‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 45 sur 154 · FRANGE. — MATÉRIEL DES ARTS LIBÉRAUX · texte numérisé non relu

FRANGE. — MATÉRIEL DES ARTS LIBÉRAUX

bletterie, maioqninerie, vannerie, etc. , des appareils de chaiiflàQtt et d'éclairage et enfin l'horlogerie, qui n'est pas la moins curieuse des industries, tantôt par ses prodiges de précision, tantôt par ses combinaisons variées, et aussi par son alliance perpétuelle avec les arts qui s'efforcent d'embellir ou de dissimuler le mécanisme de ses ressorts. L'exposition des horloges serait donc à visiter, mais elles nous rappellent que l'heure s'avance; et nous avons encore tant à parcourir !

OALBRIB DU MÀTÉRIBL KT VES imiCATIONS DES ABTS UBÉRAUZ

mn^iie, imprimerie, papeteirie*

Reprenons-nous notre point de départ habituel, le grand vestibule? Nous voyons à l'entrée de la galerie II, sanctuaire des arts libéraux, deux magniâques reposoirs, symétriquement disposés à droite et à gauche. .Ce sont les maisons de librairie de M. Haehette et C*, et Marne de Tours qui ont installé sous ces tentures leurs éditions les plus luxueuses : le Do» QuichoUe^ le JkuUe et WBihU de Gustave Doré.

Nous n'entreprenons pas de citer tous les noms dont la librairie française s'honore Ce qu'il importe de constater c'est qu'aucune nation ne fait mieux et que rien n'est injuste comme le préjugé qui met nos livres au second rang. S'ils laissent à désirer parfois sous le rapport de l'élégance, s'ils sont imprimés sur papier médiocre, et revôtus de trop modestes reliures, on oublie qu'alors leur supériorité est dans leur prix; ils dépassent en bon marché tout ce que pourrait fournir (réqnivalents l'Angleterre ou PAlle* magne. Mais quand il ne s*agit plus d^édilions populaires, quand il faut tout sacrifier à Tart, au goût, au luxe, c'est alors un autre honneur que nous revendiquons : celui d'avoir les meilleures exécutions typographiques, les plus belles iUostrationâ, l'ornementation la plus finie et la plus artistique.

La lithographie, on Ta dit depuis longtemps, est un art français par excellence ; on peut se convaincre de la^ vérité de cette proposition en examinant parmi les produits de Timprimerie Lemercier, les lithographies de Leroux d'après Decamps, Delacroix et les autres maîtres modernes. M. Goupil a exposé un cours de dessin ' d'après les maîtres qui mérite une mention particulière.

Vimprvmriê impériak doit être citée la première quand il est

t. On comprend quil nous est difficile de parler de nos] éditeurs, Ch. Delagrave et C*. Bornons-nous à dire qu'ils occupent dans cette classe 6 plusieurs vitrines (première salle à droite), et plusieurs vitrines aussi dans les classes 89 et 90 (groupe X), et qu'ils ont obtenu une 1" médaille d'argent et une médaille de bronze.

LIBRÀIjEOE, PÂPETBRIB, ETC. — PH0T06RÂPHIB. '97

question de typographie. Elle doit cet honneur^ non pas à sa situation officielle, mais à la valeur réelle de ses produits; le tableau des principales formes graphiques employées par les peuples anciens et modernes, y compris les hiéroglyphes égyptiens ; la carte géologique de la France, qui peut, croyons-nous, supporter la companlaoïi avec les spécimens de la cartographie allemande.

Une Gorîease collection : la suite complète des timbres-poste de r£mpire, de M. Hulot.

A moins d'avoir des semaines entières à dépenser on des études tout à fait spéciales à faire, qui entreprendra Vexcursion à travers la papeterie, et cependant ses produits très-remarquables sollicitent Tœil de toutes parts. Il y a là des registres de commerce ornés de cuivre et môme d'argent qui font espérer qu'on n'y consignera que des bénéfices; des papiers de toutes couleurs si engageants qu'il semLblô qu'un chef-d'œuvre doit y être facilement écrit au courant de la plmne. Les pays étrangers sont nos tributaires ponr les couleurs a l'huile, les pastels, les toiles et la brosserie employés dans les arts. Nous allons môme aujourd'hui attaquer l'Angleterre sur un terrain oi^ elle a longtemps triomphé seule, celui des couleurs à l'aquarelle. Voir les produits éclatants de MM. Haro, Paillard et G». Les mivquettes pour peindre les draperies et servir de modèles se perfectionnent: il y a surtout un groupe de Bonel qui donne avec aisance tous les mouvements désirables.

Photographie.

Plusieurs nations ialonses contestent à la France le génie inventif. On lui accorde une rare facilité pou^ embellir et perfectionner, on lui refuse la puissance de concevoir et de créer. Les

Anglais revendiquent l'invention de la vapeur. Mais que diront-ils du daguerréotype? Ils sont bien forcés de concéder à des Français Niepce et Daguerre, l'honneur de cette découverte qui rayonne au- < jourd'hui sur le monde civilisé. L'idée française a fait son chemin, elle est devenue partout l'auxiliaire des arts, de l'industrie, de la science; l'archéologie Papçelle à son aide pour la reproduction des monuments les plus lointains; comme ceux de Plnde (voir Pexposîtion anglaise dePhistoire du trayail), Pethnogjraphie, pour, rap* prêcher les types les plus divers des races humaines, ceux des nègres de la G afrerie (portraits qu'on a placés dans ùn chalet du Parc), ceux des Mongols, ceux des Esquimaux, ceux des peuplades océaniennes. La photographie, sur les cimes les plus élevées des glaciers, comme dans les climats les plus brûlants de l'équatcur porte partout le nom de la France. Mais ce n'est pas seulement par raison de patriotisme que nous lui devons notre attention. Se;s résultats • sont merveilleux, ses progrès aussi. Comme nous sommes loin de 1824!

Les premiers essais de Nioéphove Niepce en 1824 se trouvent à

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