couloir. A droite, la porte d'une grande chambre et au fond deux portes, Tune de la cave, l'autre de l'escalier, en spirale, qui mène à l'étage supérieur. Partout propreté, ordre, lumière : le petit miroir traditionnel, etc. Rien oe plus gai que la simplicité naïve qui sert d'ornement a eet intérieur de etime et de travail.

Crèche.

Toutes leâ mères s'arrêteront devant ce kiosque : c'est le temple «de Penfance, c'est le sanctuaire de la bienftisance éclairée et m-

QUART FR^QAIS. 33

telligente . L'ouvrière qui est obligée de gagner sa vie hors de chez elle, n'est plus inquiète sur le sort de son enfant qu'elle était obligée de laisser seul et sans soins. La crèche le garde durant toute la journée, elle lui donne tous les soins hygiéniques et moraux que réclament son âge et son état; la mère peut venir le voir et l'allaiter aussi souvent que son travail le permet; elle ne s'en sépare pas, elle ne fait qae le confier à deif mains plus intelligentes que des mains mercenaires. Gomme on n'a pu trouver parmi les ouvrières employées à PExposition un nombre suffisant d enfants pour former ' la crèche, on s'est contenté d'exposer le matériel ; mais chaque dimanche des enfants , venus des diCférentes crèches de Paris, présentent le spectacle d'un de ces établissements en pleine activité; plus de cent mille enfants en France sont préservés par cette utile institution, soit de la mort, soit des maladies et des mfirmités précoces que le défaut de soins amcno infailliblement chez les enfants, bien des mères sont éloignées soit du vice, soit du crime. Aussi de tant d'idiéps qui ont présidé à toutes les inventions dispersées dans le Champ de Mars, celle-là est une des plus fécondeS| dessins bienfaisantes : dans le berceau de ces enfants, comme dans celm de Moïse, il y a la régénération de tout un peuple.

Société protectrice des aniiiuniz.*

De lu brutalité envers Vanimal à la cruauté envers Vhomme il n'y a de différence que la victime^ dit une des inscriptions gravées sur les murs de ce pavillon, oti sont exposés les appareils servant à rendre moinsnénible le travail des animaux, les inventions propres à améliorer leur sort, ainsi que les ouvrages utiles à la propagation de Pœnvre.' Des bâtons de déchargement pour soulager les animaux au repos, des freins pour Tarrôt instantané des omnibus, des montecôte qui empêchent le recul de la voiture dans les fortes montées, telles sont les principales améliorations exposées aux regards des visiteurs, dont plus d'un se dit à part qu'il serait à désirer qu'on accordât à l'homme (à l'enfant et à la femme surtout), une partie de la sollicitude prodiguée à des animaux.

Kiosque galvanoplastique.

Pendant longtemps l'homme n'eut d'autre agent que le feu pour travailler sur les métaux, qu'il lui fallait péniblement extraire du sein de la terre où ils se trouvaient enfouis. Quand l'électricité lui fut connue, il s'en servit non-seulement pour agir sur eux, mais pour les retirer de sels dans lesquels ils étaient répandus en proportion très-minime : de là est née la galvanopliuttie ; depuis ce jour la dorure et l'argenture a presque partout remplacé rusage des ifstensiles en or et en argent; le perfectionnement apporté à

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ces procédés par M. Roseleur, et exposé dans ce kiosque, mérite ime attention tonte q[»6oia')e. Comme on le sait, les (Agets que Ton

veut TecoirvThr d'une couche de métal précieuï sont plongés dans une dissolution saiine où le métal est « ombiné ot d'où l'électricité se retire pour faire le dépôt, et sont laissrs plus ou moins de temps selon IVpaif SPur qu'< n veut donner à la couche. Ordinaireratnt on avait l'habitude, pendanl le cours de ropérat on,de sortir les obiets du bain, de les peser pour voir s'ils avaient reçu la quantité voulue, inis de les y Temettre, f» qui unisait souvent à la netteté de placage. L'app-rreil Inventé par M. Itoselenr Tient remédier 1 cet'meonvénient. Il a imaginé une balance dans laquelle il met d'nn dtté les fd^êts, de loutre le poids de ces obj^, plus celui qu'on vent leur donner en supplémeirt. Une fois Cf tte limite atteinte, la balance fait basrn'p, l'aiiri ille qui mettait les dr ux courants électriques en c nmnmication reviait à IViir libre, et l'opération est termiute avec une précision mathématique. Tous les visiteurs vont VOIT fond i'^nner cette mav-hine qui est un réel progrès Harw un art appelé à bien d'autres perfectionnements.

A chaque heure du jour les habitants de la Flandre sont agréableblement surpris par le carillon, qui leur a; ^orte comme un bOuv«,nir du pays natal. Dans cl clocher, qui n'a que quelques mètres d'élé- Tituttvse tHm96iii4|us»Ble-lroîs«kGlies, tenaoi^Hlie Misves. Sor un énorme c^rUndre, iiBÎe en nM^reomi p ir «b sÎMple aàsanisme d*iiorlQge,«oot des feiaieft mi soulèvent tenr à tour le aarteau des diverses cloches et piemiisert les airs que Ion entead toutes les fois que sosme JlMure. LaiMBcbe de la reine âortense et le cbcenr de la Lantt Blancàe^ 4&nme2 eors et nm^ettef^! sont les seuls air^^ qui soier t e!;çore pouités. Ce carii on fabriqué en France, est destiné à la calhédra^; de Buffalo en Au érique, ce pays qui a tout à la f Is le caMuemeiii d£s judifins civilisées, ci lè goûl des peuplas eiii^ius.

Ln loin en nmief .

La tour en mines qui se tnmve tootàcdté estleCaiâtasa-^'Eaii de r£x|M»ttioB : c'est eUe qni alûnente les nombreuses machines à vapeur qui fouctionnent dans la partie basse du Champ de Mars. L'intérieur de la tour renferme an réservoir en téle de quatre mètres de diamètre sur c-nq de hauieur, lequel est aUmenté par les pompes puis:siDtes situées sous les hangars du çuai d'Ocsaj, Ai par les curieuses mar.hmi*s du FriaUanà,

X^admiration est une fort belle chose sans doute, mais elle ne "^Tîiit su£âre jp-^mt. ^nr lusiteurs les plus xomaaeâ^iiii^ > ^^uss i

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