LE PORTUGAL
LA IMiteE. .
Jadis (il y a longtemps), c*était cependant la reine des arts!
Il nous est venu peu de tableaux du Banemarky et mtae dans ce petit nombre toat irest pas peintnre d'6)ite.
Le CbfiâS'AlajKanl d'ExTMSti; VEmharras du choix^ scène de joueuses de cartea^ sont deux tableaux qui attirentpair leur gaiilé.
On regarde encore mais on n'admire pas : ,
Le Samson tournant la meule^ par Bloch.
Une grande vague d'un vert transparent entre un phare et un vaisseau couché par la tempôte, le tout catalogué ; Lever du soleil à Skagen^ par M. Soerensen.
En revanche, un Coucher de tokU dans Us landee de Flffndêno en JMmd, par KiJKfelMMOW.
Enfin ces tableaux à touche mâie md scortaol, on ne le croirait jamaiSi dapàceau d'une tame^ Mme Jerichau : nn Matelot Danois, sauvant m miXmt dans une UsBfiétt. Un Jfaufra^ lor laeêUéu JuUand.
148 QALBRIB DES BEAUXrARTS. SUÈDE
< SUiOL
Ce qui apparaît de tons côtés dans le territoire de la Suède et ce qui noua y retiendra, ce sont les scènes d'intérieur qu'affectionnent, d'une prédilection toute nationale, les peintres de ce pays. Il y fait froid outre mesure, dans ces contrées neigeuses; l'habitation, refuge que la famille quitte à peine, devient plus qu'un foyer, c'est la patrie même. Par ce caractère l'exposition suédoise
Présente un intérêt de plus : à côté de l'étude artistique, l'étude e mœurs : en visitant ces humbles demeures, embellies de poésie, nous pourrons en même temps compléter les notions qae nous avons acquises dans le Parc ou dans le Palais sur la Suède, sur sa physionomie, sur ses costumes èt ses usages. Nous Pavons vue par ses détails matériels, le corps va s'animer, c'est maintenant sa vie même que nous allons surprendre dans ces révélations de la toilc^. Un de ses meilleurs peintres, le meilleur peut-être, M. Fagerlin, s'est attaché à suivre le paysan, le pêcheur du pays sous sa chaumière, parmi les siens. Introduit partout en confident, il nous fait assister, avec lui, même à 2a Déclaration d'amour; môme à la Demande en mariage ; même à la Sc^e de jalousie^ dont il a fait un tableau charmant entre parenthèses. Les physionomies ont une vraisemblance naturelle, les expressions de ces jeunes Suédoises, une grâce exquise» firanche, sains mssimulation. Nous sommes véritablement leshétes de ces honnêtes paysans qui nous ouvrent ainsi leur cœur etleur foyer.
Ce genre oh excelle Fagerlin est familier à plusieurs autres peintres. Jernberg, lui aussi, a donné une Demande en mariage ; NoRDENBERO, les Codeaux de noces. Il sera intéressant de rapprocher le tableau de Wallander, Jeune fille de Sudermanie effeuillant une marguerite^ du môme sujet représenté par des mannequins en cos- ^ tûmes, dans la section suédoise du vdtement.
Ne quittons pas la Suède sans parler du principal tableau: un IncmaU dans le Palais royal de Stockholm^ Je l** mat 1697 , par HoiCKBRT. Le jeune cavalier, à tête chevaleresque, qui conduit et rassure la douairière effrayée, n'est autre que Charles XII, tout nouvellement roi, et dont le sang-froid se révèle déjà.