FRANGE. MUSIQUE. — ART MÉDICAL
des autres. Au milieu de toutes ces notes entre-croisées que les essayeurs lancent à la fois il y aurait du mérite pour un simple amateur à distinguer qui peut prétendre à la supériorité. On l'accorde cependant généralement à la France. On convient que de tous les pianos exposés dans le Champ de Mars, aucun ne peut lutter pour la beauté et l'égalité du son avec les Pleyel et avec les Erard. L6B]^o»ôtnaigeps ont beaur déployer m grand Ime dans leur env^bpiM' extéiieim, ils sont "ViEyûcvs indina sur 09 points al deux pianos appartenant Vva à M. Erard, l'un à M. Henri Herz, du prix de 32 000 francs chacun, font la juste admiration du public. Parmi les autres instruments de maûqne on: jf^vat snrtont citivr œox de MM. Saxe et Gauthrot.
Mais des instruments à manivelle, qui peuvent au choix servir de piano aux artistes, ou d'orgue de Barbarie aux patients, et qui permettent aux dilettanti d'entendre de la musique môme en Pabsence de musiciens, voilà forcément ce qui devait avoir les faveurs dalalbalo>.
IPmt lmt mé^odes d'dnseignennat mnaicali, U firat pavlerdoi tal^èQ» mobile de M. Kraram, à Pldde daqnel les élèvas apipren»^ nent trèa-facilement k eonnattre la oonstitution de la gamme par
intervalles diatoniques^ chromatiques, et enharmoniques ; des tableaux de lecture musicale dus à M. Édouard Batiste; du clavier déliateur que M. Joseph Grégoire a inventé pour les jeunes étudiants dans l'art du piano; et enfin d'un loto musical à l'aide duauel les enfants apprennent sans peine et avec plaisir la science si oifficUe de la musique.
Art médical.
Les hommes spéciaux visiteront avec plaisir la classe 11 qui contient les instruments de l'art médical ; 1 exposition française en ce genre est sans aucun doute la plus complète qui existe dans l'enceinte du Palais , et les médecins de tous les pays reconnaissent la supériorité des instruments sortant^ de chez MM. Gharrière,.Luer et Mathieu.
En face de lacoutellaiieichirargique, figurent les appareils da . birins: et non loin delà Texpoeilion des appareiila dentela.
Le dentiste Preterfe ex]^se une belle collection de rfiteUenk. H sera l'idole des femmes qui veulent atairnn beau sourire, des gourmands, à (jni il rendra la force de eroqpoer des dragées^ des bavards enfin, car il promet des mâchoires qui feront parler.
Ne fuyez pas la vue de ce cheval couché, de tous ces corps mis au vif. Ces pièces, ainsi s'exprime la science, ces membrures dénudées, appartiennent à l'anatomie élastique du docteur Auzoux, dont le nom est aujourd'hui européen. Les inodèles sont composés de morceaux solides qui peiiTent aisément se monter et se démonter, et a'enlBTBr ub kvmmom. dena tmaTéfMble diBseetion^
100 MATÉRUEL iuT APPLICATIONS DES ARTS LIBÉRAUX.
Instromentt de précision.
Une merveille, c'est Varithmomètre ou machine à calculer de M. Thomas, de Colmar, au mo^en de laquelle les personnes les moins familiarisées avec les chiilres peuvent faire des opérations très -compliquées. Que penseraient les Chinois de cette invention ? eux aiment mieux faire agir leurs doigts <}ue leur tète, et qui depuis longtemps confient à des machines le som de calculer pour eux.
Instruments de physique, etc. — Beaucoup de ces instruments très-savants sont là, oisifs, les bras balants; eux, qui pourraient causer de si vives surprises, s'ils montraient leur savoir-faire, s'ils fonctionnaient « seulement un tantinet, > ils en sont réduits, immobiles sous leur carapace de fer et de cuivre , à n'étonner le public que par leur forme bizarre.
Gomhien de visiteurs en passant devant la gigantesque bohine de Ri^mkorff oii s'enroulent 150 mille mètres de iils de laiton, songeront-ils qu'elle peut produire des étincelles électriques longues d'un demi-mètre ; bientôt la foudre, si cela continue.
Et ces télescopes, dans lesquels on ne regarde pas? c'est dommage. Au lieu des planètes, ce sont eux que Ton regarde, et encore avec la pensée unique chez plus d'un visiteur, de s assurer si c ces grands tubes » ne dépassent pas en grosseur les canons prussiens.
LE anouPE X.
On a beaucoup parlé du dizièitte groupe ; on a en raison. C'est une des plus nobles idées que FExpositioD puisse féconder que celle de pourvoir à l'amélioration morale et physique des classes populaires, c'est un sérieux appel à la sollicitude de tous.
Ce groupe a pour objet de mettre en lumière tout ce qui peut servir à relever, à fortifier la condition des travailleurs. Il comprend l'enseignement, l'alimentation, le bien-être accessible à tous, la grande question des logements à bon marché, des cités ouvrières, les institutions créées par les chefs d'industrie.
Ainsi comprise , l'idée de cette exposition, à peine ébauchée en 1855 sous 2e nom de classe d'économie domestique, est une innovation qui fait honneur à l'année 1867. N'est-ce pas un devoir, une loi pour l'humanité de viser sans cesse à se perfectionner, d'auo*blir et d'égaliser pour tous les conditions de l'existence ? Quel serait hors de là le sens des expositions universelles? A moins de mentir à leur idée philosophique, elles doivent être comme un inventaire général des moyens dont dispose chaque nation pour augmenter la prospérité générale et étendre à tous le bienfait des progrès accomplis. . .
Les expositions jusqu'ici semblaient encourager de préférence les