‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 27 sur 154 · PALAIS DU BEY DE TUNIS. — TUIIQUIE · texte numérisé non relu

PALAIS DU BEY DE TUNIS. — TUIIQUIE

des cabinets oh les baigneurs se reposent et dans Pétuye même un large espace orné de divans ad hoc est rteenré aux exercices des

masseurs. Ici les murailles sont frustes, s ins ornementations , sans niches, sans colonnes ; Tetuve trop étroite n'offre au masseur qu'un théâtre insuffisant, et le pati- nldoit s'étendre leut simplement sur le plancher brûlant La chaleur s'obtient à sec par des courants de cheminée, ménagés dans l'épaisseur des murs; quatre vasques de pierre à robinet de cuivre fournissent Teau nécessaire, et le jour arrive adouci par de petites cloches de verre dii^osées dauns des trous de la coupole.

La llosipiéo*

La Mosquée, construite sur le plan du YéchiUDjami (Mosquée verte) de Brousse, a la forme d'un carré, la coupole octogone se raccorde par une série de losanges aux formes droites du toit qui lui sert de base. A gauche s'élève le Minaret, dont le balcon et la flèche de sine terminée par nneroissint dominent nm'estueiisement l'édifice et semblent appeler les croyants à la prière.

La façade est d*un heureux elfot; terminée par deux pavillons circulaires jenhois treillissé, elle est coupée au milieu, dans toute sa hauteur, par une norte gracieusement évidée en forme de niche, ornée de riches moulures et encadrée de versets du Coran. La première pièce est le vestibule, où les fidèles déposent respectueuse^ ment leurs chaussures; les Européens, qu'on admet quelquefois^ l'heure des prières dans les contrées les moins fanatiques de la Turquie, ne peuvent jamais dépasser le seuil de cette eutrée ; c'est de la ou on peut, dans les Tësis, assister aux curieux exercices des derviches.

La Mosqnée proprement dite est une salle carrée au fond de laquelle on remarque une nîchn dorée, bordée comme les fenêtres de briques émaillées; c'est le Mihrab tourné dans la direction de la Mecque, et indiquant la place de VImam. A droite est une espèce de chaire, petit pavillon pointu en bois doré; c'est le Mimber^ d'où rimam fait aux fidèles la lecture du Coran.

La religion de Mahomet ne perme ttant la reproduction d'aucun être animé ou inanimé, les murailles n'offrent aucune image; le nom seul d*Allah et des inscriptions du Coran se détachent en lettres d'or sur le fond rouge et bleu des murs et de la coupole.

Les deux pavillons de la façade ne sont pas seulement un orne* ment, mais bien une partie indispensable de la Mosquée; dans l'un se trouve la fontaine aux ablutions (^Zébil), dans 1 autre sont le.a horloges (Mohakit) qui règlent V heure vraie de la prière.

Telle qu'elle est, la Mosquée du parc présente un ensemble des plus agréables; on pourrait cependant regretter que l'échelle de réduction n'ait pas permis, pour conserver les proportions exactes du Yèchil'Djami^ de donner au Minaret une plus grande élévation;

ô4 US PARC. OUART ORIENTAL.

en réalité, le Minaret de Brousse domine le temple d'nne hauteur de deux cents pieds, et rien n''est plus^^cieux que cette imçaense flècke, dom la p^iAe ùIdb éfinoolle an mMI.

L'Église xomaai&e.

Après la Mosquée turque» il faut citer la petite Ég&9$ voiMMine, dont le modèle est tiré de la cathédrale d^Ardjisch,

L'édifice est carré, surmonté de trots petites tours inégales^ dont deux sont en spirale et percées d^ouvertures obliques. Le portique, orné de croix grecques, est sopporié par quaire piliers, dont la pekilure imite des colonnes torses; à rintérieur, quatre autres piliers soutieùuenl la coupole du fond; les fenêtres rectangulaires sont ricbemeiÉt scoàplées, «t dies peintures aux toAs édlatants couvrent les muTs.

Le styre est byzantin; mais ï^9Xi grec, en se transportant sur les rim^u Danobe, s'est alourdi; le voisinage de l^^rtTusee se ùàt dérfà sentir, et le monumént manque de grandeur. Lit encore la réduction semble eiag;6pée; on ae pent pas «Itadm degnauds effita d'une salle en miniature.

L'Égale, qui de nos jours, gr&ce'à Tintelligeiite imÛaÛTe de ses vice-rois, sW placée à la tête des nations orientales, a voulu se montrer/digne du rmg qu'elle a conquis. Son exposition n'est pas seulement une des plus somptueuses du Parc, c'est la plus complète et la plus instructive. On a fait à la science la part du lion, mais on n'a rien né^Higépour que la beauté des formes extérieures et de la décoration accrdt «l'intérêt scientifique de tout le charme du pittoresque.

Lliisteîre é^^ptienne se déroule toiA entière âaas ces quatre édifices qui se disputent l'attentâon du visiteur: le Temple représente la période pbaraonesque et l'ère des Lapides; le Sêlamliky la période intennéoudre ou l'ère des RaUfes; VOkel et la petite moison voisine nous montrent l'Égypte actuelle. On |>eut ainsi suivre pas à pas les vicissitudes de cette étrange civilisation, la plus ancienne du jzionde et dont i'oriigine est encore un n^stère.

Le monument qu^on appelle qwel^qn-efois à tort Temple d'Edfou est en partie copié sur le Tewvfk de ViMiM à ^ïûàm^ dm reste, *cW

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