‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 28 sur 154 · TURQUIE · texte numérisé non relu

TURQUIE

hrhiis mevofiie ^Hme étitAe êdkciîqne résumant ûboê ukiniodè^ uskpie les trois grandes phases artistiques do PÉ^ni^te.

XJne aliée de spliinx, précédée d'un Pylône^ conduit au temple, à Ventrée duquel se trouvent, suivant Tusaf^e, deux statues assises. Ces statues et les sphinx sont en plâtre mAlangé d'éclats de marbre concassés, connposition qui imite admirablement les tons du granit.

Le Pylône, arche triomphale de huit mètres de hauteur, porte

Sour tout ornement le disque du soleil entre deux vipères, emblèmes a sud «et <do nord. Oe msqife surmonte égalemefnt la porte da tempk, dont m rfemftrqDerft tes toI- ts Hsses; ime légende iûéreg}y|]lhiqtie append atrx initiés que cette jrorte date da temps de Sétî, souverain de la dix-neuvième dynastie.

Le temple, dont la forme est légèrement pyramidale, a vmgt-cînq mètres de profondeur sur neuf environ de hauteur. Il comprend Uffe chambre centrale nommée Sécos et une galerie extérieure, soutenue par de belle*; colonnes massives, emprisonnées dans un second mur jusqu'au niveau du chapiteau, qui s'épanouit en fleur de lotus. L'entablement porte une double tête de la déesse Hathor^ aux DreiDes de vache, surmontée d*irn ëditale, emblème du rôle que joue la déem dans )a trinitô mystérieuse des ^Égyptiens. Les colonnes appartiennent à fépoque ptoHftmalmie et la malti^icîté de 90iBrs ornements indique déjà une époque de décadence.

Les peintures murales du cou'oir nous font remonter au temps de Moï e, tt constatent une civil sntion fort avan ép à une époque où le reste du mon- e Pgure à peine dans l'histoire. Elles décrivent dans tous ses détails une c^mpapne entreprise mille cinq cents ans avant notre ère, par la reine Hatasou^^ contre les habitants du pays de Pount.

La décorâtion dn Bècos nous reporte éncore de plusieurs siècles en arrière; elle est empruntée au tombeau d'un prêtre qui yivait à Memphis sous la cinquième dynastie. C^st un des plus anciens monuments que l'on connaisse, et, chose surprenante, c'est à cette époque antéh storîque que Tm-t égyptien sembl • avoir atteint sa plus haute perfection. Les colonnes de cette salle sont du plus ancien modèle qu'on connaisse, ei leur chapiteau tire sa fenoe du bouton ff-rmé.

Les peintures des stèles sont tirées d'^s tombeaux de deux fonctionnaires de Vandm emptr^, Ti et Phtah-Botep, dont les noms se trotivent flréffleaMsentrépétés.Oes tabieani're pfféDSiiit epflUes soIhmb eniforuntées a la vie 'ormaire» la faMcatîon «a vîn, des œènes de chasse et de pêche, des joutes de mariniers, desitliaiilinnsdeba^ teaix,iieBxnl6rie>urs de basse-onvr^ ete.

Le Jour, qui ne pénètre que par une ouvert«T« assez étroite du toit, donne du relief aux peintures, tout en projcftant dans la salie une clarté vague et mystérieuse.

Le Sécos contiént de précieux morceaux de sculpture, prêtés par le musée de Boulaq; qaelquoHins d'enire eux sont d'une perfection

LE PÂRC. — QUART OKI£MTAL.

rare et datent de six à sept mille ans. On remarquera surtout les deux statues de Chephren^ fondateur de la deuxième pyramide. La première, dans un incroyable état de conservation^ représente le roi dans son â^e mûr ; derrière la tête se tient un épervier, les ailes ouvertes; l'autre peint le roi devenu vieux, Tattitude est moins belle et une jambe est fâcheusement mutilée; les deux fleures sont assises dans la position prescrite par les lois reli* Cpeuses. Deux statues en bois, représentant une femme debout (il ne reste que la tète et le torse) et un homme également debout tenant en main le bâton du commandement, attirent les regards par une perfection de dessin inusitée. Ces divers morceaux remontent aux temps les plus anciens. Plus près de rentrée un joli roupe en serpentine, composé d'un personnage assis et de la éesse Hathor sous la forme d'une vache. £nnn à droite de ce groupe, on ne peut contempler sans admiration la magnifiaue statue d'albâtre représentant la reine Aménlrités, dont la nlle épousa Psammétichus. C'est un morceau d'une élance et d'un fini incomparables.

Deux vitrines, placées au milieu du Sécos, contiennent, Pun des sfatuett'.s et divers monuments de petit modèle, Tautre de bijoux curie iX q ii attii ent l'attention générale, et qu'on a recueillis sur la momie ae la reine Aah-HoUp^ contemporaine, à ce qu'on prétend, du fameux Joseph.

L'art égyptien, que nous venons d'admirer dans le temple de Philœ, sommeilla pendant des siècles après lâ conquête romaine; il renaît enfin avec le Mahométisme, mais transformé; Tarchitec^ ture revêt dors le caractère arabe, et les monuments cb^gent de style, comme TEgypte a cbangé de maîtres.

Le Salamlick.

Le Salamlick ou palais du Vice-Roi nous oflre un modèle de cette nouvelle architecture, aux nombreux pavilions irréguliers, aux portes creusées en niches, aux murs zébrés de bleu et de rouge, aux gracieuses coupoles d'azur et d'or. Deux rotondes en bois sculpté, ornées de vitraux, se détachent sur les faces latérales du

Ï»alais ; l'eflét qu'e'les produisent n'est pas des plus heureux, mais 'ensemble de rédifice est plein de çrâce et de légèreté. La porte . d'entrée est en bois ouvrsygé, garni «L'appliques de métal faites par des ouvriers du Caire.

L'intérieur du Salamlick. q-ui n'est pas ouvert au public, a été meublé avec le plus grand luxe pour servir de pied-à- terre au Vice-Roi, et reproduit exactement l'aménagement de la chambre oh Son Altesse est née.

Derrière les appartements privés , une salle rectangulaire bâtie dans le même stjle a été réservée pour l'exposition scientifique.

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