‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867 suivi d'un indicateur pratique des moyen de transport, des prix d'entrée, etcChapitre 85 sur 154 · PAYS-BAS · texte numérisé non relu

PAYS-BAS

L'unique salle des Pays-Bas présente des séries d'objets fort remarquables en un espace très- restreint. A part quelques reliquaires, quelques bois sculptés, entre autres un engagement do cavaliers fi ançais et hollandais au dix-septième siècle, c'est surtout la vie d'intérieur et de famille qui se révèle par mille ustensiles confortables et de bon goût, pincettes, mouchettes, etc., et par les vaisseaux les plus rariés de la célèbre fatence A îklft^ qui tous, il faut le dire, apparUennent à un amateur distingué de Paris, M. Denunin.'On y remarque de beaux spécimens monochromes et polychromes : comme les copies sur plaques de faïence des tableaux de Van der Meer et de Jean Asselyn ; le violon de faïence émaillé bleu, celui peut-être du roman de Champfleury; ennn le Masque en terre cuite au stathouder GuiUnume le Taciturne (1533).

Un beau cabinet est encore k signaler, chaque petit panneau contient une scène rajeunie de la vieille nistoiré de Penfant prodigue (xvii* siècle).

La vie communale et les corporations occupent dans Texposîtion des Pays-Bàp Pimportance qu'elles occupaient autrefois et qu^elles occupent encore aujourd'hui dans ce royaume. Ici c'est une série de bâtons d'huissiers des villes hollandaises, Nimègue, Groningue, etc. ; là le bâton d'argent de la Corporation des cordonniers de Nimègue. En haut sont suspendues des cornes à boire d'un usage impossible, ces vidercomes qu'on donnait en prix aux

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confréries d'archers et d'arbalétriers ; quelques-unes sont toutes chargées de médailles des dorseptième et dix-huitième sièol^g, rappelant des victoires.

AUTmm.

Autriche nous a envoyé des souvenirs splendides des pompes

impériales, nous voulons parler de cette série de vases des seizième et dix-septième siècles, en cristal de roche taillé, appartenant au trésor de Vienne. Ici il n'y a rien à signaler particulièrement: tout est beau, magnifique. Plus loin, les anciennes porcelaines de Vienne à décors savants et à couleurs vives. Ce sont de véritables tableaux ; m ^is tout cela, il faut le dire, manque de

foût» il est d'une loordeur qui rappelle les mauvaisesi époques de. èvres.

La g[alerie de g:auclbB est à elle seule une histoire du travail eQ Hongrie. Lh aussi nous rencontrons au début les haches en pienre et bronze, et la seille en bois et bronze que nous avons déjà signalées en France ; puis viennent des bracelets et des colliers de la période romaine ; un centaure de bronze jouant d'une sorte de tambour de basque tandis qu'un homme accroupi sur son dQS^oue de la flûte : cette pièce a un aspect tout étrusque. . Les bijoux affectent, en générai, desfonnes^ orientales.

A droite, armes et armures des seizième, dii-septième et dixhuitième siècles d« la collection impériale de Vienne. — Arquebuses dont plusieurs fort remarquables. — Casques et boucliers ornés de bas-reliefs. — Arbalètes à rouets ; et enfin un éventail de ces pistolets massifs dont on ferait aujpurd'hui des canons.

L'Espagne a fait aussi ses efforts pour être complète; son histoire x^iroîtlfe est indiquée par des objets en sîIm toowôs dans des çTottes, fouillées il eet vrai par notre compatriote M. Lartet ; la domination vonMiine, par de curieux vestiges a^jqdeitation dans les mines. Bngias et baames ou ^aaâm éeslinée à monter le ■uneiwi au jour.

La période arabe et chevaleresque a fourni une épée et une cotte de mailles; armes, dit-on, du Cid Campéador^ retrouvées dans un couvent de Burgos en 1838. — Magnifique harnais de cheval que montait Mahomed en 1321, au siège de Castro el Rio^ dépouilles opimes eulevéeS' par le comte Fernand I^uôez.

Ctdleolionr de léduetieMr en stac de moreenix d'arehitectnre de PAlhmbra, par doa Rapbaél CkHstreras, de Gtenade.

La puissance nMurilîni»det*^pagne au quinzième siècle apparaît daM deœc cartes curieuses de la Sicile et de l'Afrique. Ilsemhl au preniier abord ^*il j a dsM- la carte da l'Afrique eMnmÊ un

pressentiment de ce système de lacs intérieurs qui remplissent ce continent et ^ue viennent de faire conaaitre les vojrages récents de Speeke, Livingston et autres.

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